Articles J.O. - Mauvaises habitudes, les troubles du comportement

La coprophagie, le chien qui mange ses crottes

La coprophagie, un problème surtout pour le maître, avec des causes médicales ou comportementales...

LA COPROPHAGIE  CHEZ LE CHIEN
Le chien qui mange des crottes, un problème surtout pour le maître, avec des causes médicales ou comportementales.

Joseph ORTEGA

            Définition
Ingestion (phagie) des matières fécales (copro), les siennes ou celles de ses congénères. On peut dire également « scatophagie ». Le risque, c'est la transmission de parasites par léchage, sinon si pour le maître c'est très désagréable, pour le chien cela ne l'est pas !
           
Coprophagie naturelle :
Chez certaines espèces comme les rongeurs et les lapins (animal coecotrophe), c'est une obligation pour récupérer des nutriments importants (vitamines du groupe B) qui ne sont pas absorbés par le tube digestif lors du premier passage.
On doit différencier l'animal qui mange ses propres crottes, celui qui mange celles de ses congénères et celui qui mange celles des autres espèces.

Les canidés sont préparés génétiquement,
L'ingestion peut être normale dans certains cas
            La mère pour garder le nid propre
            Le chiot pour reconnaître l'environnement et pour faire sa flore intestinale, jusqu'à l'âge de 6 mois environ. Si chez le chien adulte l'acidité gastrique peut détruire les bactéries nocives, chez le chiot et le chien âgé le risque existe. La coprophagie semble toucher plus particulièrement les sujets d'un âge moyen de 2 ans (tout comme les troubles du comportement qui y sont souvent associés).
            Il peut également avaler les crottes de mouton, vaches, lapins, cheval comme complément nutritif (ce que fait son ancêtre le loup, qui par contre, ne mange ses crottes qu'en milieu confiné comme le zoo) ou par trouble alimentaire (Pica).
Certaines races sont plus sujettes à la coprophagie, comme les chiens nordiques, par déficits en amylases qui permet la digestion de l'amidon.
Un chien adulte normal n'est pas attiré par les excréments des autres chiens, sauf pour y lire le message olfactif des phéromones qui lui permet de découvrir la carte d'identité  du congénère (sexe, statut hiérarchique, etc.). Il évitera, par exemple, de se coucher à un endroit où il y a une crotte.

Les causes favorisantes

Par imitation :
Chiens en chenils ou chenils mal nettoyés : imitent les congénères, ou concurrence alimentaire (la vitesse d'ingestion donne une mauvaise assimilation).

Mauvais apprentissage de la propreté chez le chiot.
Imitation de la mère ou d'un autre chien coprophage à l'élevage, éleveur qui ne veille pas à la propreté et qui ne sort pas les chiots régulièrement. Séparation précoce de la mère. C'est lors de la socialisation primaire qu'il apprend les contrôles comme celui de la morsure ou de ses sphincters, en même temps qu'il trouve un équilibre avec le milieu sans en avoir peur (homéostasie sensorielle).
A 3 mois il peut se retenir 4 heures, à 4 mois 5 heures…Surtout ne pas laisser les crottes lorsqu'il est seul, même si c'est naturel qu'il mange des crottes, cela peut devenir une mauvaise habitude.
Surveiller : il tourne en rond, il flaire, il gémit, il s'accroupit. Je le sors immédiatement et je le félicite lorsqu'il fait.
Le sortir : au réveil, après le repas (réflexe gastrocolique), après une activité comme le jeu, avant le coucher.
Donner des repas à heures fixes.

Parasitisme intestinal :
S'il n'est pas vermifugé régulièrement, une mauvaise digestion entraîne une mauvaise absorption des glucides, lipides, protéines. Les parasites responsables : helminthes et protozoaires. Les pertes sanguines contenues dans les selles, dues à l'atteinte des muqueuses, attirent les chiens.
Attention à l'hygiène dans les chenils : locaux, matériel, conservation des aliments.
Faire une coproscopie pour les identifier et cibler le traitement par vermifuge : ankylostomes, trichures, ascarides, Giardia.
Dans les selles on trouve normalement : eau, azote, ammoniac, urée, cellules intestinales, poils, minéraux, glucides…

Contamination
En ingérant des crottes anciennes, par exemple lors de promenades, il y a un risque de contamination virale, d'intoxication par des bactéries, des champignons…

Déséquilibre alimentaire :
Défaut d'apport : ration insuffisante, changement de nourriture, manque de lipides ou de protéines
  • Défaut d'absorption : fibres, matières grasses, amidon
  • Défaut d'utilisation
  • déficit en vitamine B1 : trop de protéines ou de glucides. Donne  amaigrissement et retard de croissance et troubles nerveux = Levure de bière
  • déficit en minéraux et oligo-éléments : léchage des murs, ingestion de cailloux, de terre. d'herbe C'est le « Pica » imputable souvent à une gastrite chronique. (Irritation de l'estomac, fermentation microbienne) avec prédisposition à la torsion d'estomac.
  • Excès de glucides : ration avec trop d'amidon ou céréales (pain, pâtes, pomme de terre) = ajouter des protéines (croissance, lactation, travail)
  • Manque de digestibilité : aliments de mauvaise qualité (trop de collagène, mauvaises cuissons, plumes, tendons, etc.). Donne des crottes putrides qui attirent les chiens.
  • déficits enzymatiques : insuffisance pancréatique, hépatique, biliaire. Donne des selles avec des éléments non digérés, jaunes, huileuses. On trouve un amaigrissement et un poil terne. Traitement aux enzymes pancréatiques qui fait cesser la plupart du temps la coprophagie.
  • Additifs industriels : mal digérés
Normalement avec une alimentation correcte en produit sec, pour 100g ingérés on trouve 40 g environ de selles.

Comment corriger ?


Le vétérinaire
On commence par la visite vétérinaire pour identifier l'origine du problème : Type d'alimentation, déséquilibre alimentaire, déficit enzymatique, parasitose... Si on prend l'exemple de l'insuffisance pancréatique (chiens nordiques, Bergers Allemands), elle peut être congénitale ou acquise, suite à une pancréatite. On trouve une intolérance au gluten chez le Setter irlandais.
Le traitement est adapté au niveau diététique ou médical, avec, un complément alimentaire, le changement de nourriture, la prise de médicaments ou de vermifuges, etc.

Le comportement
Après les examens, s'il ne s'agit pas d'un problème médical on peut évoquer un problème comportemental.

Attention, il est possible que la coprophagie ne concerne que les crottes d'un seul individu (consommées par tous les chiens du chenil), par exemple si celui-ci a une insuffisance du pancréas.

Rechercher la cause

On questionne le maître sur les circonstances des repas (heure, lieu, présence d'autres chiens, façon de manger…) ou sur les éventuelles modifications du milieu (arrivée d'un bébé ou d'un autre chien, changement de résidence, divorce, etc.  Remplir la « Fiche d'évaluation comportementale J. Ortéga », avec les maîtres. On pourra faire émerger une cause probable : troubles anxieux, trouble du développement (Hypersensibilité-hyperactivité), maître trop rigide ou trop laxiste, ennui, frustration, stress...
En général, le fait de manger les crottes est associé avec des stéréotypies (mouvements répétitifs), des activités de substitution (comportement qui n'a pas lieu d'apparaître), automutilations, aboiements.

En cas de coprophagie par imitation (effet de meute), on doit rapidement isoler l'individu qui en est sujet.

En cas de stress, ennui, anxiété ou de concurrence alimentaire, il suffit de modifier le milieu ou de séparer certains individus.

On peut avoir recours au DAP (Phéromones d'apaisement), fleurs du Dr Bach, homéopathie, pour calmer une angoisse.

En cas de surconsommation (manger vite et beaucoup, par stress hiérarchique ou situationnel), l'accélération du transit donne des selles avec des nutriments non digérés, donc appétantes. Modifier la situation, répartir la ration en plusieurs prises, mettre une grosse pierre dans la gamelle, déposer les croquettes au sol, pour ralentir l'ingestion, selon le cas. Attention, surtout pas de nourriture à volonté !

Choisir un produit alimentaire de qualité, très digeste, riche en fibres.  On tente cde diminuer la palatabilité (attirance) des selles. Eviter les restes de table et les friandises avec beaucoup d'hydrates de carbone.
Les produits  industriels secs sont préférables à ceux humides ou semi-humides. Donner des rations légères en deux ou trois fois.
Un aliment à haute teneur en fibres donne des selles très sèches.
Les rations avec beaucoup de protéines et graisses semblent  ne pas convenir, choisir des aliments allégés (selles moins attirantes).
Certains produits peuvent diminuer l'attrait des selles : For-bid® (poudre de gluten de blé et glutamate de sodium), Deter® (protéines végétales, vitamines B1 et extraits de piments), Copronat (spray à base de Yucca, à pulvériser sur les crottes).
Attention à l'excès de glucides qui donne de l'amidon dans les selles (très appétant pour un chien).

Surveillance : on retire immédiatement la crotte dés quelle est émise.

En promenade, on met une laisse ou une longe de 10 m pour pouvoir le contrôler.

Pénaliser le mauvais comportement par un stimulus aversif : collier à air avec déclencheur à distance, pistolet à eau ou jet de graviers. La punition doit être systématique (à chaque fois qu'il le fait), sinon on aura du mal à corriger. Dans mon expérience de formation des chiens-guides d'aveugle, c'est la hantise des éducateurs, car comme le maître ne peut voir ce que son chien fait…

Rendre la crotte désagréable : ammoniaque, poivre, Tabasco, piment, moutarde…
Saupoudrer avec un produit attendrisseur de viande Adolph's (sel, sucre, amidon, extrait de papaye).
Pratiquer l'aversion gustative,  un mécanisme naturel qui permet aux animaux de sélectionner leur nourriture de manière instinctive, en mettant un vomitif puissant (ipéca, apomorphine, eau oxygénée, sel, chlorure de lithium) dans la crotte afin qu'il soit malade et associe son comportement à du désagréable.
Ajouter de la levure de bière  (Vitamines B), de l'ail, des graines de citrouille, des pastilles de charbon ou de l'ananas frais dans l'alimentation afin que les selles deviennent désagréables.

Donner un yaourt tous les deux jours.

Homéopathie : vaporisateur avec Calcarea carbonica, Sulfur iodatum, Sulfur.

Faire sortir l'énergie : plus de promenades et de jeux en milieu inconnu, donner des jouets à mâcher à la maison  ou un Kong, des jouets distributeurs de croquette si on les manipule (tics du cheval en box).

Ne pas nettoyer devant lui, pour certains chiens c'est le moyen de requérir l'attention.

Ignorer la coprophagie si elle a lieu devant nous et ne pas le punir physiquement sur le fait (la punition doit être indirecte, l'homme n'est pas associé à celle-ci). Sinon on renforce le mauvais comportement, il préfère être battu qu'ignoré. Dans tous les cas on ne punit pas non plus a posteriori, lorsqu'on s'aperçoit de ce qu'il a fait.
Certains auteurs évoquent le fait que le chien avale ses déjections pour éviter d'être puni, c'est là une vision purement anthropomorphique, par contre il est vrai que s'il est puni lorsqu'il  le fait en présence du maître, il attendra que celui-ci ne soit plus présent (une question d'association « agréable-désagréable »).

Féliciter et récompenser s'il a ignoré ses selles, même pendant un court instant (surveillance vidéo).

Si on le surprend, on peut dévier l'attention dés qu'il commence : sortie, balle, jouet, friandise.

La muselière peut être radicale, avec l'inconvénient de rester sale, s'il tente à nouveau…

Education de contrôle : il est toujours recommandé de donner une éducation de base en obéissance au chien, cela permet de le contrôler mais surtout de lui donner des repères en partageant des exercices avec son maître (Méthode Naturelle).

Le Chien qui tire sur la laisse

LE CHIEN QUI TIRE SUR LA LAISSE
Joseph ORTEGA

Comment rendre la laisse agréable ?
Le chiot qui n'est pas habitué va se laisser traîner, tirer, mordiller la laisse, notre objectif sera de rendre celle-ci agréable et non pas un objet de contrainte et de douleur.
Il faut recommander aux maîtres d'habituer le chiot à déambuler dans le jardin ou dans la maison avec un petit ruban ou une ficelle attaché à son collier.
On peut faire des rappels avec le chiot en laisse qui court pour tenter de rejoindre son maître qui a disparu. La laisse traîne derrière lui, attention elle doit être simple et légère et non pas pourvu d'un mousqueton à son extrémité qui peut blesser.
Il faudra associer la laisse à la promenade, au jeu, à la friandise et la faire admettre comme un accessoire souple qui le relie à son maître.
On ne met pas de harnais, même si c'est un Husky et que dans l'imaginaire du maître il doit le porter. Un harnais est fait pour tracter…
On ne doit pas utiliser la laisse pour contraindre avec des coups de sonnette ou le pied dessus pour le faire coucher.
On ne s'en sert pas pour taper sur les fesses du chiot qui fait une "bêtise".
Il faut  plutôt dévier son attention avec une balle ou une friandise lors des premières promenades.
On évite de mettre la laisse à la fin d'un jeu ou d'une promenade afin qu'il ne la considère pas comme quelque chose qui met fin à de l'agréable.
Avant de faire les sorties en ville par petits groupes, on répétera les situations de marche en laisse à l'école du chiot.

Comment obtenir des marches joyeuses par la Méthode Naturelle ?
Il est évident que les méthodes axées sur la contrainte ne peuvent pas engendrer de telles marches même si le chien reste en permanence “ collé ” à la jambe. Pour avoir des allures dégagées où le chien reste au pied docilement tout en marchant de manière enjouée, l'idéal pendant l'éducation, c'est de fournir une motivation forte et très agréable.  Il suffit d'imaginer un louveteau qui désire que sa mère régurgite de la nourriture, il est collé à son flanc (le genou du maître) et a la tête tournée vers les babines (la main du maître qui tient la récompense).
Au début de l'apprentissage, que ce soit avec un chiot ou un adulte, la laisse n'est pas nécessaire, il suffit que la motivation soit orientée vers la main droite qui tient quelque chose d'intéressant pour lui. La main vient se porter vers le genou gauche si le chien est conduit à gauche comme c'est le cas en concours, ce qui incite le chien à tourner la tête vers son maître. Les défauts qui vont apparaître c'est le chien qui saute (on baisse la main à la hauteur de son nez), ou bien la marche de travers (on marche le long d'une clôture). Il vaut mieux avoir au début un excès de motivation plutôt qu'un manque. Il est toujours possible de tempérer cet excès de zèle en choisissant un objet de motivation de valeur moins importante (croquette au lieu de fromage ou de jouet)  Il ne faut ^pas être pressé, on doit compter environ une semaine avec une répétition de quelques minutes chaque jour, avant d'avoir un conditionnement satisfaisant. Ensuite, si on veut préparer la marche de concours, le chien est relié à une fine cordelette qui va du collier à la main gauche du maître, ceci pour limiter les débordements et les excès de zèle. Dans la main droite le conducteur tient une friandise, un jouet, un petit boudin, toute chose que le chien préfère, qu'il utilisera comme un aimant pour conditionner son chien à rester contre sa jambe, la tête tournée vers lui. Bien entendu le chien sera récompensé de temps à autre, au début de l'apprentissage assez souvent, puis de plus en plus rarement. Tout en sachant que la récompense en jetant l'objet devant lui ou derrière lui n'est possible qu'avec le chien qui fait le rapport d'objet. On doit également penser à supprimer la main vers son museau, en balançant les bras, en faisant passer la balle derrière le dos de la main gauche à la main droite plusieurs fois (un coup tu la vois, un coup tu ne la vois pas !). Puis la balle ou le boudin va être fixé sur la poitrine du maître, ce qui fait que les bras balancent normalement sans rien tenir. Pour ceux qui travaillent à la friandise il faudra apprendre au chien à l'attraper au vol (il bien capable de gober une mouche qui l'agace !), d'abord en lui donnant la becquée, de la bouche au museau, puis en crachant celle-ci, le chien étant sur une table basse devant le maître, enfin en la crachant pendant la marche (même au pas de course il y parviendra avec dextérité).
Les changements de direction à gauche ou à droite ne posent pas de problème car le chien est rivé à son maître mais pour inculquer des demi – tours rapides et précis on peut procéder de la manière suivante. Au début le demi - tour ne se fait qu'en enroulant le chien sur soi, c'est – à –dire que le maître doit pouvoir tourner sur lui – même vers la droite en attirant l'animal vers sa main droite. De cette manière le chien apprend à rester contre la jambe gauche sans rupture de contact et le jour où son maître tournera à gauche brusquement, il viendra de lui même très vite après avoir fait le tour, se remettre contre la bonne jambe. Il s'agit en fait d'un conditionnement assez simple à réaliser. Pour certains chiens on pourra utiliser la ficelle afin de donner l'impulsion nécessaire en passant celle – ci au moment du demi – tour à gauche, de la main gauche dans la main droite puis à nouveau dans la main gauche dès qu'on est dans l'axe de retour sur l'autre ligne.
L'apprentissage de l'autre façon de faire le demi - tour avec le chien qui reste à la jambe gauche et saute pour se mettre au pied lorsque le maître tourne peut se faire, en arrondissant de moins en moins le demi - tour à gauche tout en donnant une  légère impulsion avec la ficelle pour maintenir le “ au pied ”.


Comment faire une marche en laisse avec un chien récalcitrant ?
Il peut s'agir d'une mauvaise habitude qu'il a prise (par exemple avec le harnais), d'un manque de hiérarchie, d'un chien indépendant qui n'en fait qu'à sa tête, d'un maître trop faible…
D'autre part si on ne peut utiliser la motivation, car le chien n'éprouve aucun intérêt pour la friandise ou le jouet, il faudra en venir aux méthodes classiques par du matériel qui l'oblige à rester au pied. Il est évident que l'on peut utiliser les instruments qui date du début du dressage comme le collier étrangleur, le collier à pointes, le collier électrique, mais au 21ème siècle nous pouvons obtenir une marche sans douleur et sans brutalité gratuite.
On peut provoquer une gêne tout simplement en passant la laisse sous un antérieur du chien, s'il est sensible cela peut marcher, mais il existe du matériel qui fonctionne sans aucune douleur, on peut citer le licol « Halti » et le harnais « Easy walk ».

Licol Halti

  • Le « Halti » : c'est un licol comme pour les chevaux qui fonctionne sur le même principe « confort-inconfort », il se place autour du museau et lorsque le chien tire il provoque une gêne au niveau de la tête, s'il ne tire pas il ne ressent rien.

Attention cependant à bien l'utiliser, on n'attache surtout pas la laisse à celui-ci, sinon avec une traction brusque de la part d'un maître néophyte les vertèbres cervicales vont souffrir ! Il vaut mieux relier une petite ficelle au Halti, en calculant sa longueur, par rapport à l'endroit où on veut qu'il se situe plus tard lors de la marche au pied (au genou ou en avant de celui-ci), puis on fixe celle-ci à la ceinture du maître. Il faut également mettre un collier normal et une laisse afin de préparer le moment où il n'y aura plus que cela.
On peut également mettre une laisse fine qui va du licol à une attache souple autour du collier, la main droite tient l'attache autour du cou et la main gauche la partie reliée au ha Halti.
Le conditionnement consiste faire des marches normales, lentes ou rapides, des arrêts, des changements de direction avec le Halti relié par la ficelle à la ceinture, puis en retire la ficelle, il reste le Halti et la laisse, enfin vient le moment où le Halti est retiré. C'est un outil de travail efficace même avec les très gros chiens tenus par de frêles personnes, le seul inconvénient c'est que les gens ont tendance à l'assimiler à une muselière et pensent qu'ils ont affaire à un chien dangereux.

  • Le harnais « Easy walk » : c'est un harnais dont l'attache n'est pas sur le dos comme les harnais classiques (non recommandés) mais sur le poitrail, lorsque le chien tire cela provoque une gêne (entrave) qui le ralentit considérablement. Bien-entendu on met quand même le collier et la laisse pour le conditionnement futur.

Harnais Easy Walk

Comment empêcher le chien de mordre la laisse ?
S'il mord la laisse et que le maître se plaigne qu'il en a déjà détruit quelques unes, le problème peut être réglé immédiatement en mettant une laisse chaînette. (à ne pas confondre avec le collier étrangleur, il s'agit bien de la laisse !) Comme il trouvera cela désagréable il ne l'attaquera plus.

Les problèmes des chiens en ville

Le chien en ville n'a pas une vie de chien, c'est le moins que l'on puisse dire. L'homme a abandonné la campagne pour vivre dans les villes, son compagnon à quatre pattes l'a suivi, mais la vie citadine est-elle faites pour les chiens, ceci est moins sûr.

L'homme a évolué en symbiose avec le monde animal, lorsqu'il a été obligé d'abandonner la vie rurale pour le milieu urbain, le chien toujours fidèle est resté un des seuls animaux à le suivre, il en résulte pour lui des problèmes d'adaptation.

Le psychisme :

Le chien animal de plein air, confiné dans un appartement (quelquefois pendant des heures).
La plupart des maîtres se contentent de le sortir quelques minutes dans les rues, à la laisse. Certains chiens arrivent à un âge avancé sans avoir été une seule fois lâché en liberté…

Son ancêtre berger parcourait journellement une moyenne de 50 à 100 km, lui n'aura le droit qu'à une centaine de mètres, uniquement pour faire ses besoins.
Il n'est plus question d'obéir à l'instinct, en choisissant une zone de marquage hiérarchique et territoriale, il doit faire rapidement où on l'oblige à s'exécuter.

La rencontre avec les femelles, plus question.
Pour la femelle c'est la même chose : On s'arrangera pour que les chaleurs soient interrompues au plus vite ou qu'elles n'apparaissent pas.

Les conséquences de ces contraintes chez notre chien citadin : une série de troubles qui se manifestent de diverses façons.

“ L'ennui est la mère de tous les vices ”
Il va aboyer pendant des heures, gratter à la porte, détruire les chaussures ou d'autres objets à sa portée, manger jusqu'à devenir obèse, avoir des problèmes sexuels (léchage, monte sur un meuble ou sur le genou du maître, nervosité, grossesse nerveuse à répétition pour la femelle, etc.), quelquefois de l'agressivité…

L'état de santé :

Les poumons

Ils reçoivent en permanence les gaz d'échappement et les poussières à ras du sol ce qui donne des problèmes respiratoires et des anémies chroniques.

La peau et le pelage :

Le plomb et les acides issus des tuyaux d'échappement vont se coller au poil et être à l'origine de démangeaisons et de dermatoses.

Les maladies :

Le nez du chien est à la hauteur des poussières du sol et de tout ce qu'elles contiennent, les rares endroits qu'il a le droit de fréquenter sont les points de rencontre de tous les chiens et les chats de la ville. La leptospirose. Le virus de la maladie de carré ou celui de l'hépatite de Rubarth, etc.

Les intoxications :

Une flaque d'huile de vidange, un peu d'antigel, un cadavre de rat mort par un empoisonnement aux anticoagulants.
Selon le centre National Antipoison Vétérinaire 45% des demandes pour toutes catégories de toxiques concernent les chiens. Les raticides, certaines plantes d'appartement ou d'ornement, les polluants comme les hydrocarbures, les produits ménagers qui ne se rincent pas, les pesticides, les médicaments qu'on laisse traîner ou qu'on essaye sur son chien.

L'appareil digestif :

Le chien vit dans la cuisine de l'homme, il est devenu omnivore comme lui, même si on ne le nourrit pas exclusivement des restes de table, on lui en donne pas mal. Une nourriture la plupart du temps inadaptée qui engendre des désordres osseux, des diarrhées, des dermatoses, de l'obésité. Il n'y a même pas de l'herbe pour se purger en cas de besoin.

Les dents de ce puissant prédateur ne sont plus utilisées car les aliments sont mous, elles vont s'entartrer et se déchausser.

Comment améliorer son état d'existence ? :

° le sortir souvent et le plus longtemps possible dans un endroit pas trop pollué où il est permis de le lâcher en liberté.
Les caniveaux qui lui sont autorisés ne sont pas des endroits très propres et pas toujours accessibles étant donné le nombre de véhicules garés pare-choc contre pare-choc.
Les sorties sont bonnes pour sa condition physique ainsi que pour son équilibre psychique, un chien qui peut faire le plein de stimulations sans contrainte se sentira mieux dans sa peau.

° Veiller à ce qu'il soit vermifugé correctement et que ses vaccinations soient à jour.

° Donner une alimentation saine et équilibré (les aliments pour chiens répondent à tous les critères).
Pas de restes de table, pas de suralimentation, pas de compléments pour le squelette ou le poil sans avis vétérinaire. Un os de veau ou en peau de buffle exercera et nettoie ses dents.

° Tenez hors de sa portée les plantes qui peuvent être toxiques, les produits dangereux, les médicaments.

Brossez le souvent pour éliminer les agents polluants.

° Choisissez son lieu de repos dans la maison à l'écart des passages pour qu'il puisse avoir un moment de tranquillité et dans un endroit sans radiateur (la chaleur n'est pas bonne pour son poil et provoque des coryzas et des rhumatismes).

° Les villes aussi ont des devoirs envers les animaux de compagnie.

Les municipalités décident bon nombre d'interdictions pour nos chiens : la muselière, la laisse, le collier, le tatouage, le caniveau…

Il faudrait en parallèle offrir un peu d'agrément aux 8 millions de chiens français en créant des espaces de détente, des lieux d'aisance, etc.

Le chien est devenu un peu plus qu'un chien.
Il fait partie intégrante de notre société.
Il a un rôle fondamental pour la famille, pour l'enfant, pour la personne seule, sans parler des bienfaits qu'il apporte en tant qu'animal thérapeutique, animal pour handicapé ou comme sauveteur dans les décombres ou à la recherche d'enfant perdu.

L'ictère émotif chez le chien

L'ictère c'est tout simplement la jaunisse, elle peut survenir à la suite d'une obstruction à l'excrétion de la bile, d'ne fragilité des globules rouges du sang (piroplasmose), d'une maladie infectieuse, mais également à la suite d'un choc violent ou d'un stress…

Le foie
C'est la plus grosse glande du corps (130g à 1,5 kg chez le chien), une véritable usine qui secrète la bile (stockée dans un sac "la vésicule biliaire") favorisant l'émulsion et la digestion des matières grasses avec le pancréas, il stocke le glucose et le libère selon les besoins, il fabrique des graisses à partir des sucres et des protéines, il synthétise l'urée, l'ammoniaque, le cholestérol...
Les pigments biliaires doivent être évacués par le canal cholédoque, sinon ils passent dans la circulation et provoquent une intoxication.

L'ictère
Une maladie caractérisée par la coloration jaune de la peau et des muqueuses. On trouve dans le sang des pigments et des sels biliaires, d'où la coloration de la peau du ventre et des muqueuses, en particulier de l'œil, qui deviennent jaune safran. Les urines sont jaune ambré et les selles jaune mastic, parfois presque blanche. La rétention des sels biliaires et des pigments est toxique.

L'ictère émotif est provoqué par une grande frayeur, un stress émanant du milieu de vie, etc. Tous les individus ne réagissent pas de la même façon, leur résistance au stress est différente (tout comme la résistance immunitaire aux maladies). Le stress est un état de tension de l'organisme qui mobilise les défenses face à une agression, entraînant une fragilisation de l'organisme chez certains, en général des sujets nerveux.
Le stress va provoquer une réduction de la capacité fonctionnelle du foie avec des répercussions sur le système lymphatique et les glandes endocrines, un spasme des voies biliaires.
En général cela s'accompagne d'n manque d'énergie, de la fatigue, des vertiges, un sommeil perturbé et une faible résistance aux maladies.
On peut classer l'ictère émotif dans les troubles psychosomatiques, heureusement il est très rare. 

L'EVALUATION COMPORTEMENTALE DU CHIEN

Les nouvelles lois nous parlent de cette évaluation qui sera pratiquée par les vétérinaires chaque année sur les chiens catégorisés, ainsi que sur les chiens ayant mordu, quelle que soit la race.

Nous qui sommes sur le terrain et qui fréquentons dans les clubs des centaines de chiens, nous sommes parfaitement conscients que chaque chien est unique ainsi que chaque famille dans laquelle il vit.

Nous savons que l'inné peut influer sur son comportement (cette génétique n'est en cause que pour 20% environ) mais que c'est l'humain (pour les 80% qui reste!) qui le fait fonctionner selon les expériences qu'il donne.

.S'il s'agit d'un chien de race, selon les directives du Club de race pour la sélection caractérielle, de l'éleveur qui choisit les géniteurs (surtout la mère qui servira de modèle). C'est lui qui offrira ou non un milieu d'éveil riche, qui sortira les chiots en ville…

Ensuite le maître et sa famille qui pratiquent correctement le détachement du chiot de l'humain, qui donnent des interdits, qui socialisent et éduquent (école du chiot dès 2 mois), surtout durant les premiers mois de vie.

La part des responsabilités de l'humain est donc entière, et mis à part certaines pathologies, l'animal n'est pas responsable de son comportement, il devient ce que l'on a fait de lui!

Dans l'analyse du comportement, il faudra donc prendre en compte un ensemble constitué de l'inné, du lieu de vie, de sa situation dans ce lieu de vie, de chaque personne qui y vit et avec qui le chien a des échanges.

Dans ce questionnaire l'évaluation comportementale que je propose, on remarquera que plusieurs questions se recoupent à un moment ou à un autre, l'objectif c'est de faire apparaître au mieux les carences d'éducation, les défauts du milieu, la mauvaise perception du chien par le maître, ceci de manière discrète afin que le «non dit» apparaisse. Si l'on se contente de demander au maître quel est le problème, il sera difficile pour lui de nous éclairer sur les choses qui ont une réelle importance, quelquefois même il les occultera de manière consciente ou inconsciente.

Bien entendu, cette évaluation est une première approche du maître et du chien, qu'il faudra absolument valider en observant sur place, comment se déroule le problème, dans les circonstances habituelles et sans que l'observateur n'influence la situation. J'avais placé dans mon livre «Mon chien a de Mauvaises habitudes» une fiche d'évaluation que beaucoup de comportementalistes et éducateurs utilisent (je l'ai même retrouvée, presque intégralement copiée, dans des livres de vétérinaires comportementalistes!), celle-ci est plus complète et pourra servir d'outil d'analyse à ceux qui désirent l'utiliser.

Le texte de l'évaluation comportementale étant protégé au titre de la propriété intellectuelle, je demande simplement que l'on n'omette pas de mentionner son auteur.

Comment éviter les pipis de chat?

Si votre petit félin à la fâcheuse habitude d'uriner dans des endroits inconvenants, Il y a deux causes principales:

  • Soit par inquiétude: quelque chose le stresse dans le milieu où il vit.

  • Soit pour marquer le territoire: arrivée d'un autre chat, odeurs que vous avez transportée de l'extérieur sur vos habits.

TRUCS ET ASTUCES

  • S'il urine dans la chambre, sur le lit

Il faut placer une gamelle de nourriture à proximité, en général il ne fait jamais à l'endroit où il mange.

  • S'il urine à côté de sa caisse, prévue à cet effet

Avez-vous changé sa litière récemment? Si celle-ciest trop sale, il préférera faire à côté.

  • S'il urine sur un tapis

On peut imbiber un tissu d'un mélange de cannelle, chili, lavande et aneth qu'on placera dessus pendant quelque temps.

  • Si un chat urine sur votre porte

Faites un mélange d'eau chaude et de farine de moutarde que vous vaporiserez

  • S'il urine sur les fauteuils

Placez des feuilles d'aluminium lorsque vous n'y êtes pas assis, au bout de quelque temps il comprendra qu'il est désagréable d'y monter.

  • S'il urine sur un meuble en hauteur

On peut mettre des feuilles d'aluminium si c'est assez large ou du papier collant double face, si la zone est réduite, dans les deux cas il n'y reviendra pas.

  • Si vous avez un chaton qui ne sait pas aller dans sa caisse

Vous imbibez un papier de son urine et vous le placez dans sa litière, ou bien vous mettez quelques gouttes d'eau de javel (on pourra laver le bac avec le même produit. Il adore cette odeur).

  • S'il urine dans les pots de fleurs

Mettre un grillage sur la terre ou des boules antimites.

  • S'il urine sur le carrelage ou sur le plan de travail de la cuisine

Vaporisez du vinaigre, en même temps cela fera briller lors du lavage!

Comment faire disparaître l'odeur d'urine de chat sur le tissu?

Faire un mélange de deux cuillères à soupe de bicarbonate de soude, 2 c. à soupe de savon de vaisselle liquide, 2 c. à soupe de péroxyde, 2 tasses d'eau tiède.
Mélangez et vaporisez sur la tache.
Au bout de 10 minutes, lavez le tissu.

Les troubles du comportement sexuel chez le chien

L'homme  fait vivre le chien dans des conditions artificielles qui mènent quelquefois à un comportement social perturbé.

Dans certains cas il s'agit d'une manifestation pathologique que votre vétérinaire devra découvrir, car elle peut mener à un hyposexualisme ou à un hypersexualisme.
Beaucoup de maîtres possédant des chiens ayant des qualités extérieures très proches du standard, se désespèrent de ne pouvoir faire reproduire. On comprend que pour les éleveurs cela puisse devenir catastrophique.

L'accouplement normal
Lorsque l'on met en présence un mâle et une femelle en chaleurs, il va se dérouler un rituel qui mène à l'accouplement.
Le mâle flaire, claque des dents, salive, lèche l'urine de la femelle, fait des approches timides, qui vont rapidement se concrétiser par une tentative de monte en posant le museau sur le dos de la femelle. Les marques de tendresse se manifestent par des petits coups de museau mutuels,  des coups de patte, des jeux poursuites. Si la belle n'est pas vraiment prête, elle va s'arranger pour toujours faire face ou  s'asseoir dès que le prétendant se rapproche trop près. Ces esquisses de fuite peuvent également servir à stimuler son partenaire et si elle est dans la bonne période elle s'immobilisera, signifiant qu'elle accepte l'accouplement.
Si le couple vit dans un même lieu, la bonne période sera vite découverte et les accouplements vont se succéder plusieurs fois par jour. Hélas la plupart du temps, la chienne est amenée chez l'étalon, qui vit parfois à des centaines de kilomètres. Au moment choisi par le maître. Les rencontres trop brèves, le stress du voyage et l'appréhension du maître,  engendrent des blocages  psychologiques.

Les problèmes

Refus de la femelle
  • Certains mâles peuvent refuser une chienne en particulier et accepter une autre. Cette préférence est difficile à expliquer, mais elle existe.
  • Un mâle inexpérimenté, mis en contact avec une femelle n'ayant jamais été saillie ou agressive, peut avoir un blocage de la libido.
  • Un mâle trop dominé par son maître et écrasé en permanence par son autorité, aura du mal à exprimer ses besoins sexuels en présence de celui-ci. Il faut qu'il sorte de l'enclos où se trouve le couple et laisse faire la nature pour qu'il y ait une chance de succès.
Un chien hypersocialisé à l'humain, par exemple s'il est partit trop tôt de l'élevage (autour de 5 semaines) ou  s'il a été élevé par l'homme depuis sa naissance (orphelin), n'a pas appris la référence de l'objet sexuel normal, il ne sait pas faire la saillie ou refuse la femelle.
  • Un chien âgé ayant des problèmes lombaires ou des hanches refusera car l'acte est associé à une douleur intense.
  • Il peut s'agir d'une cause hormonale qui fait chuter la libido, comme l'hypotestoteronisme ou l'hypothyroïdie.
  • L'usage abusif des anabolisants va diminuer le taux de testostérone.
  • On peut trouver des cas d'insuffisance du développement testiculaire. On estime que 10% environ des mâles en sont sujets (chez le chiot normal, la migration testiculaire dans les bourses est finie entre 6 et 10 semaines).
Des cas assez rares d'hermaphrodisme avec coexistence de formations ovariennes et testiculaires (les attributs génitaux des deux sexes).
  • Chez certaines races, il peut exister un pénis insuffisant (Dogue Allemand) ou trop important (Chihuahua, Pékinois).
  • D'autres anomalies peuvent générer l'impuissance, comme une mauvaise ouverture de l'urètre sur la face inférieure ou supérieure du pénis.

Refus du mâle
  • Le lieu des ébats peut être stressant ; soit il est trop grand, soit il y a trop de chiens ou d'humains à proximité.
  • On peut trouver, comme chez le mâle, des cas de préférence sexuels pour tel mâle plutôt que pour tel autre. D'après les expériences qui ont été faites pour accoupler des louves avec des chiens, notamment pour créer la race du chien-loup Tchèque, on s'est aperçu que la femelle ne peut accepter un mâle que si celui-ci est suffisamment dominant par rapport à elle.
  • Il existe aussi des cas de femelles trop socialisées, trop couvées ou trop dominées par les maîtres, qui ne peuvent établir des rapports normaux avec les mâles.
  • La femelle peut être jeune ou inexpérimentée, ce qui entraîne un stress devant l'empressement quelquefois brutal de l'étalon, surtout si elle a été élevée en dehors de la présence de mâles. Chez la souris, par exemple, on note que des jeunes femelles élevées avec des mâles sont pubères plus tôt et n'ont pas de problèmes pour l'accouplement.
  • D'ordinaire les premières chaleurs surviennent entre 7 et 12 mois et réapparaissent tous les 6 mois. Certaines chiennes n'ont jamais présenté de chaleurs ou ont des chaleurs séparées par plusieurs années ; il peut s'agir de causes psychologiques (par exemple cohabitation avec une chienne très dominante) ou pathologiques comme un manque de développement des ovaires, d'une lésion des ovaires ou des glandes qui les font fonctionner.
  • Un déséquilibre alimentaire peut être en cause, engendrant une absence de chaleurs, des chaleurs sans ovulation ou de la frigidité ; de même que l'excès d'aliments énergétiques avec graisses et viandes, l'obésité, l'insuffisance de phosphore ou d'iode, des carences en vitamine A.

Conseils pour la reproduction
L'âge: pas avant les 3èmes chaleurs pour la femelle, et 2 ans pour le mâle. L'âge des partenaires doit être à peu près identique.
Proportions: on évite les disproportions importantes, surtout dans les races où le standard est très souple.
Lieu: calme et pas trop étendu.
Stress: on laisse les partenaires seuls, afin que le rituel d'accouplement se déroule. Eviter la présence de trop d'humains ou d'autres chiens (chenils) à proximité. En cas de problème, toujours prendre conseil chez votre vétérinaire.

Enquête "Mon chien a de mauvaises habitudes". No1 "Le chien agressif avec les congénères"

Je ne pensais pas avoir autant de courrier à traiter sur ce sujet, il faut croire que le chien n'est pas vraiment adapté à notre vie moderne, d'autre part que malgré la nombreuse presse parue sur l'éducation et le comportement ces dernières années, les maîtres ne font peut-être pas exactement ce qu'il convient pour cette intégration. Des spécialistes se sont formés parmi les vétérinaires et se rattachent, soit à l'école Anglo-Saxonne, soit à l'école Européenne, avec des approches basées sur les études en éthologie, sur la Sémiologie comportementale, sur les thérapeutiques biologiques et la psychopharmacologie…. En fait, ce qui apparaît lorsque l'on étudie les problèmes comportementaux, c'est que les maîtres attendent une résolution pratique et efficace, en contact direct avec la réalité, à laquelle ils sont confrontés chaque jour et qui empoisonne leur vie.

N°1 : Le chien agressif avec les congénères :
Cette agression peut avoir différentes causes, elle peut être due à une mauvaise socialisation à l'étape chiot ou être le résultat d'une mauvaise expérience avec un autre chien à un certain moment de son existence.

Le chiot et la socialisation :
Lorsqu'il né le chiot ne sait pas à quelle espèce il appartient, de même qu'il ne connaît pas le langage qui permet de communiquer avec elle, il doit en faire l'apprentissage. C'est par ce phénomène de l'imprégnation qu'il va se réaliser à tous les niveaux : filial (parents), intra spécifique (relations sociales fraternelles), sexuel (connaître les caractéristiques du partenaire sexuel futur pour perpétuer l'espèce).
C'est par l'intermédiaire du « jeu de combat » avec ses frères et sœurs qu'il apprendra à inhiber la morsure, entre la 3e semaine et 12 semaines environ. On peut observer un véritable jeu de rôle où c'est à chacun son tour de mordre son vis-à-vis, celui qui se fait mordre va crier de douleur, ce qui bloque l'agression. Il arrive souvent qu'un des chiots de la portée soit le souffre-douleur et ait à subir l'attaque du reste du groupe.
Par expérience, les chiots apprennent à ajuster la réponse afin de bloquer l'agression, en utilisant tous les canaux de communication, il n'y a pas que les cris, il y a également les postures en se mettant sur le dos, à plat ventre, en fléchissant les membres, en léchant, ou encore en émettant une odeur qui contient des hormones (glandes anales, faciales, plantaires, etc.)
Il est important de noter, qu'une portée de chiots ne reconnaîtra clairement, que le langage de sa race et de celles qui en ont les caractéristiques générales. Si pendant la période d'imprégnation et de socialisation des chiots appartenant à une race à poil ras comme des Whippets ne voient que leur propre race, à l'âge adulte ils risquent de ne pas reconnaître comme congénères des races poilues où on ne voit pas l'expression faciale comme le Briard, ou des races à faces écrasées et sans queue comme le Boxer. Un éleveur consciencieux mettra ses chiots en présence de races différentes pour éviter les conflits plus tard. La mère et des adultes permettront également de conserver un bon rituel de soumission aux adultes. C'est ainsi qu'il apprendra, par exemple, le rang hiérarchique au moment de la gamelle.

La puberté :
Avec la production d'hormones sexuelles va apparaître l'agression hiérarchique et territoriale qui peut être normale, avec uniquement des séquences d'intimidation : aboyer ou grogner, fixer dans les yeux, montrer les dents, hérisser le poil, redresser oreilles et queue.
Elle peut être plus poussée et aller jusqu'à la morsure rapide ou soutenue.
Il faut savoir qu'un chien dominant n'a pas besoin d'aller jusqu'à l'agression, il impose le respect par son attitude, de même qu'un vrai dominant ne s'en prend jamais à une femelle il a même un comportement de cour exagéré, même si celle-ci n'est pas en chaleur.
La puberté est reconnue par le maître chez le chien mâle par le marquage en levant la patte, le dominant qui renifle une autre odeur de mâle va renifler, uriner plusieurs fois en hauteur, grincer les dents, gratter le sol, quelquefois grogner comme s'il était en présence du congénère.
Le chien a problème dans les relations sociales se reconnaît surtout par la crainte qu'il a des autres, mordant très vite et à plusieurs reprises sans raison apparente et sans avertissement. En général il mord pour faire fuir l'autre, car il en a la crainte.

Une mauvaise expérience :
Un chien très aimable et même joueur avec les congénères peut devenir agressif à leur encontre, s'il se fait attaquer brusquement par un autre chien. Si la morsure est forte et douloureuse, il suffit d'une seule agression pour le marquer à vie et le rendre méfiant vis à vis des chiens, par autodéfense
.
Le chien agressif dans la rue :
Le mauvais comportement du maître :
Prenons le cas de la promenade dans la rue en laisse, soudain le maître aperçoit un autre chien qui arrive avec son maître sur le même trottoir. Son chien n'a encore rien vu, mais déjà il reçoit des messages négatifs du maître, qui inquiet, se met à tendre la laisse (ce qui signifie pour le chien : Attention il va se passer quelque chose, je suis inquiet !).
Au fur et à mesure que la distance se réduit et que la rencontre est imminente, la laisse est tendue de plus en plus fort, ce qui incite le chien à rechercher activement et, à voir arriver son congénère…. C'est le moment où le maître, voulant faire preuve d'autorité, va répéter plusieurs fois d'une voix nerveuse et monocorde : tu ne peux pas ! Attention à toi ! Tu sais que c'est interdit ! Méfies toi ! (Ce qui peut être traduit pour le chien en : le voilà, c'est ton ennemi, il faut t'en charger, surtout ne le rate pas !).
Mais voilà que l'autre chien s'apprête à les croiser, regardant les mimiques agressives de l'autre mâle avec curiosité ou de manière indifférente. Le chien agressif se démène avec virulence et aboie, son maître croyant faire preuve d'une forte autorité, va donner des petites tapes sur la tête de son chien qui s'étrangle au bout de la laisse, en disant : voilà, tu es vilain, cela t'apprendra ! (ce qui veut dire en langage canin : c'est bien bravo, tu es fort, tu es le meilleur !…)
Le maître sans le savoir agit comme s'il encourageait son chien. On utilise d'ailleurs ce même renforcement lorsqu'on prépare le chien au mordant sportif : le retenir, l'encourager de la voix et de la main.
Si la bagarre est engagée, le maître se met à pousser des cris et à gesticuler, tentant de tirer sur la laisse, toute chose qui a bien entendu l'effet contraire sur le chien.
Certains maîtres vont jusqu'à prendre dans les bras leur toutou chéri, dès qu'un autre chien s'approche, ce qui empêche le rituel de salutation et augmente la crainte, donc l'agressivité.
Pour vérifier à quel point le maître peut induire le comportement d'agressivité, le test le plus simple consiste à demander à celui-ci de disparaître, de manière à ce que le chien tenu en laisse par un inconnu, ne le voit plus.
Si on promène ce chien au milieu d'autres chiens, sans aucune intervention vocale ou physique, on peut constater que ce comportement d'attaque a disparu et qu'il est devenu très calme, on peut même dire inquiet, cela dans environ 8 cas sur 10.


La rééducation :
On peut utiliser plusieurs techniques, en fait on adapte au chien et à l'origine de son problème.
Est-ce un défaut de socialisation lorsqu'il était plus jeune ? Est-ce qu'il est agressif parce qu'il a été agressé par un autre chien ? Est-ce que le maître a renforcé le comportement sans s'en rendre compte ?

Ludothérapie :

Pour associer le contact avec des congénères avec de l'agréable, on le mettra en contact avec des chiens du sexe opposé ou avec des chiots au cours de phases de jeu, dans un terrain inconnu et clôturé, hors de la présence du maître.

Dévier l'attention :

Dès qu'un chien apparaît et qu'il démontre des signes d'inquiétudes, on se met à courir dans l'autre sens, on sort la balle de jeu, on offre des friandises, on tire avec un pistolet à amorces d'enfant, etc. Le but c'est de réorienter l'attention vers autre chose, d'assez fort pour lui faire oublier le congénère. Selon les lois d'apprentissage, tout comportement qui ne peut aller jusqu'au bout, aura tendance à disparaître au bout d'un moment (si on répète la situation).

L'intimidation :

On peut jouer sur l'effet de meute si on a la chance d'être dans un club, car il faut disposer d'un grand nombre de chiens. Le chien est tenu en laisse par un étranger, plusieurs chiens tenus par leurs maîtres viennent l'entourer. Au bout de quelques séances, c'est le maître qui tiendra son chien. Dans cette technique, on joue sur l'effet de meute, très fort chez les canidés (même un loup dominant sur son territoire, s'il est transporté en territoire étranger et entouré d'une meute inconnue ne cherchera pas à s'imposer).

Dédramatiser la situation auprès du maître :

Pour éviter les manifestations d'inquiétude, bien compréhensibles, car le maître ne veut pas que son chien soit le responsable de blessures sur d'autres chiens, on lui demande de museler son animal.
Il sera lâché au milieu de quelques chiens très équilibrés, sûr d'eux et d'un gabarit imposant. Toujours dans un milieu inconnu et sans que le maître soit présent. Il faudra en arriver à ce que le chien puisse être promené sans laisse, malgré la présence d'autres chiens.

La punition :

On ne l'utilise que dans certains cas précis et surtout après avoir essayé les autres contre mesures. L'objectif est clair, toute amorce de mauvais comportement (grogner, aboyer, montrer le dents) doit être pénalisé de manière systématique (à chaque fois), pour cela on va provoquer la situation déclenchante autant de fois que nécessaire.

Lorsqu'on parle de punition, il faut dire qu'elle doit être adaptée à l'individu pour être assez intense, et qu'il ne s'agit pas toujours de douleur, il peut s'agir d'un effet de surprise ou d'une action psychologique.
Par exemple, présenter le chien à un autre chien s'il se manifeste, on le secoue une seule fois et, sans rien dire, on le place en isolement social. C'est-à-dire attaché très court au fond du jardin ou dans le garage, dans un placard ou les W.C. en appartement. Attention, cet isolement ne doit pas durer plus de 5 à 10 minutes avant de recommencer la mise en situation ! Pour les canidés être mis à la périphérie de la meute c'est être condamné, cette punition est psychologique.
L'effet de surprise peut être matérialisé par une projection d'eau, un coup de feu en l'air, une boîte de gravillons qui tombe entre ses pattes, etc.
La douleur, dans les cas extrêmes peut être le fait d'un élastique de 3 mètres environ (le diamètre est adapté à la taille du chien) attaché au collier du chien, s'il se lance à l'attaque malgré l'ordre impératif de son maître pour rester au pied, on le laisse partir et au moment où il arrive sur l'autre chien et que l'élastique est tendu, on lâche tout !

La remise en place de la hiérarchie :

Dans certains cas il s'agit d'une hiérarchie mal établie où c'est le chien qui domine le groupe familial. Il dirige la promenade, il sort toujours le premier, il réclame à boire, à manger, des caresses et obtient toujours ce qu'il veut, il refuse de descendre du canapé, n'obéit pas aux ordres, etc.

Il est alors normal qu'il se considère comme le protecteur de la meute et refuse l'approche des autres chiens. Il faudra dans ce cas, mettre en place tout un protocole avec le maître et la famille, pour récupérer la direction du chien et le remettre à sa vraie place. Par exemple, un dominant n'enjambe pas, il fait lever celui qui le gêne au milieu du couloir (bout de laisse au collier en permanence). Dans la rue, c'est lui qui dirige la promenade. Faire des exercices d'obéissance, avant d'octroyer quelque chose : gamelle, eau, jouet, etc.
Dans la rue, si le chien manifeste à l'approche d'un autre chien il faut donner un coup de sonnette sur la laisse et changer de direction de manière très autoritaire (comme dans les méthodes classiques d'éducation qui datent du début du siècle !)

Conclusion :

Une bonne socialisation des chiots pour l'apprentissage de la morsure inhibée et du langage de l'espèce.

Ne pas prendre un chiot trop jeune pour que l'imprégnation à son espèce se réalise (avant 7 semaines).
Ne pas le prendre trop tard car il a besoin de sortir et de voir d'autres chiens que ceux de l'élevage.
Si vous en avez la possibilité inscrivez-vous dans une classe pour chiot, c'est à la maternelle qu'on apprend les bonnes relations avec ses semblables.
Retenir son chien c'est augmenter son agressivité, il doit pouvoir établir des contacts avec les congénères, contrairement à ce que les propriétaires pensent.
Le vrai dominant n'est jamais agressif avec les autres.
Le chien a besoin d'une hiérarchie claire, il ne doit pas se poser en leader et défendre toute approche de son maître.
La correction de l'agressivité s'adapte au chien, on commence toujours par des actions douces et davantage axées sur le psychologique.
Attention la douleur augmente les comportements agressifs

La crise de la puberté chez le chien

« Mon chien avait jusqu'à présent un comportement, non pas parfait mais « acceptable », depuis qu'il a commencé à lever la patte pour uriner celui-ci a changé de manière très désagréable. Il aboie pour un rien, il ne revient plus au rappel,, il se met à avoir peur des choses qu'il ne connaît pas ou des personnes étrangères, il mordille sa laisse ainsi que nos habits… »

L'âge bête

On peut définir la puberté comme l'apparition des premières chaleurs pour la femelle et la production de spermatozoïdes par le mâle. Il y a une phase pré-pubertaire, une phase de puberté et une phase d'adolescence. C'est un stade très important pour l'organisme où des transformations vont se réaliser tant d'un point de vue psychique que physique par le biais du processus hormonal.

Chez les humains on appelle cela « l'âge bête » ou « l'âge ingrat » avec la même crise d'identité qui fait remettre en question bien des choses du monde où ils vivent. Chez le chien le début de la puberté va varier selon la race, de 6 mois à un an, alors que chez son ancêtre le loup elle se situe vers 2 ans.

Cette étape dans son développement est très importante car toute sa vie future et ses relations avec ses maîtres ou l'univers qui l'entoure vont souvent en dépendre.

Les incompréhensions des maîtres

Ils parleront de caprices, d'indépendance, de troubles de l'humeur, de peurs irraisonnées. Ils diront que le chiot fait « du cinéma », qu'il « se moque d'eux », etc. Un langage anthropomorphique qui explique bien des choses…

Le détachement

Dans la nature ou chez l'éleveur, il va apprendre déjà à se détacher de sa mère autour de la sixième semaine de vie car celle-ci refuse qu'il tète (ses dents font mal, c'est le sevrage naturel), et s'il insiste elle peut le menacer ou même le pincer légèrement. Ce qui entraîne de la part du chiot un cri et la posture sur le dos pour apaiser l'agression. Le chiot apprendra également des autres chiens adultes la soumission et le respect.

Plus tard, vers 16 semaines, les chiots qui pouvaient auparavant partager la gamelle de la mère ou des adultes vont se voir rejeter.

Nous avons là la première indication.

Le chiot doit apprendre à se détacher de l'humain qu'il considère comme un congénère. Un congénère qui peut être, selon ses réactions et le mode de vie qu'il donne à son élève : un égal, un inférieur, un supérieur. Le plus grand défaut des humains, c'est de prendre le chiot pour un enfant et d'entretenir des relations de parent à enfant qui ne correspondent pas aux critères canins. Il est nécessaire dés son arrivée à la maison d'imposer des règles de vie en société, comme celles que reçoit le louveteau dans sa meute. Celles-ci sont claires, précises, immuables, lorsqu'on approche de la puberté ce n'est pas le moment de céder du terrain et d'accorder des privilèges !

La hiérarchisation spatiale

En toute logique, l'ado qui devient pubère doit être éloigné des zones hiérarchiques sans ambigüité, il ne doit pas coucher dans la chambre, encore moins dans le lit. Si l'attachement est trop fort à une personne du groupe, en général du sexe opposé, le chien risque de se l'accaparer et refuser l'approche des autres membres de la famille et des étrangers.

Son lieu de couchage est à l'écart, c'est son lieu de repos que l'on doit respecter. Il est facile de conditionner le chiot à un carré de tissu qui représente la « place » et que l'on pose dans sa corbeille. Ce carré de tissu nous sera bien utile en voyage ou au restaurant car cela permettra d'envoyer notre chien dessus « à ta place », il y sera détendu car c'est un repéré important qui sécurise en milieu inconnu.

Les mordillements de la laisse et des habits

Un défaut de hiérarchisation se fabrique avec les éléments que nous avons évoqués, il est donc tout à fait normal que votre ado revendique et se rebelle s'il est contrarié ou simplement pour attirer votre attention. Au lieu de taper du pied ou de claquer les portes comme un jeune humain, le chiot qui devient un chien va manifester à sa façon. Une crise d'opposition qui consiste à faire la sourde oreille au rappel, à mordiller la laisse ou les habits… Un petit test sur ses maîtres afin de savoir jusqu'où il peut aller trop loin !

La rééducation de ce comportement très gênant qui risque de dégénérer ne doit pas avoir recours comme certains le préconise à la prise en main avec brutalité et douleur pour « dominer » à tout prix, il faut garder à l'esprit qu'il s'agit d'une crise passagère. Il existe des centaines de chiens dont les rapports amicaux avec le maître ont étés définitivement brisés en usant de cette méthode.

L'idéal, c'est de dévier l'attention au moment du mordillement, à l'aide de la balle de jeu par exemple. Dans les cas les plus difficiles on peut avoir recours au pistolet à eau qui est d'un usage commode pour pénaliser à distance.

Pour le destructeur de laisse, c'est encore plus simple, il suffit de mettre une laisse en chainette (le métal, désagréable aux dents, fera cesser le comportement sans que le maître intervienne).

La puberté est un mauvais moment à passer pour certains maîtres, en général cette période ne dure que 1 à 2 mois, le temps que la chimie interne de notre jeune écervelé se mette en place. Il faudra s'armer de patience, ne pas chercher à entrer en conflit ouvert en évitant les situations d'affrontement, contentez-vous de maintenir les règles de base concernant la place du chien dans la famille humaine avec le détachement obligatoire.

Il n'est ni un enfant, ni un jouet amusant qu'on transporte partout dans les bras (chien de petite taille), c'est un canidé qui répond aux lois instinctives de son espèce…

Le chien qui saute sur les gens pour faire la fête

C'est un comportement naturel et commun chez les canidés qui sont des animaux de meute. Ce rituel a une utilité certaine pour maintenir la cohésion dans le groupe, comme le léchage ou le frottement sur l'autre.
Les canidés sauvages vont le faire lors du réveil, au départ de la chasse ou à son retour. Il est issu du comportement des jeunes pour apaiser l'autre ou pour quémander de la nourriture. On le retrouve également dans toutes les phases d'excitation du chien domestique lorsque le départ de la promenade est proche ou lorsque le maître revient du travail.

Ce qu'il ne faut pas faire :
Le repousser, lui marcher sur les pattes arrière, lui donner un coup de genou dans le ventre comme le préconise certains. En effet, il ne comprendrait pas que lorsqu'il émet des signaux de plaisir et de socialisation extrêmes vis-à-vis de son maître, celui-ci réponde par du désagréable et de la douleur. C'est la meilleure façon de casser les liens d'amitié et de susciter une réaction de méfiance. Lorsqu'il s'agit d'une personne étrangère cela peut même se muer en agressivité par peur d'avoir mal.

Ce que l'on peut faire :
On va transformer ce comportement indésirable en un autre qui est acceptable.
A chaque fois qu'il viendra accueillir son maître qui revient du travail, celui-ci doit avoir dans la main quelque chose de très agréable, friandise ou balle. Il présente celle-ci devant lui (déviation de l'attention) et demande  la position assise. Dés que le chien est assis, on lui offre ce qui l'intéresse et on le félicite.
Pour que le conditionnement réussisse, il faut suivre les lois d'apprentissage : au début on lui donne à chaque fois, ensuite de manière intermittente (une fois sur deux, une fois sur trois, une fois sur quatre, une fois sur cinq), enfin on arrive à ne lui donner que de manière aléatoire (au hasard).
Au bout de deux à six jours, le comportement de salutation en sautant s'est transformé en assis devant la personne.

Le chien malade en voiture

Mon chien ne supporte pas la voiture, il est malade dés que l'on roule.

Origine du problème :
  •         Les voyages sont associés à quelque chose de désagréable (visite douloureuse chez le vétérinaire lors des premières sorties, ou accident).
  •         Comme certains humains, il est sensible (naupathie).
  •         Le chien voyage lorsqu'il est chiot, sur les genoux du passager ou même du conducteur. Il ne comprend pas qu'on le relègue à l'arrière.

La loi dit qu'il ne doit pas y avoir de gêne à la conduite (Articles R 412-6, R 417-23, R 417-24), ce qui signifie que le chien doit être attaché, derrière une grille dans le coffre ou dans une cage de transport.

Ce qu'il faut faire :
  •         Donner des médicaments ou mieux des produits homéopathiques (calment sans endormir, ce qui est important si vous aller en concours).
  •         Habituer progressivement, par de courts trajets entrecoupés d'arrêts avec jeux et promenade.
  •         Lui donner une place dés le début, où il est chez lui (coffre avec filet, cage).
  •         S'il est malade et vous n'avez pas de coffre, faites- le coucher derrière le siège avant. Il sera calé et ne verra pas la route.
  •         Rendez la voiture agréable, dans le jardin, à l'arrêt. On lui donne sa gamelle ou des friandises à l'intérieur en laissant les portes ouvertes. On le fait jouer avec un congénère en lançant la balle dans le véhicule.
  •         Lors des voyages trop long, faites un arrêt toutes les deux heures pour le promener et l'abreuver.
  •         Laisser une entrée d'air vers le chien.
  •         Démontrer par l'exemple la maîtrise, en restant assis dans le véhicule à l'arrêt pour écouter la radio ou lire.
  •         Partez faire une longue promenade à pied, au retour vers la maison, lorsque le chien est bien fatigué, quelqu'un viendra vous chercher en voiture. Le chien trouvera le véhicule agréable car il représente, la maison, le repos, l'eau et la nourriture.

Attention au coup de chaleur, si vous laissez votre chien en voiture en plein soleil !
Le chien n'a pas de glandes sudoripares, pour éliminer la chaleur, il le fait en haletant, à condition qu'il y ait de l'air frais. Ceux qui souffrent le plus sont les chiens aux museaux écrasés qui ventilent mal.
Les signes les plus visibles sont les vomissements, la diarrhée, la salivation, l'accélération de la respiration. La température du corps peut s'élever jusqu'à plus de 42°C, et l'évolution se fera vers l'état de choc. Pour faire baisser celle-ci il faudra arroser le corps d'eau fraîche, l'immerger ou mettre des glaçons sur le ventre.

Mon chien ne supporte pas que je m'absente!

Si je le laisse seul à la maison il devient anxieux, il hurle et gémit, détruit, fait ses besoins partout…

Ce qu'il ne faut pas faire :

  •   Le rassurer et avoir une attitude coupable au moment de partir ou au retour.
  • Le punir au retour en lui mettant le nez dans ses crottes ou en le secouant au-dessus des chaussures déchiquetées
  • Le gâter outrageusement en le prenant pour un enfant (prendre dans les bras, dans le lit ou sur son fauteuil. Lui donner des gourmandises gratuitement. Obéir à ses désirs, etc.)

Ce qu'il faut faire :
  •   Supprimer tous les jouets lorsque vous êtes présent et les offrir en sortant
  •   Ignorer votre chien en partant ou en revenant
  •   Habituer par approximations successives à l'absence au cours d'un Week-end (d'abord 5 mn, puis 10, puis 20, jusqu'à environ 6 heures
  • Laisser la radio allumée (c'est pour rassurer le chien car lors de la présence du maître elle fonctionne)
  • Dévier l'attention par quelque chose de fort : oreille de cochon, os de veau, Kong rempli de pâté, etc.
  • Apprenez lui à être à sa place (panier ou corbeille) et non collé à vous, lorsque vous êtes là
  •   Sortez-le régulièrement, en liberté, si possible dans des endroits nouveaux
  •   Faites-lui faire du sport pour faire sortir l'énergie
  • Pour calmer l'angoisse ; de l'homéopathie, des fleurs du Dr Bach, le collier ou le diffuseur DAP (diffusion de phéromones qui calment)).

Développement psychomoteur du chaton

Comme chez le chien, le petit chat va être modelé par le milieu dans lequel il va grandir.
Les problèmes de comportement pourraient être évités!

Développement psychomoteur du chaton
La mère, l'éleveur, le milieu

Joseph ORTEGA

1 – Période Prénatale : 63 jours

·        sensibilité tactile dès 21 jours (caresses)
·        sensibilité gustative (aliments mère). Réflexe de tétée 50e jour
·        sensibilité aux émotions de la mère

2 – Période néonatale : 0 à 10 j.

·        Olfaction et goût dès - 1e jour
·        Réflexe de fouissement (mère, chaton, main) - 15 jours
·        Réflexe labial (succion) – 25 jours
·        Réflexe de Galant (si on touche le flanc, se tourne de ce coté)
·        Réflexe de grattage (si on frotte le cou ou le thorax)
·        Réflexe d'orientation tactile dès le contact
·        Tétine préférentielle (dès 3 jours)
·        Orientation auditive (dès 5 jours)
·        Motricité abdominale 1er jour
  Antérieurs et postérieurs - 12e jour
  Totale                              - 17e jour

·        La tête couverte calme les angoissés (conservé chez l'adulte)
·        Discerner les saveurs de base : salé, amer, acide, sucré – 10e jour
·        A 10 jours se tient debout

Fin de la période avec l'ouverture des paupières – 7e à 15e jours

Cours Chaton J. ORTEGA p. 1

3 – Période de transition : 10 e à 21 e jours 

·        Marche correctement, 15e jour
·        Conduits auditifs s'ouvrent, 15e jour (reconnaît la voix)
·        Sur les objets en mouvement, 11e jour
·        Homéothermie – 15e jour (avant, 30°C nécessaire)
·        Maturation sensorielle et motrice
·        Rétracte les griffes, saute – 19e jour
·        Tourne la tête si lumière violente – jusqu'à 21 jours
·        Identification de la mère
·        Sens de l'équilibre, se gratte, 21e jour
·        Début de la socialisation, 21e jour

4 – Période de socialisation : 21e jour à 9 semaines

·        La couleur de l'iris change, 23e jour
·        Découvre la vie sociale : jeu, morsure, les espèces amies
·        La mère débute le sevrage progressif dès 4 semaines (fin vers 10 semaines) ainsi que le détachement
·        Début de l'apprentissage de l'espèce pour :
  •         connaître le langage (communication)
  •         le modèle de référence comme partenaire sexuel plus tard
·        Socialisation aux humains (manipulations et milieu d'éveil) pour éviter les problèmes chez l'adulte
·        Un milieu enrichi en stimulations lui offre une bonne résistance au stress, capacité d'apprentissage, moins de sensibilité aux maladies.

  •         A 28 jours : peut boire dans 1 plat
  •         A 30 jours : grimpe, gratte, enterre ses excréments (imite la mère)
  •         A 30 jours : la mère apporte des proies et imitée à la chasse

Cours Chaton J. ORTEGA p.2
Imprégnation :  5e semaine
                            3e semaine
                              9e semaine

Pour vivre en bonne entente :

·        avec les  chats : jusqu'à la 7e semaine (frère, sœur, adules)
·        avec les humains : jusqu'à la 8e semaine
·        avec les chiens : jusqu'à la 8e semaine
·        l'idéal entre chien et chat : 6 à 8 semaines

Les jeux sociaux : 4 à 16 semaines

Du sevrage à l'indépendance (selon B. Beaver)

  •         Ventre en l'air : invitation au jeu – 21e jour
  •         Debout : suit le précédent – 21e jour
  •         Pas de côté : marche en crabe latéral – 32e jour
  •         L'affût : préparation au bond – 33e jour
  •         La poursuite : se court derrière l'un l'autre ou sur jouet – 38e jour
  •         Le cabrer : boxeur – 35e jour
  •         Le saut : 43e jour
  •         L'affrontement : coup de patte avant la poursuite – 48e jour

Cours Chaton J. ORTEGA p. 3

Anomalies de comportement

Un bon chat se fait avant 9 semaines : socialisation et résistance au stress

  •         Tétée longtemps après le sevrage : pas de détachement
  •         Préférence maniaque à une nourriture : ne connaît qu'un seul type de nourriture (risque de refuser le reste : anorexie)
  •         Tétée d'objets non alimentaires (laine, peau du maître, son corps) : chatons qui n'ont pas été nourris par la mère (orphelins)
  •         Sevrage trop tôt : peur, colère, anxiété
  •         Manque de socialisation avant 23e jour pour humains ou congénères : agressivité, passivité, peur, défaut de maternage

Comment punir le chaton ?

  • Au moment de la faute, sans se laisser voir, à distance, de manière systématique, provoquer la faute.

·        jet d'eau : pistolet
·        Piège à souris à l'envers
·        Objet bruyant : trousseau de clef, boîte avec gravillons, chaînette
·        Ultrasons : Dazzer
·        Vinaigre blanc
·        Souffler comme lui : « pfft ! »

La peur de l'orage chez le chien

Le chien qui a peur des orages

Certains chiens ont une peur bleue de l'orage et savent le détecter longtemps à l'avance. Comment l'aider ?

L'origine du problème ?

Il faut savoir que malgré l'instinct de survie qui pousse à se protéger par la fuite ou l'abri dans un endroit sécurisé, une crainte qui dépasse les normes acceptables (le sujet est quand même capable de se maîtriser) n'est pas admise pour un chien d'utilité. C'est la raison pour laquelle, la plupart des tests de comportement pour la sélection des reproducteurs dans les clubs de race, vont inclure la résistance au stress acoustique (par exemple, coups de feu chez le Berger Allemand).

Imaginez un chien de décombres ou un chien de pistage sur les personnes disparues qui aurait peur de l'orage, alors que le facteur temps compte énormément pour sauver des vies !

Chez les bergers cette sélection a toujours été draconienne, si un jeune chien a peur de l'orage dés sa première sortie en montagne, il est éliminé immédiatement (il faut penser qu'il aura à regrouper les brebis affolée malgré la pluie, le tonnerre, les éclairs, sinon ce n'est pas un chien de berger !).

  •   Il peut s'agir d'une peur génétique, transmise de génération en génération. Des lignées de chiens sont sensibles à l'orage.

  • La crainte peut se transmettre par imitation. Les canidés apprennent en regardant agir les anciens ou ceux qui ont un statut supérieur, il suffit que la mère ait peur pour que les petits adoptent le même comportement, ou bien vous achetez un chiot mais le chien adulte que vous avez déjà a peur des orages…

  •   Il peut s'agir d'un traumatisme psychique ou physique associé à l'orage, qui le rend désagréable, par association.

  •   Tout peut venir de l'étape chiot, chez l'éleveur, si le milieu était trop pauvre, avec un niveau de stimulations très bas pendant les  trois premiers mois (période sensible).

Il est possible que cette peur n'apparaisse qu'à la puberté !

Comment peuvent-ils deviner que l'orage arrive alors que nous n'en savons rien nous-mêmes ?

Les canidés ont des sens beaucoup plus développés que nous, ils vont percevoir l'électricité statique, l'ionisation d'atmosphère, le grondement dans le lointain. Des signes annonciateurs.

Comportement du chien ?

On va trouver un ensemble de comportements qui signent la crainte : salivation, accélération du rythme cardiaque et respiratoire, vomissements, diarrhée, hypervigilance, les yeux qui « roulent », le désir de se réfugier « dans un trou de souris » (ce que diront les maîtres), en fait il cherche à se protéger de ce qui lui fait peur.

Attention, certains chiens risquent de fuguer, car pour les canidés, l'instinct de survie peut être également la fuite de l'endroit où le désagrément survient. Tout comme pour des feux d'artifice !

Comment se nomme ce problème ?

On va appeler cela une phobie de l'orage.

  • Un stade 1 où il démontre une agitation et un évitement avec retour à la normale.

  •   Un stade 2 où les signes vont augmenter, s'annoncer plus vite, et persister plus longtemps.

  • Un stade 3 où le moindre signe qui annonce un orage ou qui ressemble à celui-ci : bruit, télé, enregistrement, etc. vont déclencher.

Que faire pour l'aider à dominer sa peur ?

  •   Surtout ne pas le rassurer ou le caresser ou montrer soi-même des signes d'appréhension, sinon on augmente le problème ! Il comprend que si les membres leaders du groupe paniquent c'est que le danger est grand.

  •   Homéopathie

  •   Fleurs du Dr Bach

  • DAP : phéromones (odeurs de l'espèce) diffusées par un collier spécial et qui calment l'individu.

  • Habituation : on présente des enregistrements d'orage à faible intensité

  • Désensibilisation : les sons vont augmenter progressivement

  • Dévier l'attention : on fait entendre les enregistrements en augmentant l'intensité tout en procurant au chien une forte stimulation : gamelle (on peut éviter de donner 2 jours avant pour augmenter la motivation de survie), Jeux avec le maître ou avec un chien qui ne craint pas les orages, etc.

  • Renforcement positif : on ignore son comportement de crainte, par contre dés qu'il démontre de la maîtrise émotionnelle, on le félicite.

Voir le livre "Mon chien a de mauvaises habitudes" dans le site.

Comment empêcher les chiens d'uriner sur votre clôture ou votre porte?

Il faut savoir que le marquage territorial est une obligation chez les canidés pour affirmer une position, délimiter une zone ou simplement pour se rassurer. C'est le fait des mâles et d'environ 20%des femelles.
Pour éviter ce désagrément on peut utiliser du répulsif vendu dans le commerce ou des pulvérisations de citronnelle que beaucoup de chiens considèrent comme désagréable.

En Nouvelle-Zélande, la société pour l'éthologie Vétérinaire avait proposé il y a quelques années, de placer aux différents endroits stratégiques des bouteilles de plastique à moitié remplie d'eau. Comment ça marche, je l'ignore, car si le chien n'a pas associé la bouteille avec quelque chose de désagréable (projection d'eau), il ne peut la comprendre comme synonyme de désagréable!

Ne jamais utiliser d'ammoniac car son odeur attire les chiens, ni de "fleur de souffre", comme cela se faisait autrefois à la campagne car ce produit peut être toxique pour les poumons.

Comment lutter contre les pipis du chiot?

Il est normal qu'un chiot fasse un pipi toutes les 3 à 4 heures environ, si vous avez oublié de le sortir et qu'il s'est « oublié » sur la moquette il existe un truc assez simple, il faut asperger la zone mouillée avec de l'eau de Seltz, attendre une demi-heure, et sécher avec du papier absorbant. Si vous ne désirez pas qu'il revienne au même endroit apposer sa marque, munissez-vous d'un parfum à la citronelle que vous vaporisez sur l'emplacement.


Mon chien aboie lorsque le téléphone sonne. Que faire?

Mon chien aboie de façon très désagréable dès que le téléphone sonne. J'ai essayé de le punir, rien n'y fait.
Comment parvenir à faire cesser ce comportement ?
                                                                                             
Votre chien réagit en fait au comportement du maître.

Une mauvaise habitude s'est constituée à partir de vos réactions à la sonnerie du téléphone.
Si vous courez, votre précipitation engendre l'excitabilité de votre chien qui s'exprime par des aboiements.

Pour faire disparaître ce conditionnement qui s'est mis en place au fil des jours il faut d'une part, tenter de changer la sonnerie du téléphone ce qui est possible sur la plupart des appareils, d'autre part que vous appreniez à contrôler votre attitude en vous rendant calmement vers le téléphone, la personne qui vous appelle peut bien attendre quelques secondes que vous décrochiez le combiné.

Vous pouvez même agrémenter votre déplacement vers le téléphone d'une croquette offerte au chien, ainsi vous associez la sonnerie avec quelque chose d'agréable.

Mon chien est bagarreur avec les congénères

Mon chien ne supporte pas les autres chiens, il les attaque. Pourquoi est-il comme ça? Est-ce parce qu'il est dominant? Que puis-je faire?

Votre chien est-il « dominant » avec les autres chiens ?

« Le bagarreur »

Les maîtres qui ont un chien agressif vis-à-vis des congénères ont tendance à qualifier ce comportement de « dominant », ce qui est tout à fait inexact. Le vrai dominant n'a pas besoin d'attaquer pour s'imposer.

Il faut différencier l'agression entre mâles, entre femelles, entre les sexes, d'un mâle adulte sur un chiot ou sur une femelle.

Elle peut être compétitive, territoriale, de distancement, hiérarchique. L'intervention du propriétaire a un rôle important pour la mise en place de l'agressivité (en général protecteur).

La prévention passe par l'apprentissage de la communication chez l'éleveur (dès 4 semaines) et par l'Ecole du Chiot : inhibition de la morsure.

Le chien mal socialisé peut défendre la personne qu'il considère comme un partenaire sexuel ou social contre le conjoint et les autres membres de la famille, contre les autres chiens.

Pour le mâle, il suffit que sa maîtresse ait ses règles pour qu'il agresse.

Une séquence d'agression se fait en trois phases pour des chiens normaux :

Phase d'intimidation (on montre sa puissance pour ne pas avoir à s'en servir)

Phase d'attaque (faire tomber et maintenir jusqu'à ce que l'autre se soumette)
Phase d'apaisement (affirmer sa victoire en mordillant ou en chevauchant)

Chez le chien normal, le dominant cesse de mordre dès que l'autre se soumet, en général, c'est à l'occasion de « jeux de combat » que ce problème de hiérarchie se règle. Des mouvements exagérés (sauter, pousser, monter dessus, charger) qui sont accompagnés de signes d'amitié (léchage, se rouler, invitation).

Il existe des agressions idiopathiques par lésions neurologiques (bilan vétérinaire).

Dans les agressions par peur (chien attaqué lorsqu'il était jeune), comme il craint d'avoir mal, il mord plus fort, plus vite et sans menaces préalables. Son but, c'est de provoquer le retrait de l'autre.

Dans toutes les formes d'agression : peur, dominance, prédation, protection, possession, douleur, punition, le risque c'est l'instrumentalisation. Attention aux poils devant les yeux (puberté : Briard).

Des signaux du Dominant (chorégraphie)

Phase d'intimidation

Grognements, la lèvre supérieure retroussée pour exhiber les dents (incisives supérieures)

Oreilles dressées en direction de l'autre

Poil hérissé

Les membres raidis, le corps tendu, c'est la posture « haute »
La queue est portée haute

Le regard est fixé dans les yeux de l'autre (quelquefois sur le dos)

Phase d'attaque (si les postures dominantes sont insuffisantes)

La principale arme, c'est les dents, claquer des dents (mouvements à vide)

Se mettre au dessus : cou, garrot, dos

Peut faire une tentative de monte

Pousser et tenter de renverser, coups de pattes

Saisir le museau ou le cou

Orientation des morsures vers le cou ou les épaules en tirant (avec le dominant, la morsure est contrôlée)

Grognements

Phase d'apaisement

Renifler l'autre

Uriner dessus ou à côté
Chevaucher

Mordiller, lécher la tête de l'autre
Gratter le sol, grincer les dents

Parade avec posture haute

Des signaux du Dominé

Phase d'intimidation

Regard fuyant, détourné, pour éviter celui du dominant

Oreilles couchées

La pupille est dilatée (change de couleur)

Commissures de lèvres étirées (exhibe les molaires)

Corps plié en arrière ou basculé sur le côté

Tête et queue basses (quelquefois sous le ventre)

Grognement sourd

Phase d'attaque (si les postures dominantes sont insuffisantes)

Couché sur le dos ou sur le côté avec un postérieur levé
Présenter le cou, la gorge, le ventre, la région génitale (chiot)

Peut uriner

Possibilité de morsures répétées par les incisives en essayant de faire face en position recroquevillée

Phase d'apaisement

Immobilité absolue

Peut fuir en couinant, la queue entre les jambes et agresser par peur

L'âge critique : La puberté

La pré-puberté et la puberté (dans les cas difficiles, la castration peut être envisagée)

La prédisposition génétique

L'influence de l'éducation sociale (maître et Ecole du Chiot) – Revoir certains standards de race

La puberté, période de désocialisation, de hiérarchisation, de territorialisation
Les signes vont s'aggraver avec l'âge

Importance de l'âge d'acquisition du chiot (hyperattachement – HS – HA)

Le maître peut créer ou augmenter l'agressivité

Il isole son chien des congénères (peur des maladies, de l'attaque)

Il repousse le chien qui s'approche

Il est inquiet

Il prend son chien dans les bras
Il tire sur la laisse

Il réprimande son chien d'une voix monocorde ou donne des petites tapes (effet contraire)

Il crie et gesticule en cas de bagarre

<!Il ne domine pas son chien, donc pas d'inhibition en sa présence

Le chien est plus agressif en présence du maître, souvent exacerbation avec maître de l'autre sexe

Si on possède deux chiens du même sexe, identifier la hiérarchie entre eux et la respecter

La Rééducation

I - Evaluer le type d'agression et ses circonstances d'apparition

Interrogatoire du maître

Mise en situation (test)

II - Evaluer l'influence du maître

Mise en situation en l'absence du maître

III - Dédramatiser

Mâle adulte avec femelles – Femelle avec mâles

Muselière

Jeu de rôle avec le maître sans le chien pour changer le comportement (déculpabiliser)

IV - Rééducation

Effet de meute – Des chiens en laisse viennent entourer (d'abord sans le maître)

Dévier l'attention – Balle, friandise (privation) – stimulus fort (pistolet à eau, à amorces, parapluie pliable)

Reprise de l'autorité (protocole à la maison, obéissance directrice)

Punition – Stimuli négatifs au moment de l'agression – D'abord avec un étranger, puis avec le maître (eau, bidon, collier à air) – Système de l'élastique

Que dit la loi ?

Le maître du chien qui attaque est responsable (Responsabilité Civile) – Si décès, dommages et intérêts pour préjudice moral

Si la responsabilité n'est pas établie (témoins), chacun est responsable des blessures de l'autre chien

La bagarre a lieu chez le vétérinaire, à la pension, chez un éducateur, ils sont responsables. Au club, si le maître est présent, il est responsable.

Mon chien fait ses besoins dans la maison

Mon chien est sale, il fait ses besoins à l'intérieur, pourtant nous le sortons régulièrement...

Le chien malpropre

J. ORTEGA

Il faut d'abord savoir que la propreté est inscrite dans les gènes du chien. Tout jeune, il saura faire ses besoins en dehors du nid, de même qu'il apprendra à coordonner ses mouvements pour se livrer à une véritable toilette de son corps.

Toilette canine

L'entretien du pelage et du corps est importante, pour maintenir un état de propreté, qui évite les maladies ou tout simplement les désagréments.

Jusqu'à la 4e semaines environ, c'est la mère qui est chargée de garantir l'hygiène des chiots. Elle léchera la région périnatale et le ventre, pour aider à l'élimination des excréments, qu'elle ingurgitera (pour éviter d'attirer les prédateurs éventuels). Plus tard, le chiot sortira de son nid et recherchera une précédente odeur de marquage pour faire ses besoins.

Il apprendra très vite à utiliser ses pattes pour nettoyer sa fourrure, en passant l'une d'entre elle par-dessus la tête pour frotter ses yeux, ses oreilles, son museau. En se mordillant les griffes et le pelage, en se léchant dans les parties qui lui sont accessibles, il élimine les saletés, les herbes, les épillets, etc. Il est également capable de se rouler dans l'herbe pour se débarrasser des corps étrangers. S'il est mouillé, il va s'ébrouer pour sécher sa fourrure et on risque de le voir se frotter contre les arbustes, ou s'il s'introduit dans la maison, contre les meubles et canapés...

Pendant la mue, il se secouera de manière fréquente et se roulera dans les endroits herbeux pour tenter de mettre fin à ses démangeaisons.

S'il est porteur de puces ou de tiques, c'est des incisives qu'il tentera d'éliminer les parasites, en soufflant dans le poil (les races qui ont des anomalies dentaires, comme le Boxer ou le Bouledogue anglais auront quelques difficultés). L'épouillage peut être symbolique, il s'agit de le pratiquer sur les autres membres du groupe, y compris sur les maîtres, pour entretenir « les bonnes relations » dans la meute.

Les problèmes d'éliminations incontrôlées

Le chien qui fait ses besoins dans la maison est une véritable plaie pour les maîtres, surtout lorsque cela dure et que les essais de corrections restent infructueux.

Chez le chiot

On doit veiller à le sortir souvent, au moins toutes les trois heures, ainsi que lors du réveil ou après un repas.

On peut commencer par faire un conditionnement qui commence par l'observation. S'il renifle, tourne en rond, fait mine de s'accroupir, on le prend dans les bras et on le porte à l'endroit désigné. Dès qu'il s'exécute, on le félicite chaudement. Il est possible aussi de pratiquer la méthode des journaux. Dans la pièce où il doit passer la nuit, on dispose un bout de moquette avec une bouillotte dessous (si il a un panier, c'est encore mieux). La tiédeur de la couche l'incitera à dormir à cet endroit. Sur toute la surface de la pièce (carrelée de préférence) on étale des journaux, afin qu'il fasse ses besoins dessus. Par la suite, on limitera leur nombre, en ayant soin de toujours laisser une feuille légèrement imbibée sur le dessus. Il ne reste plus maintenant qu'à le diriger progressivement vers l'extérieur, en déplaçant le paquet de feuilles vers la porte. Un beau jour on en arrive à glisser les journaux sous la porte d'entrée, en ne laissant dépasser qu'un petit bout. Comme il ne peut se placer au-dessus, il couinera pour demander à sortir, c'est la fin de l'éducation à la propreté.

En aucun cas il ne faut pratiquer la méthode qui consiste à lui mettre « le nez dedans », car cela engendre presque à coup sûr, la peur du maître. Les personnes qui ont utilisé ce genre de méthode diront « il sait qu'il a mal fait », en voyant l'attitude du chiot lorsqu'ils rentrent du travail. En fait, ce sentiment de culpabilité n'existe pas, c'est par association entre le liquide au sol et le comportement antérieur du maître que le chiot prend cette mine de fautif. Pour s'en convaincre, il suffit de répandre un peu d'eau sur le sol et d'introduire l'animal dans la pièce, il aura la même attitude.

Chez l'adulte

Il est important d'éliminer d'abord toute cause médicale, surtout chez le chien âgé. L'incontinence peut être due à une maladie.

Un changement de nourriture peut également provoquer un dérèglement intestinal qui se traduit par de la diarrhée ou des crottes plus nombreuses.

Il existe quelquefois des facteurs déclenchants, liés au milieu, et qui démontrent un trouble psychique. L'arrivée d'un autre chien dans la maison ou tout simplement le passage d'un chien étranger en visite avec ses maîtres. La peur de perdre son rang hiérarchique, l'incite à apposer de nouvelles marques afin de se rassurer. La cause peut être représentée par une modification dans les habitudes : changement de maître ou de maison, séjour dans un lieu inconnu, etc.

Pour tenter de corriger, on partira du principe assez simple, qui veut que les canidés ont une inhibition naturelle à salir leur couche. Lorsqu'on observe un chien de ferme à l'attache permanente, on s'aperçoit que lorsqu'il veut faire ses besoins il tente d'aller le plus loin possible, tout au bout de son lien.

On pourra donc l'attacher avec une chaîne fine (une laisse en cuir ou en Nylon pourrait être détruite) à proximité de son panier pour la durée de sommeil. Il est possible également d'utiliser un box pour chiens, fermé. Dans ce cas on doit l'y accoutumer en douceur, d'abord en laissant la porte ouverte et en déposant des friandises à l'intérieur, le maître étant présent, puis en fermant la porte pour de courtes périodes. Bien - entendu, chaque sortie du box doit être suivie d'une promenade à l'extérieur pour qu'il fasse ses besoins.

Liens RelatifsEn savoir plus à propos de Les troubles du comportement

Article de J.O.

L'Article le plus lu à propos de Les troubles du comportement :
Mon chien a de mauvaises habitudes (test)

Les dernières nouvelles à propos de Les troubles du comportement :
La coprophagie, le chien qui mange ses crottes
BLATT FÜR BEWERTUNG DES VERHALTEN
Mein hund hat schlelte Angewohnheitein
Le Chien qui tire sur la laisse
Les problèmes des chiens en ville
 

 

LE CHIEN ABOYEUR

Ce n'est pas que vos voisins soient "méchants", non, mais ils ne supportent plus les aboiements de votre chien.
Vous craignez, non sans raison, qu'ils vous mettent en demeure de vous séparer de lui...

Le chien aboyeur :

J. ORTEGA

Difficile car pour votre chien, aboyer c'est communiquer, donc vivre pour lui qui hait la solitude.

Pourtant qui veut la fin, veut les moyens : voici les moins traumatisants et les plus efficaces pour lui faire acquérir une seconde nature de chien (presque) silencieux….

Depuis que le chien n'a plus à chasser pour survivre, chose qu'il menait en faisant le moins de bruit possible pour surprendre le gibier, il est devenu aboyeur. Doit-on lui interdire toute manifestation vocale, alors que celle-ci a encore, quelle que soit la race, une fonction d'alarme, laquelle peut nous être utile pour prévenir un cambriolage ou une agression, par exemple ?

D'autre part, le hurlement, l'aboiement peuvent signer, pour le chien, une cohésion instinctive avec la meute humaine : il ne comprendra pas qu'on le pénalise pour un message naturel au sein de « sa » hiérarchie .

En fait il y a problème lorsque les aboiements surviennent la nuit, ou dans la journée, en l'absence du maître….

« Chien qui aboie, ne mord pas » : ce vieil adage n'est pas toujours vérifié, car l'aboiement peut encore être la manifestation d'un conflit entre deux réactions instinctives : la fuite et l'attaque.

Il est vrai qu'une attaque imminente n'est précédée que de grondements sourds à ne pas confondre avec les grognements ou les aboiements dus à une crainte latente.

Le sens des manifestations vocale :

Que ce soit pour ne pas signaler sa présence au gibier qu'il traque, ou à un éventuel prédateur, le chien sauvage n'aboie pas, ou alors très peu.

Chez nos chiens, les manifestations vocales peuvent varier en durée, en intensité, en fréquence. La chienne a une voix plus aiguë que le mâle. Le chiot subit une « mue » qui transforme sa voix au moment de la puberté. Les races de grand format ont une voix plus grave que les petits.

L'aboiement : selon la forme qu'il prend, peut signifier la joie, la peur ; ainsi que la provocation ou l'indécision, s'il est étouffé, il signale un danger jusqu'à ce que disparaisse l'élément qui l'a provoqué.

Le hurlement : c'est le langage le plus atavique, un cri prolongé. Il peut marquer la territorialité, la cohésion de la meute (on l'entend souvent chez les chiens vivant nombreux en chenil). Il peut signifier la volonté de rejoindre une femelle en chaleur, l'inquiétude, la solitude ; ou bien encore être généré par une sirène ou une fréquence musicale particulière.

Le glapissement ou le gémissement : sont suscités par la peur ou par l'envie et, par exemple, par celle de rejoindre le maître qui s'occupe d'un autre chien (la « jalousie » qui est en fait la crainte de perdre son rang hiérarchique).

En outre, dans la vie de tous les jours, on remarque que certains sons déclenchent systématiquement l'aboiement : il peut s'agir de la sonnerie du téléphone, de celle de la porte d'entrée, d'une sirène.

On sait aussi que la solitude dans l'appartement, que le fait d'être attaché, ou derrière un grillage, et, pour certains, le fait de monter dans la voiture du maître, font aboyer ou japper le chien. De même que la vue d'un animal : chat, poule, cheval, chien ; ou d'une personne car il « doit » préserver l'intégrité territoriale. Les enfants, si ceux-ci sont liés à un souvenir douloureux (mauvais traitements à travers la clôture, par exemple), poussent également le chien à se « déchaîner » en aboyant.

Enfin le facteur qui parvient à la frontière du territoire et qui, chaque jour « fuit », renforce l'instinct de garde et les aboiements.

L'arrivée et le départ du maître provoquent une excitation qui se manifeste bruyamment.

En définitive, la plupart des aboiements sont des cris d'alerte qui s'adressent à la meute pour mobiliser les forces, inciter les jeunes à se cacher, pousser le groupe à défendre le territoire.

La rééducation du chien aboyeur :

On ne peut pas parler de rééducation sans parler au préalable d'éducation.
Celle-ci doit avoir lieu dès l'arrivée du chiot à la maison. Choisissez des impératifs simples mais stricts, qui sont la base de la pédagogie canine.

Ainsi ne « laissez pas passer » un jour ce qui est généralement défendu. Ne maternez pas exagérément votre chiot : pour qu'il trouve sa « personnalité », il ne faut pas qu'il ressente l'absence de son maître comme un vide impossible à combler. Accoutumez-le à des situations diverses pour améliorer la maîtrise de ses réactions, etc.

Ceci dit, comment faire cesser l'aboiement engendré par la solitude, celui qui gêne le plus les voisins ? Dès que vous avez le dos tourné pour quitter la maison, pour vous rendre à votre travail, voici comment les choses se passent : le chien commence par gémir près de la porte ; puis il entreprend une exploration frénétique de la maison, allant ici et là, reniflant sous les portes fermées. Au bout de quelques temps, il va s'apercevoir que le maître ne revient pas et qu'il est seul, désespérément seul : c'est alors qu'il commence à manifester son inquiétude vocalement.

Ce comportement, s'il n'est pas corrigé, va se fixer en quelques jours et se transformer en une véritable phobie de la solitude dont le chien ne pourra échapper, sur le moment, que par des aboiements répétés.

A cela, plusieurs remèdes.

Vous laissez une « présence ». Si le chien est en chenil, ce sera un vieux vêtement que vous avez porté et qui est donc imprégné de votre odeur.

Vous pouvez également laisser la radio, ou un magnétophone allumé, ou bien relié à un prise spéciale qui mettra ces appareils en marche que lorsque le premier aboiement retentira (c'est une question de réglage de la sensibilité du capteur).

Vous pouvez encore faire en sorte que votre chien partage la « solitude » avec un autre animal, soit un autre chien très calme, soit avec un chat qui s'entend bien avec lui.

Vous pouvez déviez, son attention. Pour éviter l'angoisse du départ, fournissez-lui une somme de plaisirs : sa gamelle, un os à ronger, la balle de jeux, etc. Et, bien entendu, vous procédez par étapes de plus en plus longues.

Le désagrément. C'est la technique du conditionnement négatif qui fait que le mauvais comportement est pénalisé dès qu'il se manifeste.

On peut faire preuve d'ingéniosité pour ne pas se faire voir lors de la punition, par exemple, en maintenant à l'aide d'un fil de nylon passé par le trou de la serrure, ou par un vasistas, un lot de boîtes de conserves vides qui s'écrouleront sur le chien au premier aboiement.

En somme, le mieux est d'arriver à « punir » votre chien par un artifice quelconque (jet de gravillons, giclée d'eau, émission d'ultrasons) sans qu'il soupçonne que ce désagrément lui vient de vous.

Si vous le frappez, ou si vous le pénalisez lorsqu'il aboie sans savoir pourquoi, vous lui ferez comprendre que sa manière d'attirer l'attention fonctionne.

Les colliers anti-aboiements à déclenchement automatique?

Ils émettent un jet de citronnelle lorsque le chien aboie. Ils ne semblent pas être très éducatifs car la plupart des chiens s'accoutument très vite à être ainsi « parfumés ».

Le collier à air avec boitier de déclenchement à distance est trés efficace par contre pour régler ce problème.




Quant au collier électrique qui permet d'envoyer une décharge à distance grâce à un émetteur, il risque de laisser des séquelles dans l'équilibre nerveux du chien.

L'aboiement sur ordre

Quant aux jappements précédemment évoqués en diverses circonstances, on peut les faire cesser par un autre conditionnement. Il faut alors inclure dans l'éducation de base, au même titre que le rappel ou la marche au pied, « l'aboiement sur ordre ».

Pour cela il faut d'une part observer le chien : dès qu'il aboie, pour une raison quelconque, on juxtapose l'ordre « aboie » à l'offre d'une friandise tout en lui disant « silence ».

D'autre part, à chaque fois qu'on lui présente sa gamelle, on lui demande d'aboyer, mais on ne la lui remet qu'en disant « silence ».

Bref, il faut arriver à ce qu'il aboie dès qu'il entend l'ordre « aboie » et qu'il cesse au commandement « silence ». Ainsi par la suite, vous pourrez ainsi bloquer un aboiement à n'importe quel moment, et ceci vous sera très utile pour « désamorcer » les êtres, les objets ou les situations qui déclenchent ses aboiements (un chat, le facteur, un enfant…). Là il faut parvenir à ce qu'il comprenne qu'il n'a rien à craindre d'eux. Pour cela pratiquez des approches agréables en faisant donner la balle de jeu ou la friandise par le facteur, par exemple, ou en le faisant approcher d'un chat « qui en a vu d'autres » et qui n'adopte pas un comportement d'attaque ou de fuite vis-à-vis de lui.

LE CHIEN QUI A PEUR

LE CHIEN PEUREUX

II ne veut plus sortir, il craint les voitures, il ne supporte pas l'approche d'un étranger, s'il est confronté à un événement inconnu c'est la panique, même dans la maison il sursaute au moindre bruit !… II est souvent difficile de comprendre ce comportement de crainte que l'on ne s'explique pas, alors comment réagir ?

I - L'INFLUENCE DÉTERMINANTE DU MILIEU D'ÉLEVAGE

  • Hérédité

Nous ne nous étendrons pas sur la transmission héréditaire de la peur, il faut savoir que cela existe. Des études faites aux Etats-Unis ont démontré qu'il y a des lignées émotives et des lignées stables, par exemple à l'intensité du coup de sifflet nécessaire à les faire sursauter. C'est la raison pour laquelle il existe des T.A.N. (Tests d'Aptitudes Naturelles) ou d'autres tests pour les races de chiens d'utilité, afin d'éliminer (en principe) de la reproduction ceux qui ne présentent pas des qualités irréprochables, en particulier la résistance au stress.

  • La mère

Elle est dans tous les cas le modèle à suivre, une mère craintive transmet par mimétisme ses mauvais comportements à ses chiots. On dit dans les clubs de race qu'il faut surtout s'attacher à une sélection sévère des mâles qui vont engendrer beaucoup de petits, il faudrait peut-être insister sur le fait que d'un point de vue caractériel c'est la femelle qui devrait être absolument irréprochable.

  • Le milieu

Les chiots sont de petits êtres sensibles qui doivent parvenir à un état d'équilibre avec leur environnement. Si le milieu est plein de stimulations diverses, ils seront plus tard, à l'aise n'importe où.

Si le milieu est pauvre en, ne serait-ce, qu'un seul type de stimulations, par exemple le mouvement, le bruit, les odeurs fortes, etc... la résistance à ce stimulus plus tard ne sera pas très élevée.

On peut dire que c'est dans la période qui va de 2 semaines à 12 semaines environ que va se fixer le seuil de résistance, son propre système de référence en, quelque sorte, pour évaluer ce qui est normal de ce qui pourrait être potentiellement dangereux.

II est évident qu'un chiot qui reste trop longtemps chez l'éleveur sans sortir dans un autre milieu (départ après 4 mois) comme la ville, même s'il a vécu dans un environnement enrichi aura un cadre de référence limité et sera souvent un chien timide et craintif difficilement adaptable ailleurs.

II - LE TRAUMATISME

Cette peur peut aussi être liée à un évènement brutal qui engendre une douleur. Si le stimulus est assez intense il peut marquer le chien, en une seule fois, à vie.

Imaginez un chien bien dans sa tête qui vit dans le jardin pendant que son maître est au travail, un enfant du voisinage lui jette un pétard qui explose brutalement, sans que le maître comprenne pourquoi son chien a peur d'un seul coup des explosions (puisqu'il n'a pu assister à cette mauvaise expérience).

III - LES MANIFESTATIONS DE LA PEUR

Celle-ci peut prendre différents aspects en fonction de l'hérédité du chien, de son vécu presque là, de son tempérament.

La surcharge émotionnelle va se manifester dans un de ces comportements

  • La fuite

L'instinct de survie le pousse à quitter le champ anxiogène, dans sa tête " le salut est dans la fuite ". Si on prend le cas des feux d'artifice, on verra le chien s'échapper de la maison et courir droit devant lui, comme si le danger résidait sur place (c'est d'ailleurs une grande cause de fugue inexpliquée). Celui qui a peur des voitures va brusquement tirer sur sa laisse et s'enfuir pour tenter de mettre le plus de distance possible entre les véhicules et lui, ce qui peut-être une source d'accident.

  • L'agression

Lorsqu'il est submergé parla peur il y a une désorganisation des comportements adaptatifs, pour tenir à distance la cause de son angoisse il peut démontrer de l'agressivité et même aller jusqu'à mordre ce qu'il craint. Quelquefois l'orientation de la morsure peut être dirigée vers le maître qui le tient et qui cherche à le rassurer. C'est une attaque de panique suivie d'un repli. Attention un chien qui a peur peut souvent être dangereux.

  • L'immobilité

Un mécanisme de défense qui consiste à se bloquer sur place, les muscles tétanisés, le regard affolé. II peut chercher à se dissimuler sous un meuble dans la maison ou entre les jambes de son maître à l'extérieur.

Dans tous les cas on observe des manifestations psychosensorielles et somatiques avec accélération de la respiration et du rythme cardiaque, tremblements et secousses musculaires qui peuvent aller jusqu'à la crise épileptiforme, hérissement du poil, hyper salivation, dilatation des pupilles, quelquefois vidange des glandes anales, miction, etc.

IV - LES DEGRÉS DE LA PEUR

  • L'angoisse

C'est un état d'attente d'un danger ou la préparation à celui-ci, qu'il soit connu ou inconnu. Le comportement typique de ceux que l'on nomme " les chiens de chenils ", partis trop tard de l'élevage, milieu d'élevage sans stimulation, mauvaise socialisation...

  • La peur

Elle suppose que l'objet qui la déclenche soit présent.

  • La panique

C'est brutal, avec une crainte persistante et irrationnelle (pour le maître surtout), d'un objet, d'une activité ou d'une situation. On retrouve toujours un besoin impératif d'évitement.

  • La généralisation

Par exemple la crainte d'un objet 1 va se transposer à un objet 2, 3, 4, 5, etc. On en arrive à une claustration volontaire, le chien ne veut plus sortir, cela peut aller jusqu'à ne plus vouloir faire ses besoins qu'à l'intérieur de la maison ou dans le jardin.

Si nous prenons le cas du chien sensible qui s'est blessé à la haie, il commence par refuser systématiquement de sauter celle ci, ensuite il refuse tous les obstacles, puis de rentrer sur le terrain, enfin, même à la maison dès qu'il voit son maître préparer le matériel pour se rendre au club, il va se réfugier dans un coin Les méthodes d'éducation coercitives peuvent également engendrer cet état de détresse acquise.

V - COMMENT RÉÉDUQUER ?

  • L'homéopathie

De plus en plus de vétérinaires ont recours à cette médecine douce qui consiste, après avoir étudié le cas du sujet, à le traiter avec des doses infinitésimales de produit. Des remèdes qui ne soignent pas une maladie précise, mais plutôt cette maladie sur un individu déterminé. Elle semble donner d'excellents résultats dans les troubles comme l'anxiété.

  • Dévier sur un autre comportement

Au moment où le stimulus déclencheur de la crainte apparaît, on dévie sur un autre comportement ou sur un stimulus plus fort. On peut utiliser selon l'individu de la nourriture (après privation pour augmenter la motivation), un jouet auquel il est très attaché, un coup de sifflet, etc.

  • Le chien moniteur

On le fait entrer en phase de jeu avec un autre chien qui maîtrise parfaitement ses comportements (devant telle situation ou tel objet) et avec qui il a des relations amicales. II vaut mieux choisir un " modèle " qui a un statut de dominant, donc que l'on doit imiter selon les lois des canidés.

  • Ne pas participer à son angoisse

L'éducation canine est une école de maîtrise de soi, certains maîtres par méconnaissance de la psychologie canine, renforcent les mauvais comportements, quelquefois même les imitent.

C'est le cas de clubs où pour accoutumer les chiots aux coups de feu, le moniteur s'écrie au moment de tirer : " attention on va tirer, caresser vos chiens pour le rassurer ! ". En fait c'est l'effet contraire qui va se produire. Le chiot marche bien tranquille auprès de son maître, soudain celui-ci se précipite sur lui pour lui parler et le caresser, à ce moment-là les coups de feu retentissent. Le chiot voit son maître qui démontre tous les signes de l'inquiétude, il est sur ses gardes, soudain les coups de feu... Dans sa tête une détonation équivaudra à quelque chose de potentiellement dangereux qu'il faut craindre. La bonne méthode consiste bien sûr à courir et à jouer avec le chiot au moment des tirs afin que ceux-ci demeurent à l'arrière plan, associés à de l'agréable.

  • La désensibilisation

On l'expose de manière graduelle aux facteurs anxiogènes qui sont générateurs de réponses d'évitement ou de fuite, en associant cette présentation avec quelque chose qui lui fait plaisir. Le stimulus aversif va être présenté à un taux de plus en plus fort de manière progressive, c'est la banalisation du problème.

A RETENIR

La peur est une émotion normale qui permet de se soustraire à un danger, elle est liée à la survie. Elle apparaît face à une situation ou à un objet inconnu si le chien a été mal préparé, par exemple par manque de stimulation chez l'éleveur ou par manque d'expériences multiples chez le maître (sortie).

Elle peut être d'origine génétique et ne concerner que certaines lignées.

L'équilibre caractériel de la mère est très important pour montrer la maîtrise des émotions.

Selon l'individu la crainte peut se manifester par la fuite, l'agression, l'immobilité ou des comportements de substitution (se lécher, creuser, tourner en rond, détruire, etc).

La rééducation passe par la maîtrise de soi dans les situations sortant de l'ordinaire (coups de feu), dévier l'attention sur quelque chose de fort et de motivant, désensibiliser progressivement en associant avec de l'agréable, trouver un chien moniteur très stable qui soit un modèle à suivre.

Mon chien ne revient pas au rappel, que faire?

Mon chien est indépendant, mais c'est sa race qui veut cela! Mon chien se moque de moi, il fait exprès de ne pas revenir lorsque je le rappelle! Le faire revenir au rappel, impossible, il n'a pas compris ce que signifie cet ordre!

Chaque chien nécessite une éducation de base. Le plus important est sans conteste un rappel impeccable. Un chien qui ne peut être rappelé est un danger constant pour lui-même et pour son entourage. Si en plus le chien s'assied au commandement, c'est très bien. Tout propriétaire qui promène son chien doit savoir jusqu'à quel point il peut contrôler son chien. Dans le doute, il vaut mieux le tenir en laisse.
" Mon chien est indépendant, mais c'est sa race qui veut cela ! Mon chien se moque de moi, il fait exprès de ne pas revenir lorsque je le rappelle ! Le faire revenir au rappel, impossible, il n'a pas compris ce que signifie cet ordre ! Si je m'inscris au Club, c'est surtout pour avoir le contrôle de mon chien en promenade ! "

L'objectif à atteindre

La définition d'un bon rappel, c'est le retour immédiat par le plus court chemin et à vive allure, dès que le maître donne le signal, quelles que soient les préoccupations du chien à ce moment-là !

Les erreurs habituelles

En général les maîtres vont imputer le manque d'obéissance au chien, c'est toujours lui qui est fautif, ce qui est, bien entendu, un jugement incorrect. Un chien réagit comme un canidé, ce n'est ni une machine ni un humain, il n'a pas la même vision que nous ni la même manière de concevoir les signaux de commandements.

Dans la nature

Un chien auquel on permettrait tous les caprices dans la vie quotidienne, à la maison comme en promenade, ne pourrait pas avoir une vision saine de son rang hiérarchique et serait, par la force des choses indifférent aux signaux qui auraient pour but de le diriger.

Un chef de meute, c'est quelqu'un qui est sûr de lui, il donne les ordres avec conviction, sans hésiter. D'autre part il ne doit pas y avoir ambivalence dans les signaux. Ce que l'on retrouve souvent dans une famille, c'est le père qui rappelle le chien en disant "au pied", la mère qui dit "viens ici", la fille "devant", le fils "reviens", etc.

Comment voulez-vous que le signal soit clair dans la tête du chien, d'autant plus que l'on trouve quelquefois des ordres très proches comme "ici", et "assis" ?

Si on se réfère à ce qui se passe dans la nature chez les canidés sauvages, l'apprentissage du rappel se fait dès le plus jeune âge au moment du retour de la chasse. La mère envoie un signal auditif qui fait sortir les petits de la tanière, le second signal sera visuel par des mimiques appropriées, enfin dès que le contact est établi, il y a régurgitation de nourriture. Nous avons donc là un premier élément, c'est la motivation par l'instinct primaire de l'alimentation. Comme à chaque fois le signal de ralliement est associé à quelque chose d'agréable, le comportement de retour immédiat va se fixer.

Plus tard, c'est en action de chasse, lorsque les jeunes commencent à accompagner le groupe, qu'ils doivent apprendre à tenir leur place dans la stratégie et à obtempérer aux signaux des adultes, en particulier du chef de meute, sinon ils pourraient compromettre la capture de la proie, qui est essentielle pour la survie. Un individu indépendant qui ne se plierait pas aux règles de la hiérarchie serait condamné inexorablement, une meute n'admet pas la marginalisation.

La bonne technique

II faut avoir conscience que le chien communique et reçoit les messages par deux canaux essentiels, le verbal et le non-verbal. Pour le verbal, l'ordre doit être simple et donné avec une intonation agréable qui incite au retour et non avec de la colère dans la voix qui bloquerait celui-ci. On doit choisir un signal précis et le répéter à chaque fois, quel que soit le membre de la famille qui le donne.

Le non-verbal a une importance énorme chez les canidés, la gestuelle doit être incitative, comme le fait d'écarter les bras, de porter le ventre en avant, de reculer, de s'accroupir, de battre des mains, de sourire, etc. J'ai pu voir à travers mon expérience avec les aveugles, l'attitude incorrecte qui consiste à se pencher en avant et à tendre les bras (il est évident que pour le non-voyant ce comportement est naturel pour tenter de rentrer en contact le plus vite possible avec le chien, mais il n'est pas très canin).

Pour favoriser la décontraction des maîtres, il faut leur faire dépasser le blocage psychologique qui est dû au fait de se sentir observé par les autres, en constituant des séances ludiques de rappel. Si, en concours, la rigidité est rendue obligatoire par le règlement, car chaque geste peut être pénalisé en tant que double commandement, en séance d'éducation le moniteur doit être inventif et les rappels doivent se faire de la manière la plus farfelue possible : courir dans l'autre sens, se coucher au sol, se placer derrière un obstacle, tourner le dos au chien, mettre un drap sur la tête, etc. À partir du moment où le maître prend du plaisir et s'amuse, le chien rentrera volontairement et avec joie dans le jeu. Une autre erreur que l'on retrouve régulièrement dans les cas de désobéissance au rappel, c'est le fait de poursuivre le chien qui ne veut pas revenir, même un chiot apprendra vite qu'il est plus rapide et plus leste que son maître et que celui-ci n'a aucune emprise sur lui !

On trouve également les maîtres qui vont battre leur chien lorsque celui-ci se décide à revenir ou qu'ils parviennent à le saisir. C'est une faute énorme qui est souvent imputable au fait que le maître est vexé devant les autres et qu'il veut démontrer à tous que c'est lui le chef. La seule chose qu'il montre, c'est au contraire, qu'il n'est pas un vrai chef, car un véritable maître doit d'abord savoir se "maîtriser" avant de "maîtriser" les autres. En agissant ainsi on augmente son pouvoir autoritaire et sa volonté de puissance à ses propres yeux, mais on diminue le lien social et l'écoute du chien qui perd confiance dans son maître. Même s'il ne revient qu'une demi-heure après et que l'on a envie de lui tordre le cou, on doit jouer la comédie, acte II scène III : "Oh que je suis heureux de te voir, tu es le meilleur des chiens ! "

Dans le même ordre d'idée, si le chien hésite et n'obtempère pas immédiatement, lorsqu'on parvient à le récupérer, il ne faut pas le mettre aussitôt à l'attache, on doit au contraire le relâcher, puis s'éloigner en l'appelant gentiment avant de lui remettre sa laisse.

Les lois de l'apprentissage

Tout apprentissage répond à des lois très simples, surtout en ce qui concerne le chien, il n'est pas nécessaire d'avoir une longue expérience "sur le tas" pour savoir comment il fonctionne, si on applique les règles de base l'éducation se met en place.

  • Sans motivation, il n'y a pas d'apprentissage, l'animal ne s'intéresse à un signal émis par le maître que s'il est associé à un bénéfice pour lui.

Ce qui signifie que chaque retour est associé à quelque chose d'agréable. Or qu'est-ce qui est le plus fort pour lui ? Évidemment ce sont les instincts liés à la survie (laissons de côté l'imaginaire des maîtres qui parleront d'obéissance par "amour", ou d'obéissance "sans éducation" ) comme celui qui est lié à la nourriture.

  • Plus l'apprentissage est répété favorablement pour le chien, plus vite il se fixe. C'est ce que l'on nomme la "loi de l'effet", s'il est récompensé à chaque fois, il va revenir de plus en plus rapidement.

  • II existe une progression qu'il faut respecter avant de faire disparaître la récompense.

  • Phase systématique : À chaque fois qu'on le rappelle il est récompensé, même si cela a lieu vingt fois par jour.

  • Phase intermittente : il est récompensé tous les deux rappels, puis tous les trois, puis tous les cinq, s'il revient toujours aussi rapidement, on estime qu'il a compris ce qu'on attend de lui.

  • Phase aléatoire : II doit rester dans cette phase toute sa vie, si on veut éviter que l'apprentissage disparaisse. Dans cette phase il est récompensé sans qu'il sache à quel moment il le sera, peut-être deux fois de suite, peut-être tous les trois rappels, peut-être au bout de cinq rappels...

  • Plus on commence tôt dans la vie du chien, plus l'apprentissage se fixera vite, persistera plus tard et sera de bonne qualité. Ce que l'on apprend au jeune âge est plus facilement mémorisé, on pourrait même dire que dès que le chiot est au sevrage (vers 4 semaines), l'éleveur peut commencer le rappel à chaque fois qu'il apporte les gamelles.

Pour les chiens récalcitrants :

Nous avons vu comment éduquer de manière naturelle afin d'obtenir d'excellents rappels, mais il faut penser aux maîtres qui ont laissé ce défaut s'installer et qui sont confrontés à cet horrible dilemme. Dois-je libérer mon chien pour qu'il se détende, avec le risque qu'il ne revienne pas au rappel ?

  • Créer un besoin

Lorsque l'on veut augmenter la motivation il faut créer un manque, c'est aussi simple que cela. II est évident que le chien qui aura ingurgité une énorme ration de nourriture ne sera pas attiré, une fois en promenade, par les petits bouts de fromage que tient son maître, il trouvera plus intéressant de fouiner de droite et de gauche afin d'explorer l'environnement. On peut le laisser sans problème pendant deux jours sans gamelle, ou avec une ration très légère (les loups restent bien une semaine sans manger, lorsqu'il ne peuvent pas faire autrement), lorsqu'il sera "sur les crocs" on prépare ostensiblement l'aliment qu'il préfère et on sort dans la rue où on le détachera pour sa promenade. S'il consent à s'éloigner, on le rappellera à plusieurs reprises, à chaque fois qu'il revient on donne la récompense et on l'incite à repartir.

  • Occasionner un désagrément

Le but c'est de lui faire estimer la présence de son maître comme quelque chose de très rassurant, par rapport à l'environnement qui peut être très désagréable. On peut utiliser des comparses qui seront placés aux endroits stratégiques. II ne faut surtout pas que ces personnes qui vont occasionner un désagrément, comme jeter une boîte de conserve vide avec des gravillons à l'intérieur ou tirer avec un pistolet à eau, se fassent voir au moment de leur action, il ne faudrait pas tomber dans un autre problème, la crainte des personnes étrangères (attention les chiens ont un champ de vision latéral développé). On peut pallier cet inconvénient en utilisant un collier à citronnelle ou à air que l'on peut déclencher à distance au moment voulu (de grâce, surtout pas de moyens extrêmes comme le collier électrique).















Liens RelatifsEn savoir plus à propos de Les troubles du comportement

Article de J.O.




L'Article le plus lu à propos de Les troubles du comportement :
Mon chien a de mauvaises habitudes (test)




Les dernières nouvelles à propos de Les troubles du comportement :
La coprophagie, le chien qui mange ses crottes
BLATT FÜR BEWERTUNG DES VERHALTEN
Mein hund hat schlelte Angewohnheitein
Le Chien qui tire sur la laisse
Les problèmes des chiens en ville
 

 
Cliquez pour agrandir l'image


mercredi 30 mars 2011 - Copyright : l'école du chiot.© La Méthode Naturelle© et sans contraintes. Tous droits réservés à l'auteur Joseph ORTEGA.Cliquez ici pour vous abonner à ce flux RSSContactez l'auteur à villaloubet@aol.com