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LA METHODE NATURELLE© de Joseph ORTEGA

«Comme si l'homme avait été la grande pensée de derrière la tête de l'évolution animale. Il n'est absolument pas le couronnement de la création : chaque être se trouve à côté de lui au même degré de perfection ».
NIETZCHE

Une méthode radicalement opposée aux méthodes par la contrainte, où le chien n'est pas un exécutant mais un compagnon de jeu qui apprend sans s'en rendre compte.

Pourquoi Naturelle ?

Inspirée de l'observation des loups sauvages. La mère et les louveteaux.
En éthologue de terrain, joseph ORTEGA a observé chez les loups sauvages que lorsque la mère revenait de la chasse, elle émettait un signal et les louveteaux accouraient. L'amour de la mère, pas du tout, plutôt une question de survie, si on ne se nourrit pas on meurt! (Ce que l'on nomme les instincts primaires). Si la mère lève la tête, le louveteau lèche les babines et s'assoit. Si elle se couche, il reste fixé sur ses babines et se couche. Si elle marche, il est collé à son flanc, la tête tournée vers elle...

Si on transpose chez le chiot, il suffit d'avoir quelque chose de très motivant dans la main: friandise ou jouet pour obtenir tout ce que l'on veut, sans laisse, sans s'énerver, en complicité avec lui. Fini les coups de laisse, les colliers étrangleurs, la contrainte de la main!
On montre une récompense, il revient à toute allure. On la lève, il s'assoit. On l'abaisse au sol, il se couche. On marche en la tenant contre son museau, il marche au pied, etc.

La démarche éthologique

  • Respecter l'animal : ne pas contraindre
  • Chaque chien est un individu avec son propre caractère, ses particularités
  • Faire preuve d'empathie : se mettre à la place du chien, tenter de penser comme lui, essayer de comprendre ses réactions, devancer ses désirs, anticiper ses réticences.
  • Utiliser les instincts primaires

La motivation

C'est le désir de quelque chose de manière consciente ou inconsciente, un comportement appétitif souple et facile. Plus la motivation est forte, plus l'apprentissage est rapide.

Les tendances innées

  • La nourriture (un état de privation augmente la motivation)
  • La proie (l'objet de jeu)
  • Imitation d'un congénère
  • Les signaux positifs du maître : joie, caresses, paroles chaleureuses
  • Les situations agréables (départ en promenade)
  • Le goût du jeu (l'homme doit rester le maître du jeu)

L'apprentissage cognitif

L'éthologie cognitive qui implique Intelligence et cognition pour acquérir la conscience des événements de l'environnement et se représenter un événement ou un objet.
En Méthode Naturelle on éduque en posant des problèmes simples que le chien doit résoudre en utilisant tous ses sens (ex : recherche du jouet sous plusieurs cônes).

Les lois d'apprentissages

Comment parvenir à l'exécution sans être récompensé ?

Il faut suivre les lois d'apprentissage pour le sevrage de l'objet de motivation.

1 - Phase systématique : on récompense à chaque exécution

2 - Phase intermittente : on récompense 1 fois sur 2, 1 fois sur 3, etc.
(Test de contrôle de l'apprentissage)

3 - Phase aléatoire : la récompense peut apparaître à n'importe quel moment
(Toute sa vie)

4 - Phase différée : Le chien de concours doit attendre de sortir du terrain pour être récompensé.

Comment pratiquer?

  • Soit on provoque le comportement recherché, on donne le signal qui doit être associé et on récompense pour fixer l'apprentissage (Ex : Le chiot est tenu par quelqu'un, je montre la gamelle en m'éloignant. Le chiot est lâché, je donne l'ordre " au pied ", dès qu'il arrive j'offre la nourriture)

  • Soit on attend que le comportement apparaisse, on donne le signal qu'il doit mémoriser et on félicite (Ex : le chien s'assoit, je dis " assis " et je félicite).

  • Approximations successives : On récompense une partie du comportement recherché, puis une autre, etc. Jusqu'à obtenir un enchaînement d'exercices.

  • Varier l'approche des exercices : en tous lieux et à tous moments : Club d'éducation canine, maison, ville, marché, aéroport, dans la voiture. En se déguisant, en se mettant à genou ou couché, etc.

  • Être positif : l'effet Pygmalion mis en évidence par Rosenthal et Fode en 1963 sur l'influence que peut avoir le fait que le maître croit ou non dans son élève.

  • Être distrayant : la séance d'éducation doit être récréative, le maître doit envoyer des messages de plaisir. Il n'y a pas de honte à faire le fou avec son chien, cela fait du bien au chien (confiance et amitié) et au maître (antidépresseur).

  • Être en " phase " avec son chien : Selon la théorie de Rupert SHELDRAKE sur les champs morphiques, il existe un lien privilégié, affectif et spirituel, entre certains animaux et leur maître (télépathie ?)

Il n'y a pas de punition en Méthode Naturelle

  • Dans le dressage classique, c'est la carotte ou le bâton.
  • Dans la Méthode Naturelle, c'est la carotte ou pas de carotte.

Lorsque le chien exécute on récompense, s'il n'exécute pas on ignore, au bout d'un certain temps, il comprendra qu'il vaut mieux faire ce que le maître demande s'il veut obtenir de l'agréable.

Exemple : La marche au pied

  • En Méthode classique, s'il ne marche pas au pied on donne un coup de sonnette sur la laisse, lorsqu'il est placé correctement on félicite.

  • En Méthode Naturelle, il n'y a jamais de laisse.
S'il ne marche pas correctement au pied, il n'a rien. S'il vient au pied on le récompense fortement (friandise ou jouet). Que préféra-t-il faire ?

Attention, hiérarchie obligatoire en parallèle !

Les contradicteurs de la Méthode Naturelle croient que l'on ne punit jamais, ce qui est faux, comme chez les loups le guidage hiérarchique est une obligation !

En Méthode Naturelle il est vrai que l'on recherche une complicité avec le maître et une confiance totale, la hiérarchie n'est pas mise en place par le biais du " dressage " comme en méthode classique. Il n'y a aucune contrainte.

Par contre, si en éducation courante il n'y a jamais de punition, en ce qui concerne la hiérarchie elle doit s'établir dés 3 à 4 mois (comme chez les louveteaux) à l'école du chiot, en apprenant au maître les interdits que son chien doit connaître et les exercices de hiérarchisation (retourner, main dans la gamelle, fermer le museau, etc.).

L'application de la méthode est évidemment l'école du chiot, la maternelle des chiens, mais peut être mise en place avec un chien adulte, pour cela il suffit qu'il soit motivé par quelque chose.


Concours d'Obéissance. La préparation du chien avant d'entrer sur le terrain

Vous avez mis en place chaque exercice du programme par le biais de la Méthode Naturelle, vous avez utilisé les approximations successives et les lois d'apprentissage, maintenant c'est le moment de se mettre dans la situation de concours avec ses règles strictes, un expert qui va juger les prestations de votre chien par rapport à celles-ci, les spectateurs qui vous observent, le terrain que vous ne connaissez pas.
Vous vous posez cent questions : pour la présentation au juge, dois-je donner le numéro de la puce électronique, je ne me souviens plus ? A la suite en laisse, dois-je faire le demi-tour à droite ou à gauche ? Il faut que j'évite de faire des gestes pour le rappel, est-ce pénalisable ? Le carré pour le en-avant est près d'une cachette, est-ce que mon chien ne va pas aller voir derrière ? Et s'il ne me faisait pas le retour de la haie ? etc...
Plusieurs paramètres sont donc en cause concernant votre chien, sa situation, vous-même, le juge...

Ce que vous ressentez s'appelle le stress, des réactions d'adaptation de votre organisme à une situation nouvelle dont vous ne pouvez contrôler le déroulement. Nul n'est à l'abri de ce phénomène émotif, d'autant plus que l'on a pas à gérer que ses propres comportements mais également ceux du chien.

Il faut savoir que les canidés sont des animaux sociaux très sensibles au langage non verbal ainsi qu'aux odeurs, ils vont absorber comme des éponges l'émotion de leur maître ce qui peut entraîner des blocages ou des erreurs de signaux. Souvenez-vous qu'il est toujours plus simple pour le chien de comprendre le langage de l'humain que pour le maître d'apprendre celui du chien.

Vous avez la chance d'avoir travaillé votre chien selon la philosophie de la Méthode Naturelle en faisant preuve d'imagination, en brisant la routine, en sollicitant la participation joyeuse, en améliorant la complicité avec le chien.

Les seuls problèmes que vous pouvez rencontrer sont l'excès de zèle avec un chien très rapide ou l'attente de la récompense si vous n'avez pas correctement suivi les règles de l'apprentissage (phase systématique – intermittente – aléatoire).

La première chose à faire avant de passer est de s'isoler avec son chien, ensuite il faudra faire quelques assouplissements pour fixer son attention sur vous (rappelez-vous, le fameux “regard sur le maître”).
La récompense dans la bouche ou la balle fixée sur votre veste, faites durant 2 à 3 minutes, une marche rapide avec plusieurs assis en récompensant 1 à 2 fois seulement. Il doit retrouver ce qu'il a appris pendant des heures à l'entraînement depuis qu'il était chiot : rester connecté au maître, garder le contact, ne jamais le quitter des yeux, oublier “l'extérieur“ même s'il s'agit d'un milieu stressant.
Avant d'entrer vous devez être détendu, en “phase” avec votre chien, peu importe s'il perd des points car le juge estime qu'il ne correspond pas aux critères habituels (monotonie de l'obéissance à la française), l'essentiel est qu'il soit rapide, joyeux et précis, toujours à l'écoute du maître.

Voir l'ouvrage "le programme obéissance par la Méthode Naturelle", à commander sur ce site

Comment mettre en place tous les exercices d'obéissance, les trucs et astuces de J. ORTEGA

Vous désirez faire le programme Obéissance, alors comment, sans utiliser la contrainte, obtenir des éxécutions rapides, joyeuses et précises.

Les secrets de la Méthode Naturelle:

http://www.ecole-du-chiot.com/topic9/page4.html


L'apprentissage cognitif ou comment empêcher un chien de s'ennuyer

Lorsqu'on parle d'éducation canine, on se heurte immédiatement à deux concepts, les méthodes classiques ou les méthodes par renforcement positif. Les premières sont issues du « dressage » avec le premier club qui voit le jour en France en 1908, on utilise la contrainte douce ou dure avec des moyens de contention comme la laisse et le collier.
Les secondes, comme la Méthode Naturelle, ne vont employer aucune pression de la voix, de la main ou par du matériel, on incite le sujet à réfléchir et à découvrir quel intérêt il peut tirer de l'exécution, tout en partageant une complicité avec le maître. Bien entendu on parle ici de l'éducation de chiens normaux et non de chiens à problèmes…

De la théorie à la pratique

Il ne s'agit pas de faire des essais et d'agir de manière empirique, parce que le truc a marché avec un chien X, chaque chien est différent et des lois scientifiques existent pour comprendre les mécanismes de l'apprentissage.

La mise au point des théories de l'apprentissage revient en premier lieu à Edward L. Thorndike qui rédige « Educationnal psychology » (la psychologie de l'éducation), à partir d'expériences faites sur différents animaux.
Pour cet apprentissage par essai et erreur, d'où il extrait la loi de l'effet, il suffit de se représenter un chien enfermé dans une pièce, le maître est à l'extérieur (ou de la nourriture s'il n'a rien mangé depuis quelques jours), pour tenter de sortir il va avoir des comportements exploratoires sur les murs, la fenêtre, la porte, puis par hasard sa patte va se poser sur la poignée de porte et il pourra sortir. Au bout d'un certain nombre d'essais, il parviendra à ouvrir la porte dés qu'il sera dans la pièce. L'apprentissage est terminé.
L'apprentissage associatif existe chez tous les êtres vivants, une association entre les effets obtenus et la cause. Si la cause apparaît, l'individu peut alors anticiper l'effet par un comportement adapté.

On trouve deux types d'apprentissage associatif : le conditionnement classique et le conditionnement instrumental.

La Méthode Naturelle est un apprentissage cognitif dans la mesure où elle va utiliser la réflexion et l'intelligence, en préparant des situations qui mettent en jeu de manière naturelle la formation de concepts pour la résolution des problèmes.

Dans le comportement adaptatif des animaux la sélection naturelle crée des individus qui tendent à être performants dans la survie et la reproduction : recherche de nourriture (la base de la Méthode Naturelle), de partenaires sociaux (complicité avec le maître), de communication sociale, pour éviter les prédateurs, rechercher un habitat, élever les petits et les éduquer, etc. Si l'on compare avec les canidés sauvages comme le loup, le chien domestique n'a pas grand-chose à faire tout au long de sa journée, et il s'ennuie, ce qui va engendrer des problèmes de comportements. L'objectif sera donc d'éviter d'exercer des contraintes qui augmentent encore l'angoisse et le stress, et de l'inciter à utiliser, à mobiliser ses sens et ses instincts pour obtenir un bénéfice, c'est à dire fournir un jeu distrayant, qui permet sans s'en rendre compte de faire des acquisitions d'apprentissages qui seront utiles, tout en renforçant la relation avec le maître.

« Il me parait impossible de ne pas reconnaître que le principe qui les meut dans leurs actions est un principe intelligent qui est le produit des sensations et de la mémoire »  Charles Georges Leroy

La cognition, c'est quoi ?

On peut la définir comme un ensemble de processus mentaux, tels la perception, la mémorisation, le raisonnement et la résolution des problèmes. Un processus d'acquisition de connaissances pour des espèces qui sont capables de sentir, de percevoir, d'apprendre, de se rappeler, et de penser…
Elle va constituer une somme d'activités mentales qui nécessitent l'acquisition, le stockage, la récupération et l'utilisation de connaissances. Avec la clef de la méthode positive, la contrainte motivationnelle qui est un ensemble de sensations psychiques d'incitation à l'action, associé à l'agréable, le plaisir d'exécuter.

Intelligence et émotion

Les activités cognitives servent à acquérir des connaissances, à les mémoriser et à les utiliser par rapport à sa propre culture pour résoudre les problèmes de la vie quotidienne et pour s'adapter rapidement au milieu. Selon Piaget l'intelligence se développe par assimilation et accommodation de schèmes (le schème est une unité de base de l'intellect, des structures cognitives avec des idées organisées qui se développent et se modifient au fil des épreuves). Pour que l'apprentissage de stratégies soit transférable à d'autres contextes, il doit apprendre quand, comment et pourquoi  elles sont utiles.

En ce qui concerne les échanges avec le maître, en tant qu'animal social les relations entre individus impliquent dominants, subordonnés, immatures, alliés ou ennemis, avec des liens inter référentiels, des associations entre catégorie pour la survie. Les jeunes reçoivent l'enseignement des parents et des autres membres du groupe avec, avec la faculté de mémoriser ce qui sera essentiel.

S'il s'agit des parents par exemple, dans leur comportement d'individu modèles, il y a l'intention d'agir de manière à affecter soit ce que les jeunes font, soit ce qu'ils pensent. Dans l'apprentissage par imitation, l'individu va reproduire le comportement de l'autre pour obtenir le même bénéfice (récompense ou sauvegarde d'un danger).

Il existe aussi l'apprentissage vicariant, où cette fois l'individu observe, assimile l'information, puis reproduit le comportement sans que le modèle soit présent.

N'oublions pas que dans les rapports chien-maître, le maître est un modèle positif ou non, même s'il n'en a pas conscience. La modélisation implique que le comportement de l'élève imite en se construisant un modèle mental des processus nécessaires à la réalisation d'une tâche. Le maître sert au guidage (coaching), il doit offrir des pistes de réflexion, des modèles, des expériences dont le but est d'améliorer les performances de son élève. Des habiletés et des compétences diverses dans plusieurs domaines.

L'éducation c'est faire acquérir des connaissances qui seront réutilisables éventuellement dans d'autres contextes, par le phénomène de la généralisation.
Des aptitudes cognitives spécifiques où la mémoire à long terme sera mise à contribution, en faisant appel aux connaissances antérieures, en les comparant et en les adaptant.

L'émotion

Dans l'apprentissage il ne faut pas oublier que la perception des émotions l'emporte sur les autres processus perceptifs (le fait que l'ancêtre du chien, le loup, soit craintif, cela lui permet de sauver sa vie). Le chien domestique doit évoluer en équilibre avec le milieu des humains qui est souvent très stressant.

Il faut la conscience de soi et la possibilité d'identifier ses émotions. La maîtrise de ses émotions. Etre capable de canaliser les émotions pour pouvoir se concentrer, se maîtriser, s'auto motiver. Cela n'empêchera pas la perception émotionnelle de l'autre à partir de signaux subtils, ce que l'on nomme « empathie ».

Le chien est un individu social, seul il n'est rien, il a cette faculté de comprendre les expressions émotives les plus légères, les signes, les mimiques qui transmettent un message qu'il soit de mécontentement, de stress, de peine ou de joie.
Des systèmes de communication qu'il maîtrise mieux que nous avec l'obligation liée à la survie, de se comprendre entre individu.
Ce problème de langage et donc de communication qui fait défaut à l'homme pour saisir l'émotionnel, va engendrer des incompréhensions. Le chien étant considéré comme un humain, avec les mêmes besoins : nourriture humaine, friandise humaine (chocolat, sucre), chauffage, couverture, habits, promenade dans les bras, dormir dans le lit ou dans « son » fauteuil… Cet anthropomorphisme qui donne tant de sociopathies (pathologie où l'organisation du groupe social est altérée)

Psychologie cognitive

Selon Dennett et sa stratégie intentionnelle, on peut présupposer une rationalité de l'animal à interpréter, connaître la situation, en tirer avantage ou inconvénient, ce qu'il pense, l'événement qu'il remarque, anticipe ou désire. Il peut former des représentations et les utiliser dans ses comportements : ce qui se passe « en soi » et « hors soi ». Chaque animal est apte à établir dans sa tête une carte cognitive qui lui permet d'enregistrer ses trajets et de retrouver les lieux importants : tanière, zone de nourrissage ou d'abreuvement, endroits fréquentés par les prédateurs…

Dans les tests de détour où on place un obstacle (grillage) entre le sujet et ce qu'il convoite (nourriture), le chien s'en tire bien, même si on passe au labyrinthe.

Le behaviorisme ou comportementalisme, que l'on doit à Watson, Thorndike, Hull, Skinner, ne se préoccupe que des conduites observables et non des états mentaux du sujet, pour eux la base des conduites est le conditionnement, c'est-à-dire l'apprentissage par association entre un stimulus et une réponse. Le comportement est le résultat d'une chaîne de reflexes conditionnés renforcés par la répétition et se combinant pour déterminer des conduites complexes.

« L'acte animal est le résultat d'un apprentissage à partir d'une succession d'essais et d'erreurs corrigés par l'expérience » Jennings

On retiendra néanmoins l'efficacité du conditionnement instrumental ou opérant (que l'on doit surtout à Skinner), basé sur le principe qu'un comportement qui est renforcé par quelque chose d'agréable a plus de chance de se manifester.

La psychologie cognitive a été crée en réaction au béhaviorisme en prenant en compte chez le sujet : les acquisitions sensorielles, la représentation mentale fabriquée par expérience, le traitement de l'information en étapes séquentielles et la possibilité de les utiliser.

Le concept de résilience

C'est la capacité de vivre, de se développer, en surmontant les chocs traumatiques (qui sont nombreux dans le milieu de vie des humains, surtout en ville), ce qui implique que l'individu est capable d'utiliser ce qu'il a appris pour surmonter les difficultés liées à l'environnement. D'où l'importance de la résistance au stress précoce  grâce à l'école du chiot.

En apprentissage, c'est ce que je nomme l'endurcissement. On ne se contente pas d'exercices stéréotypés, souvent copiés sur les règlements de concours, on va faire des approches diverses de ceux-ci en faisant preuve d'imagination. Par exemple le rappel, ne se fera pas uniquement face au chien en étant debout, mais à plat-ventre au sol, sur une échelle, dans la voiture, sur un vélo qui roule, en étant sous une bâche, en étant déguisé, etc. un des grands principes de la Méthode Naturelle, c'est : « jamais deux fois la même manière d'aborder un exercice ! ».

Ceci implique également la notion d'individu, chaque chien est différent et l'apprentissage doit s'adapter, il n'y a pas comme le pensent souvent les pratiquants de la méthode classique, des lois universelles s'appliquant de la même façon à tous (imaginez que l'on prenne en éducation le modèle du malinois pour l'appliquer à un Tosa Inu !).

En apprentissage cognitif on observe d'un point de vue physiologique l'activation des neurones lors de stimuli prédicateurs de récompenses, ce qui engendre des réactions d'attention, d'orientation et d'approche. La dopamine qui est produite par les neurones agit comme neurotransmetteur et neuromodulateur, les systèmes dopaminergiques étant en partie responsables de la motivation, du contrôle des comportements, de la cognition, de l'attention et de l'apprentissage.

Lorsqu'on pose un problème à résoudre le sujet doit pouvoir trouver une solution originale qui est pratique et utile, il doit mettre au point une stratégie fluide, flexible et adaptée. Les essais et les erreurs vont être autant de rétroactions qui vont construire une expérience supplémentaire, l'entraînement à la réflexion a des effets bénéfiques sur l'apprentissage.

L'éducation intelligente.

« Quelques-unes des réponses des mammifères sont des réflexes, mais le caractère fondamental des fonctions de la substance grise corticale est qu'une partie du comportement de l'animal n'est pas innée mais apprise au cours de la vie. Les actions des mammifères sont, dans une grande mesure, déterminées par l'expérience. L'intelligence, au sens large du mot, est un attribut des mammifères. »
                                                                                                                                  Alfred S. ROMER

Depuis la pensée aristotélicienne qui annonçait l'étude du comportement, nous avons vu que l'école objectiviste de LORENZ, TINBERGEN vers 1935 et les behavioristes ont permis l'écoute attentive de la manière d'être et d'agir des animaux et des hommes (qui sont aussi des animaux), des manifestations objectives de leur activité globale. Ces études sont parfois compliquées et leur compilation exige de jongler avec des termes assez complexes issus principalement des deux pays possédant le plus grand nombre de chercheurs dans ce domaine: les pays anglo-saxons et germaniques.

C'est ainsi que si on prend, par exemple, la théorie de VON VEXKULL, on parlera, pour l'espèce canine, du "merkwelt" ou monde sensible, sur lequel elle agit par l'intermédiaire de son "wirkwelt" (monde des motricités), l'ensemble formant le umwelt ou monde total caractéristique de l'espèce.

De même que W. Köhler et sa  gestaltthéorie ou psychologie de la forme dont le mot gestalt a été traduit par forme, structure, organisation, etc. sans arriver à en définir exactement le sens.

En France, nous avons des études du fondateur de l'éthologie dans notre pays: Pierre-Paul Grassé ou bien Rémy Chauvin. Pour ma part, j'ai préféré faire une synthèse de toutes recherches en l'adaptant à ma propre expérience sur les canidés en général et le loup et le chien en particulier, en choisissant des mots simples que tous les amateurs et les utilisateurs que je côtoie régulièrement (puisque j'en fait partie) comprennent; vulgarisation et abord de l'éthologie canine qui n'existaient pas il y a encore quelques années en France et qu'il a fallu créer dans les années 70 (voir mes premiers articles dans « le berger allemand » qui est devenu « Sans Laisse »).

  • En visitant les clubs d'utilisation, on s'aperçoit maintenant que les moniteurs commencent à utiliser un langage issu de leur lecture d'études sur le comportement dans les revues de la presse canine. On voit le chien sous une optique différente en prenant garde à la personnalité de celui-ci et en construisant des méthodes rationnelles adaptées, au lieu d'éduquer tous les chiens de la même manière, dans un carcan d'exercices souvent brutal ne tenant pas compte du sujet, du sexe, des caractéristiques raciales.

Il faut se réjouir de cet état de chose et faire fi de toutes les glorioles au bénéfice du chien, car l'essentiel est qu'il soit mieux compris et mieux utilisé, même si, au passage, on doit déplaire à quelques grincheux réfractaires à tout ce qui ne vient pas de leur pauvre imagination sclérosée.

L'éducation intelligente demande des qualités de patience, de réflexion, de justice et surtout un sens de l'observation aigu afin de corriger rapidement la méthode sans corriger le chien.
En laissant de côté les procédés inhibiteurs provoquant des interférences et bloquant le travail biologique de la mémorisation, en rendant également le chien peureux, hésitant, avec ses qualités annihilées en présence du maître, on choisit la voie royale de l'accord, de la fusion entre deux espèces, deux individus, deux compagnons.

En gagnant l'empathie interspécifique, on obtient alors une participation volontaire très poussée où on voit même le chien devancer l'éducateur en cherchant à comprendre et, surtout, à faire plaisir, ne le quittant pas des yeux pour interpréter rapidement ses moindres désirs en analysant ses mimiques, ses gestes, en somme son langage non verbal.

De son côté, le maître devra investir sa volonté et sa sensibilité dans la connaissance parfaite de son animal en choisissant judicieusement tous les gestes, les mots, les récompenses qui vont le pousser à orienter son énergie vitale dans la meilleure obéissance possible.

Pour choisir une caractéristique typique, on peut citer le chien qui a de bons rapports avec son maître; c'est celui qui regarde son maître franchement sans ciller, les yeux grands ouverts, la tête tournée vers lui, quelle que soit sa position ou son éloignement.

Les chiens pensent-ils ou comment les faire réfléchir ?

Pour étudier les capacités d'apprentissage, on peut faire appel à différents tests :

Tests de discrimination visuelle
Test d'apprentissage spatial
Test d'apprentissage instrumental

Pour Pavlov (1927), l'exploration est un réflexe face à un changement de l'environnement ou à un stimulus extérieur. L'exploration met en évidence la préférence de l'animal pour la nouveauté et permet  de la quantifier. Le test en champ ouvert (Open Field) est aussi utilisé afin d'évaluer la mémorisation des repères spatiaux en plaçant des objets à l'intérieur d'une enceinte. Le comportement de l'animal est observé lors de ses recherches de solution: la locomotion, le toilettage, les contacts avec les objets (renifler, mordre) ainsi que l'observation de mouvements stéréotypés

On peut donner des exemples d'exercices qui font appel à l'apprentissage cognitif :

  •   Rejoindre quelque chose de motivant:
Soit le jouet, soit une friandise, soit le maître.
Selon le chien : on va placer des obstacles à cette recherche, comme des clôtures, un labyrinthe fait de panneaux, ou bien cacher l'objet convoité sous des pots de fleurs en plastique, une bâche, au milieu de personnes assises, au fond d'un seau, etc. A pratiquer à la maison dans les différentes pièces ou en extérieur.

  • Cet exercice va faire appel à la recherche visuelle, tactile, olfactive, à la réflexion et l'analyse. Sans s'en apercevoir le sujet travaille la sociabilité, la résistance au stress, la volonté d'exécution, le renforcement d'un exercice en toutes circonstances. Comme la motivation est très forte il « oublie » d'avoir peur !

  •   Mémoriser des noms d'objets.
On ne peut faire cet exercice  qu'avec un chien qui fait le rapport d'objet.
  • On dépose une balle et on l'envoie chercher en la nommant « apporte la balle verte », d'abord à vue, ensuite en la plaçant dans une autre pièce. On passe ensuite à un bout de bois, puis à la laisse roulée, etc.
Les objets doivent être très différents au début.
Par la suite, au bout de 5 objets, on va mettre 2 objets et il devra rapporter celui que l'on nomme.
Vous avez compris que l'objectif c'est qu'il différencie un grand nombre d'objets et qu'il puisse les identifier et les rapporter sans se tromper. Certains chiens sont parvenus à mémoriser environ 300 noms d'objets !

Titre de paragraphe

Saisissez le texte du paragraphe ici

Comment éduquer un chien sourd par la Méthode Naturelle?

La Méthode Naturelle est une éducation sans contrainte, en complicité avec le chien, contrairement aux méthodes classiques elle a un autre avantage, c'est que le chiot apprend depuis le plus jeune âge à répondre à deux canaux de communication: d'une part la voix et d'autre part la gestuelle.

Je lève la main, il s'assoit

Je baisse la main, il se couche

Je la place sur mon ventre, il se met devant

Si elle vient contre la jambe, il vient au pied

Si elle fait un mouvement vers l'avant, il court devant

Etc.

Au début, il apprend ceci en association avec la récompense qu'il y a à l'intérieur et qu'il va recevoir selon les lois d'apprentissage: d'abord, de manière systématique (à chaque fois qu'il exécute), ensuite de manière intermittente (une fois sur deux, une fois sur trois, etc.), enfin de manière aléatoire (il ne sait plus quand elle peut arriver, donc il se dépêche d'exécuter tous les ordres, au cas où).

Le chien sourd apprend ainsi, uniquement par le biais de la main, ce que chaque geste signifie et répond aussi bien qu'un chien entendant.

Le seul problème, c'est le rappel lorsqu'il est éloigné et ne regarde pas dans la direction du maître!
J'ai fait des essais, avec des petits téléphones portables fixés au collier qui vibrent à l'appel, en conditionnant le chien au préalable à regarder son maître dés qu'il y a le vibreur, pour cela en travaille au début prés de lui.

Une société d'accessoires pour chiens vient de sortir un collier équipé d'un vibreur qui remplace mon "bricolage", en voici les coordonnées:
http://www.petgadgets.com/product_details.cfm?product_id=152&content_id=20

www.petgadgets.com

Le collier s'appelle "Vibration control trainer"

En cas de problème d'apprentissage vous pouvez m'envoyer un message.

LE PROGRAMME OBEISSANCE 4B EN BELGIQUE

Le programme obéissance en Belgique est complexe et proche des réalités de la vie quotidienne, pour en avoir un aperçu, cliquer ici:

http://www.youtube.com/watch?v=MHGCpB8ZeCg

http://www.youtube.com/profile_videos?user=axelle1370&p=r




Vous pouvez y voir les chiens Bergers Belges Tervueren de l'élevage de la Belgerie
www.labelgerie.be

L'approche de la compétition en Méthode Naturelle

L'approche de la compétition

Nous assistons à une diminution des contacts de l'homme avec la nature, la ville c'est le béton et l'isolement au milieu des autres. L'animal apporte un peu de naturel dans des conditions de vie urbanisées à l'extrême.

Comme l'a défini Katcher, l'animal familier compense un manque et possède une influence positive sur sa santé :
  • Diminuer la solitude
  • Donner la possibilité de prendre soin d'un autre
  • Fournir une occupation

  • Permet des contacts physiques. Des gestes de tendresse que l'on n'ose pas faire avec les humains

  • S'offrir à l'observation
  • Procurer un sentiment de sécurité
  • Possibilité d'exercices physiques

Le chien a été pendant longtemps un animal utilitaire, aujourd'hui c'est avant tout un compagnon de vie avec lequel on peut s'amuser. Ceci, bien entendu, en respectant son bien-être et ses besoins éthologiques : alimentaires, exploratoires (stimulations, sorties en liberté), ludiques (il garde des caractères juvéniles toute sa vie), sociaux (la hiérarchie dans sa meute humaine doit être claire).

Sensible, sociable, intelligent, le chien s'est adapté à l'homme et à son mode de vie, à l'humain de faire le reste pour une harmonie parfaite.

La compétition

« Tous les exercices du corps sont salutaires a la santé d'abord, ensuite a l'esprit qui s'en exerce » Montaigne

C'est la pratique d'un sport on seul le maître recherche un enjeu, le chien ne désire qu'une Chose, éprouver du plaisir, peu importe si c'est dans la maison, le jardin, lors de la promenade ou sur un terrain de concours. La notion de « travail » ou de « résultat » est un concept humain. Les animaux sont essentiellement au service de leur espèce pour la survie, l'homme recherche avant tout la domination au dépend du reste.

L'homme et le chien forment un groupe, une société, selon R. Ardrey : « Un groupe d'être inégaux organises en vue de satisfaire des besoins communs (en principe !). Le maître a un pouvoir sur le chien et le chien sur son maître car il a besoin de lui pour obtenir des réussites. A l'époque des jeux de cirque Romains. Panem et circenses(du pain et des jeux), le Circus Maximus a Rome contenait 250000 places assises, les dresseurs ou Magistri étaient des esclaves ou des étrangers qui avaient compris que pour apprendre des tours aux animaux fallait d'abord les encourager a aimer les exécuter.
Les méthodes classiques en éducation canine sont faites pour mécaniser à l'extrême, peu importe si on utilise la contrainte ou la douleur, la Méthode Naturelle c'est la participation volontaire afin d'éprouver du plaisir. C'est une loi naturelle, tout organisme vivant recherche rééquilibre, le bien-être, le plaisir, il ne demande qu'à s'éloigner de l'inconfort et de la souffrance. Comme l'a dit Renan : « La punition, même la plus légère, implique un principe servile d'obéissance par crainte ».

Selon la philosophie de la Méthode Naturelle toute réussite est récompensée, tout échec ignore, chaque exercice est fractionne de façon telle que le chien réussit presque aussitôt. La récompense reste l'élément clé pour obtenir un conditionnement, elle doit être distribuée avec à-propos, proportionnée à l'acte, correspondre a une intention véritable. .Le sujet doit titre en condition d'apprendre (malade, fatigue, besoins de base satisfaits)

IL doit pouvoir accomplir physiquement et psychiquement ce qu'on lui demande On renforce les bons comportements
.On aide les réussites
On évite les punitions qui engendrent des blocages par peur de mal faire .0n est un modèle positif
On pense comme son chien pour comprendre ce qui peut le faire réussir
La préparation
L'entraînement pour la compétition doit prendre en compte dans la préparation le physique, le psychisme, la tactique, la technique...
La compétition signifie à la fois, l'esprit de lutte et l'épreuve de lutte qu'il faut gagner. La préparation technique a des objectifs :
Elle vise la motivation pour la vitesse d'exécution
La perception et l'ajustement de la réponse motrice pour l'endurance
La résistance a l'effort
La souplesse, la coordination des mouvements
L'enchaînement des comportements. Le rythme d'exécution
Une bonne coordination neuro-motrice et sensori-motrice
Sans oublier ce qui va faire la différence : la pureté. L'esthétisation. La gestion subtile des mouvements en harmonie avec le maître.
Il ne faudra pas négliger l'échauffement, pour faciliter l'influx nerveux, l'amplitude des mouvements, l'irrigation musculaire, l'accélération du rythme cardiaque, l'augmentation de la ventilation pulmonaire...
II est important que l'homme harmonise ses mouvements a ceux de son chien comme le chien le fait vis-à-vis de lui. Les déplacements doivent être fluides et démontrer une complicité, avec des échanges subtils que le public ressent sans pouvoir l'expliquer. Regarder une suite sans laisse suffit souvent à se faire une idée sur les rapports qui existent entre le maître et son chien. La coordination se juge à l'harmonie du geste, à l'économie de mouvements, au caractère bien rythme des évolutions, maîtrise et contrôle !
Le maître transmet ses émotions, il a un travail à faire pour réussir sa concentration, la préparation physique en accord avec la préparation psychique, le contrôle de ses émotions. Le stress est une réaction affective de l'individu devant la situation a affronter, une situation en cours, une situation passée (association a un échec). Le problème c'est qu'il s'accompagne de mouvements parasites nés des phénomènes neurovégétatifs : pâleur, rougissement, palpitations, sensation de malaise, élévation du glucose et de l'adrénaline. Souvent le chien ne comprend pas pourquoi il ne retrouve pas les signaux habituels d'ou l'importance de varier l'approche des exercices à l'entraînement, ce que je nomme « l'endurcissement ». Le contexte de situation va intervenir sur différents paramètres :
Au niveau biologique et sensori-moteur
Au niveau affectif
Au niveau cognitif et relationnel
Au niveau psychique

  • Selon la personnalité du maître et de son chien (en Méthode Naturelle chaque sujet est différent, on adapte, on s'adapte...)
Vous connaissez votre chien mieux que quiconque, vous l'avez vu grandir, vous savez quelles sont ses expériences, ce qu'il préfère ou ce qu'il déteste, faites preuve de patience et de respect pour mettre en valeur ses compétences, vous aurez bientôt ensemble des moments exceptionnels tout en démontrant son intelligence, son affection, son obéissance librement

consentie. Ce qui importe ce n'est pas le pointage que vous allez obtenir, c'est l'enthousiasme et le plaisir de votre chien à partager les exercices, c'est cela qui va impressionner le public a défaut d'impressionner le juge !

Stress et Coaching
C'est une réaction naturelle qui permet de s'adapter à la situation et de se préparer à l'action.
Le bon stress est utile, il va se situer entre l'hyper stress (surestimation) et l'hypo stress (sous-estimation).
    Les conséquences :
Physiologique : cœur, adrénaline, transpiration
Psychologique : anxiété, fatigue
Cognitives : manque de concentration, hypersensibilité
Comportementales : comportement excessifs ou impulsifs, isolement
Le coaching
Tout le monde connaît le « Coach » ou entraîneur que l'on voit dans les épreuves de baseball aux USA, à l'heure actuelle la nouvelle mode c'est de mettre cette étiquette sur des conseils que l'on donne.
Le coach ou moniteur est un guide qui écoute et oriente, dans les Clubs c'est surtout au niveau technique qu'il est compétent avec une bonne connaissance du chien et de la compétition, il est rare qu'il sache prendre en compte le stress du maître.

  •                         La respiration
  •                         La relaxation
  •                         Visualisation
  •                         Optimiser les gestes sportifs (déplacements sans le chien sur le parcours d'obéissance)
  •                         Programmation (préparer les progressions d'entraînement)
  •                         Renforcement positif (féliciter à chaque réussite)

La spirale de l'échec
Plus la date du concours approche, plus je suis inquiet
Plus je suis inquiet, plus je manque de patience
Plus je manque de patience, plus je m'énerve
Plus je m'énerve, moins je supporte les ratés de mon chien
Moins je supporte les ratés dans les exercices, plus j'inquiète mon chien
Plus  j'inquiète mon chien, plus j'augmente le risque de rates
Plus j'augmente le risque de ratés, plus les erreurs se multiplient
Le jour du concours les erreurs apparaissent...
Le Credo du maître
Le maître doit être exemplaire (maîtrise, contrôle, anticipation)
Doit apprendre a se connaitre (nerveux, bavard, angoisse, brouillon, indécis, agressif, autoritaire, brutal...)
Les relations émotionnelles déterminent les capacités affectives
Le chien détecte avant son maître ses changements d'humeur
  • La menace provoque la peur, l'obligation l'ennui et le refus
La coopération ne peut s'obtenir que par la compréhension
Une bonne relation c'est la confiance et le respect, donc la compréhension
Le partage d'activité se fait sur une relation amicale et ludique
En Méthode Naturelle nous voulons plus que de la bonne volonté, nous voulons que le chien soit lui-même demandeur.

La personnalité du maître, du chien et de l'éducateur sont en interconnexion

C'est un ensemble de comportements qui est propre à une personne en particulier. Chaque individu est différent, aussi pour qu'il y ait échange, des messages doivent s'échanger, c'est la communication...
Il existe plusieurs théories de la personnalité et du classement des individus, on peut citer, par exemple, Jung qui parlera, en résumant : d'individus extravertis : Dont l'intérêt est tourné vers le monde extérieur, qui a de la facilité pour établir les contacts avec les autres et exprimer les sentiments.
D'individus introvertis : Pour eux l'expérience subjective est plus importante que le monde extérieur : sentiments, pensées, fantasmes, souvenirs des activités pratiques plutôt que les activités elles-mêmes.


Les individus :
Comme dans les classements des différents chiens, on pourrait s'amuser à classer les personnes selon leur tempérament : c'est à dire de tout ce qui est à la base de leurs actions physiques et mentales. Les éducateurs ayant de l'expérience savent bien que le plus difficile à saisir ce n'est pas le chien, qui fonctionne somme toute selon certaines lois d'apprentissage assez simples, alors que le maître est beaucoup plus difficile à cerner. Hors si celui-ci n'est pas capable de mettre en pratique les conseils donnés au Club, les résultats sont loin d'être acquis...
Nous ne pouvons pas donner ici une formation sur la psychologie humaine, mais il est bon que le moniteur ait des notions générales sur l'humain et sa personnalité pour pouvoir adapter la méthode d'éducation.
On trouvera par exemple, le maître trop timide faisant preuve d'hyperémotivité, incapable de mettre à exécution un geste précis ou de donner un ordre, surtout s'il se sent observé par d'autres personnes. Le pire étant l'individu frustré et angoissé qui, au lieu de s'en prendre au responsable de la frustration dirige son agressivité vers une cible à sa portée, le chien. Ce genre de maître compense ses craintes par un autoritarisme excessif, une brutalité aveugle qui lui fait du bien en calmant ses complexes.
Les relations entre individus :
Le moniteur et le maître vont échanger des messages, il y aura obligatoirement un émetteur et un récepteur.
Le moniteur joue en général le rôle d'émetteur :
Il va percevoir les obstacles à la communication.
Il va connaître le niveau, la personnalité, les capacités du récepteur.
Il va adapter le message, le réajuster aux capacités de compréhension du récepteur (expérience canine, mots techniques).
Il va être sensible, développer sa sensibilité aux signes verbaux et non verbaux (mimiques, gestes) du récepteur.
Le maître, celui de récepteur :
Pouvoir communiquer augmente sa sécurité et sa satisfaction, la confiance qu'il a pour le moniteur.
Cela augmente la motivation à communiquer et facilite les communications ultérieures.
Dans le cas où le moniteur se contente d'être un émetteur et refuse la communication ; par manque de temps ou pour tenir à distance les maîtres.
Les informations que le moniteur communique risquent d'être imprécises car il n'a pas la possibilité de s'assurer que le récepteur les a bien comprises.
Il y a insatisfaction du récepteur.
Les capacités opératoires sont diminuées.
Surtout il n'a pas le droit à l'erreur, cela demande une énorme expérience ou une préparation pointilleuse, sans s'assurer que cela peut marcher.
Un individu bien dans sa peau a des besoins, des aptitudes, des tendances qui sont déterminés génétiquement, soient communs à l'espèce, soient individuels.
Dans le sport canin, la compétition ou le jeu, il y a recherche de variétés et de tensions, chaque individu a son propre degré de satisfaction. Pour le jeu ou le concours, il y a augmentation du potentiel d'excitation, cela compense en fait le manque d'imprévisibilité, de risque, de surprise, de danger, dans la vie quotidienne. Certains cadres s'amusent ainsi à sauter dans le vide avec un élastique ou à faire mordre les chiens pour retrouver un équilibre, ce qui leur permet d'évacuer leur stress.
Le moniteur représente (s'il en a les capacités) une “ autorité ” qui est un facteur important dans la détermination des comportements. Il peut engendrer le trac et l'émotion ou bien la volonté de participation. Les réponses qu'il obtiendra de la part des maîtres vont varier en fonction de leur personnalité.
Le Béni oui-oui qui adhère à toutes les injonctions et qui est d'avance d'accord, toujours prêt a rendre service à celui qui dirige le groupe.
L'anxieux qui s'inquiète de tout et qui tente d'apaiser son angoisse en s'occupant avec exagération de son chien ; soit pour le caresser, le brosser de la main, retirer quelques poils morts, soit pour manifester une autorité débordante avec hurlements, coups de sonnette sur la laisse, pincer le chien, lui donner des coups de genou, etc.
Le narcissique qui se met en avant dès qu'il le peut, demandant à faire la démonstration de ce que vient de donner comme technique le moniteur.
Qui fait de l'autosatisfaction n'arrêtant pas de chercher l'appellation des autres personnes “ vous avez vu, il est vachement intelligent mon chien ! ” Ce qui signifie en clair “ je suis le plus intelligent ”.
Un personnage peu intéressant faisant preuve de vanité et d'infatuation de soi-même.
Le timide qui n'ose pas parler, qui n'ose pas brusquer son chien, qui a des gestes très doux, trop doux pour obtenir une autorité suffisante sur son chien (surtout travaillant avec des méthodes classiques).
Comme on le voit les personnalités du moniteur et du maître sont en permanence en relation. Un éducateur doit intégrer la personnalité du maître dans la méthode éducative qu'il désire appliquer au chien. Il ne doit pas répéter comme un perroquet, des mots ou une gestuelle de manière mécanique, selon la formule bien connu dans certains clubs “ peu importe le maître, une technique c'est une technique et nous on a toujours travaillé comme ça ! ”
Pour une bonne pédagogie il doit percevoir de la part du maître les réactions affectives et émotionnelles et se mettre à sa portée. Il est vrai qu'il est là pour transmettre une technique gestuelle simple, mais celle-ci ne passera pas si on ne tient pas compte des relations interpersonnelles avec le maître. Ensuite il faudra adapter au chien : son tempérament, son caractère, sa race, son sexe, son âge, le milieu où il vit, le type de maître qu'il a, le choix de cette technique, en n'oubliant jamais que le principe fondamental de tout apprentissage humain ou animal, c'est de répéter quelque chose qui a procuré une sensation agréable. L'apprentissage peut être global ou fractionné, dans tous les cas il implique une modification du comportement, le processus d'acquisition s'obtenant par la répétition. Le maître qui a compris le geste et qui éprouve du plaisir à le faire aura obligatoirement un chien qui a compris le comportement qu'on voulait lui voir prendre et qui en retire du plaisir également.
Un éducateur canin doit être capable de s'identifier au conducteur d'une part, au chien de l'autre, il doit faire preuve de psychologie pour faire passer les bons messages et ne pas s'ériger en “ spécialiste ” dans sa tour d'ivoire.
Il se méfiera des recettes éducatives toutes faites qui sont coupées de la réalité personnelle et individuelle, qui ne sont pas au cœur du problème. Il n'y a pas de réactions pédagogiques sans connaissance de l'autre, faire preuve d'empathie c'est comprendre les choses du point de vue de l'autre et non pas imposer se propre vision.
Dans la Méthode Naturelle le maître et son chien travaillent en complicité, chaque exercice apporte du plaisir à chacun des deux protagonistes. Le moniteur reste à sa place de « faciliteur ».
Comme l'a si bien dit Claude Bernard : “ Quand le fait qu'on rencontre est en opposition avec une théorie régnante, il faut accepter le fait et abandonner la théorie, hors même que celle-ci, soutenue par de grands noms est généralement adoptée ”.

La Ludopédagogie

L'éducation par le jeu de nos amis à quatre pattes comme de celle de nos enfants est une des forces de la pédagogie moderne.

On ne peut nier que le chien adore jouer, tous les maîtres le savent, même si cette activité semble à priori dépourvue d'utilité.
En fait chez les canidés elle a une fonction biologique à valeur de survie pour permettre de s'intégrer dans son environnement et apprendre quels en sont les limites.
Pour nos chiens des villes le jeu constituera une soupape de sécurité afin de libérer l'énergie, surtout ceux qui vivent dans un espace limité.

On l'utilisera également en rééducation comportementale non violente afin de permettre à l'animal de dévier son attention de ce qu'il craint ou qu'il appréhende ou d'un comportement non recherché par l'homme (aboiement, sauter sur les gens, etc.)

Il faut savoir enfin que le jeu de manière obsessionnelle peut dénoter chez l'individu une activité de substitution pour échapper à un conflit, ce comportement ludique apparaîtra alors comme hors du contexte de la situation. Par exemple le chien qui a reçu une punition de la part de son maître va rechercher la balle et la lance à ses pieds.

Chez le chiot le jeu permet d'assimiler une foule de notions essentielles, surtout si les essais qu'il fait se terminent agréablement. L'apprentissage par le jeu est nécessaire à son développement physique et psychique, cela lui offre la possibilité de faire des expériences profitables. Ce qu'en éthologie on nomme une « conduite de curiosité » est une étape nécessaire pour s'adapter au biotope.
C'est pour cette raison que les jeunes mémorisent si bien ce qui se passe dans cette période.

Les canidés sont faits pour vivre longtemps avec les parents afin de tout connaître de ce qui les entoure : se protéger des prédateurs, s'abriter des intempéries, connaître les lieux de chasse et la manière d'attraper du gibier. Les loups restent jusqu'à l'âge de 3 ans environ avec leurs parents, leur apprentissage terminé ils peuvent s'émanciper et survivre.
Le chiot  lui, va considérer ses maîtres comme la mère, le père, la meute et il attend d'eux de savoir comment se comporter. D'où l'importance de règles bien définies une bonne fois pour toute pour intégrer le chiot dans la société humaine
.
Avec l'offre de plaisir comme la balle ou le jouet on peut également obtenir en échange la plupart des éducations de base sans avoir à punir ou à se fâcher, c'est le grand principe de la « Méthode Naturelle".

INTRODUCTION DU LIVRE "LE PROGRAMME OBEISSANCE PAR LA METHODE NATURELLE"

Voici l'introduction de mon ouvrage sur le programme obéissance et initiation à l'obérythmée, pour ceux qui savent lire les lignes et entre les lignes pour découvrir la philosophie de la Méthode Naturelle!

Introduction

« Si tu vas t'entrainer dans le Club à Ortega tu verras des choses bizarres ! ». C'est ce qui se disait il y a une trentaine d'années, déjà…

En effet, éduquer un chien en lui donnant des friandises ou en jouant, ce n'est pas du « dressage », d'autre part cela ne fait pas sérieux et ne correspond pas à l'image « virile » du maître dominant. Le chien est là pour obéir, pas pour s'amuser, c'est un chien de travail !

Une méthode où l'on s'amuse avec son chien, où l'on n'utilise pas de contrainte avec le collier étrangleur,  le collier à pointes, le collier électrique, la laisse, la force physique, la douleur, ne peut pas réussir… Voilà ce qui se disait concernant ma Méthode Naturelle en obéissance !

En mordant je suis passé également pour un farfelu lorsqu'à cette lointaine époque (je faisais du ring) j'ai utilisé pour la cessation avec rappel un boudin de toile au lieu du traditionnel collier à pointes avec longe.

En pistage, lorsque j'ai conseillé de mettre de la nourriture sur le tracé pour associer agréablement et rapidement le flair et la tenue de piste, j'ai heurté fortement les idées reçues. Mettre de des friandises sur la piste était une hérésie, un non sens, et le « refus d'appât ?

Pour appuyer mon propos, voici un texte rédigé en 1977 pour mon livre »dressage du chien de défense » il aurait pu être écrit aujourd'hui, ce qui signifie qu'à cette époque j'avais les mêmes considérations pour le respect du chien, même si la Méthode Naturelle n'était pas encore découverte :
« les résultats ne se comptant pas en « titres », en « coupes »,ou, en « médailles », mais dans la formation de liens presque secrets, incompréhensibles aux yeux des profanes, entre chien et maître. Car en vérité, il n'existe pas de  « secrets » pour obtenir un échange de tous les instants entre l'homme et la bête. Les seuls conseils que l'on peut donner à un maître débutant, c'est de faire abstraction de son mental d'homme au bénéfice de celui de son compagnon. » (Page 6)
« Chaque fois qu'on brutalise un chien, on lui enlève du caractère et on en fait un instable, un anxieux qui hésite à obéir par crainte de commettre une erreur lui attirant les foudres de son dieu. » (Page 44).

La Méthode Naturelle a commencé à se dessiner à mes yeux en 1977-1978, après avoir observé ce qui se passait chez les loups sauvages. Pourquoi les louveteaux ont-ils un si bon rappel lorsque la mère les appelle ? Pourquoi adoptent-ils les positions assis, couché, debout ou la marche contre leur mère la tête tournée vers elle, sans qu'on les y oblige, sans même les toucher ?

Il suffisait de marier mes connaissances de terrain auprès de centaines de chiens différents en tant que moniteur avec celle acquise avec mes propres chiens en compétition, avec cet apprentissage « naturel » et de »coller » dessus les lois scientifiques d'apprentissage pou élaborer ce qui allait devenir la Méthode Naturelle.( depuis elle a fait du chemin en étant imitée par beaucoup de pays !).

L'école des chiots a découlé de celle-ci vers 1985 avec des apportes intéressants tirés de mon expérience  pour la préparation des futurs chiens guides-d'aveugle ou de décombres, en particulier pour la résistance au stress et l'endurcissement.

Chroniqueur dans la plupart des revues canines depuis 1977 : La vie canine, le berger allemand (devenu chiens sans laisse), Chiens 2000, Vos chiens, Atout chien, Top dog's, etc. ainsi que pour beaucoup de clubs de race en France et à l'étranger.

Formateur pour les éleveurs, les éducateurs de chiens-guides ou de chiens pour handicapés, les moniteurs de club, les chiens de pistage et de décombres, les comportementalistes, etc.

Initiateur en France de l'éthologie à une époque où les études sur le comportement canin n'existaient pas en fondant par exemple, la Société d'Ethologie Animale et Animonde, des associations sans but lucratif pour étudier le comportement animal  à un niveau international.

Tout cela a contribué à distiller de manière directe ou indirecte les grands principes de la Méthode Naturelle, ce qui a permis à chacun de prendre ce qui l'intéressait aussi bien en France qu'à l'étranger, en oubliant la plupart du temps de citer leur source, ce qui noua donné différentes appellations selon le pays : méthode positive, méthode symbiotique, par renforcement positif, etc.

Le plus drôle, c'est que des conducteurs sont venus apprendre cette méthode dans mes stages, puis se sont mis à disserter et à donner des cours en utilisant les trucs appris avec moi sur la manière de préparer un chien en compétition d'obéissance(couloir, filet, objets fixés au sol pour le flair, etc.), en nommant cette méthode « nordique », »norvégienne », »suédoise », « anglaise »,pourquoi pas « martienne » ?

On retrouvera également dans le module du stage découverte initiation et perfectionnement en obéissance du groupe de travail obéissance, de larges emprunts à mes articles ainsi qu'à mes ouvrages, en particulier »le guide de l'éducation canine à l'usage des maîtres et des éducateurs ».

Il est fort heureux que d'autres aient l'honnêteté de citer mon nom en reprenant mes idées et mes textes, on put donner comme exemple la CNEA pour la formation des moniteurs ou la Société Canine Suisse pour la formation les moniteurs également.

Ce texte d'introduction à la formation d'un chien en obéissance st peut-être un peu long mais il fallait que ces choses là soient dites à titre d'information avant de commencer à expliquer quels sont les principes de la Méthode naturelle pour avoir un chien rapide, précis et joyeux dans les exécutions.

La Méthode Naturelle est une révolution pacifique qui permet d'aller à la rencontre de notre compagnon à quatre pattes, il a assez payé et paye encore en souffrance  physique (avec ceux qui le prenne pour un objet) ainsi qu'en souffrance psychique (avec ceux qui le prenne pour un humain).

Voici 100.000 ans qu'il partage notre existence mais le connaissons- nous vraiment ?

Il faut toujours avoir en tête qu'il agit en chien avec tout ce qui fait un canidé, ce n'est ni une machine ni un humain et pour lui les règlements de compétition n'ont aucune valeur : Pourquoi rester au contact avec la jambe du maître à la marche ?

Pourquoi exécuter des positions à l'ordre ? Pourquoi aller chercher un objet et le rapporter ? Pourquoi partir au signal pour se coucher entre quatre cônes ?

Il est évident qu'on peut tout lui demander, encore faut-il savoir le faire en le respectant et en lui faisant aimer ce que l'on désire de lui, il doit participer en étant avec son maître et non à côté de lui.

Ce véritable conducteur doit être charismatique car la puissance du mental dominera toujours celle du physique avec laisse et collier, ses outils c'est la motivation, le renforcement positif, la coopération au lieu de décider, de contraindre, d'imposer.

L'intelligence sensible du chien

Il y a aussi ceux qui insistent sur le fait que le chien a une intelligence inférieure à celle de l'homme, espérant par cette affirmation catégorique se placer au-dessus, se valoriser « personnellement », alors qu'en fait ils prouvent par là-même leur bêtise foncière. Tout comme De Broca qui écrivait en parlant des femmes: « En moyenne, la masse de l'encéphale est plus considérable (...) chez l'homme que chez la femme, chez les hommes éminents que chez les hommes médiocres, et chez les races inférieures. Toutes choses égales, il y a un rapport remarquable entre le développement de l'intelligence et le volume du cerveau».
Le chien a une intelligence de chien, c'est-à-dire adaptée à son espèce, qui n'a rien à voir avec la nôtre, aussi ne peut-on comparer ce qui ne peut être comparable...
Sans oublier que le chien est, non seulement un mammifère supérieur, mais aussi un être sensible avec une capacité d'émotions bien plus importante que la nôtre et des possibilités insoupçonnées dans le domaine du psychisme, surtout dans les facultés télépathiques que l'on commence seulement à déchiffrer.
Doit-on anthropomorphoiser le chien ou animaliser l'homme? On dit que je porte l'intelligence du chien aux nues, que je l'humanise (au contraire de ceux qui nient toute intelligence et le considèrent comme une machine répondant toujours la même chose aux mêmes stimuli); en fait, je suis bien au-dessous ou bien au-dessus de la réalité.
Davantage environnementaliste, en pensant que le milieu détermine en majeure partie le développement des divers comportements intelligents, je soutiens que l'éducation est là pour cadrer et orienter les facteurs biochimiques, psychodynamiques et sociaux, dans presque tous les cas.
Le chien est un être social qui ne demande qu'à bénéficier d'un enseignement récompensant, né de la réflexion et de la compétence, pour s'intégrer dans la meute humaine, l'apprentissage n'étant possible que si le stimulus de base fourni est capable d'actualiser une tendance existant dans l'organisme.

Quant au maître éducateur, qu'il n'oublie jamais cette pensée de L. Millet qui insiste sur le fait que la connaissance de l'autre passe d'abord par la connaissance de soi:« Tout homme porte en soi l'injustice et devient un tyran dès qu'il dispose du pouvoir, sauf s'il sait se regarder tel qu'il est"

L'éducation intelligente

« Quelques-unes des réponses des mammifères sont des réflexes, mais le caractère fondamental des fonctions de la substance grise corticale est qu'une partie du comportement de l'animal n'est pas innée mais apprise au cours de la vie. Les actions des mammifères sont, dans une grande mesure, déterminées par l'expérience. L'intelligence, au sens large du mot, est un attribut des mammifères.»
                                                                                                                                  Alfred S. ROMER

Depuis la pensée aristotélicienne qui annonçait l'étude du comportement, nous avons vu que l'école objectiviste de LORENZ, TINBERGEN vers 1935 et les behavioristes ont permis l'écoute attentive de la manière d'être et d'agir des animaux et des hommes (qui sont aussi des animaux), des manifestations objectives de leur activité globale. Ces études sont parfois compliquées et leur compilation exige de jongler avec des termes assez complexes issus principalement des deux pays possédant le plus grand nombre de chercheurs dans ce domaine: les pays anglo-saxons et germaniques.

C'est ainsi que si on prend, par exemple, la théorie de VON VEXKULL, on parlera, pour l'espèce canine, du "merkwelt" ou monde sensible, sur lequel elle agit par l'intermédiaire de son "wirkwelt" (monde des motricités), l'ensemble formant le umwelt ou monde total caractéristique de l'espèce. De même que W. Köhler et sa  gestaltthéorie ou psychologie de la forme dont le mot gestalt a été traduit par forme, structure, organisation, etc. sans arriver à en définir exactement le sens.
En France, nous avons des études du fondateur de l'éthologie dans notre pays: Pierre-Paul Grassé ou bien Rémy Chauvin. Pour ma part, j'ai préféré faire une synthèse de toutes recherches en l'adaptant à ma propre expérience sur les canidés en général et le loup et le chien en particulier, en choisissant des mots simples que tous les amateurs et les utilisateurs que je côtoie régulièrement (puisque j'en fait partie) comprennent; vulgarisation et abord de l'éthologie canine qui n'existaient pas il y a encore quelques années en France et qu'il a fallu créer dans les années 70.
  • En visitant les clubs d'utilisation, on s'aperçoit maintenant que les moniteurs commencent à utiliser un langage issu de leur lecture d'études sur le comportement dans les revues de la presse canine. On voit le chien sous une optique différente en prenant garde à la personnalité de celui-ci et en construisant des méthodes rationnelles adaptées, au lieu d'éduquer tous les chiens de la même manière, dans un carcan d'exercices souvent brutal ne tenant pas compte du sujet, du sexe, des caractéristiques raciales.
Il faut se réjouir de cet état de chose et faire fi de toutes les glorioles au bénéfice du chien, car l'essentiel est qu'il soit mieux compris et mieux utilisé, même si, au passage, on doit déplaire à quelques grincheux réfractaires à tout ce qui ne vient pas de leur pauvre imagination sclérosée.
L'éducation intelligente demande des qualités de patience, de réflexion, de justice et surtout un sens de l'observation aigu afin de corriger rapidement la méthode sans corriger le chien.
En laissant de côté les procédés inhibiteurs provoquant des interférences et bloquant le travail biologique de la mémorisation, en rendant également le chien peureux, hésitant, avec ses qualités annihilées en présence du maître, on choisit la voie royale de l'accord, de la fusion entre deux espèces, deux individus, deux compagnons.
En gagnant l'empathie interspécifique, on obtient alors une participation volontaire très poussée où on voit même le chien devancer l'éducateur en cherchant à comprendre et, surtout, à faire plaisir, ne le quittant pas des yeux pour interpréter rapidement ses moindres désirs en analysant ses mimiques, ses gestes, en somme son langage non verbal.
De son côté, le maître devra investir sa volonté et sa sensibilité dans la connaissance parfaite de son animal en choisissant judicieusement tous les gestes, les mots, les récompenses qui vont le pousser à orienter son énergie vitale dans la meilleure obéissance possible.
Pour choisir une caractéristique typique, on peut citer le chien qui a de bons rapports avec son maître; c'est celui qui regarde son maître franchement sans ciller, les yeux grands ouverts, la tête tournée vers lui, quelle que soit sa position ou son éloignement.

Exercice de flair pour la détection d'objet en Obéissance

L'EXERCICE DE FLAIR

C'est un rapport d'objet avec identification olfactive, si on a travaillé le rapport normal selon les principes de la Méthode Naturelles, le chien est prêt à réussir rapidement, sinon il faudra avoir recours à différentes techniques que nous allons voir.

En concours, il s'agit pour le chien de découvrir parmi plusieurs objets semblables celui que le maître a touché. Selon le programme il peut s'agir d'un bout de bois (obéissance FCI), d'un mouchoir (obéissance anglo-saxonne), d'un objet de piste (Piste de l'ATIBOX : championnat du monde des Boxers), etc...

Exécution idéale :

Exercice se divise en plusieurs séquences :

Le commissaire de terrain dépose plusieurs objets sur le terrain

Il vient chercher celui que le maître a manipulé afin de le placer au milieu des autres

A l'ordre, le maître envoie son chien au rapport

Le chien doit explorer olfactivement les objets déposés et retrouver celui que le maître a touché. Il doit démontrer de la rapidité et de l'assurance dans ce choix.

Il saisit l'objet et revient s'asseoir devant son maître sans mâchonner afin de le lui présenter en levant la tête.

Le maître le prend en donnant l'ordre « donne » et commande la remise au pied.

Le chien doit sauter ou faire le tour de son maître pour se retrouver à sa gauche le regard dirigé vers lui.

Comment lui apprendre ?

La méthode classique :

Le rapport se fait par force (voir rapport d'objet), ensuite on commence à mettre plusieurs bouts de bois à côté de celui du maître, s'il se trompe il est pénalisé par un coup de sonnette sur le collier étrangleur ou à pointes ou bien par une décharge sur le collier électrique.

La Méthode Naturelle :

Le rapport se fait par le jeu et en complicité avec le maître, progressivement on introduira la sélection des odeurs comme nous l'avons vu dans le rapport d'objet : objet caché sous les caisses, objet au milieu d'objets semblables, etc...

Le principal défaut que l'on rencontre dans l'exécution de cet exercice c'est le manque de compréhension du chien qui prend un objet au hasard sans utiliser son nez.

On va donc s'arranger pour qu'il réussisse chaque essai et qu'il comprenne par association que seul celui qui porte l'odeur de son maître permet d'être félicité et récompensé. Pour cela on utilise du matériel adapté, toujours pour ne pas avoir à exercer la moindre contrainte sur son chien et lui garder le dynamisme et la joie dans l'exécution.

Le principe de base c'est que les objets étrangers demeurent inaccessibles alors on va les coincer au sol à l'aide de crochets de fer qu'on enfonce ou bien fixer une tige fileté sur ces objets, tige qui sera également enfoncée au sol. Lorsqu'il s'agit d'obédience au flair où on utilise des mouchoirs, ceux qui n'appartiennent pas au maître seront doublés et on introduira un carreau de faïence ou un carré de métal. Que se passe-t-il au moment du rapport, le chien arrive sur les objets, s'il est brouillon il va essayer de prendre le premier objet qu'il trouve, hélas pour lui celui-ci est rivé au sol ou bien est désagréable à prendre, il essaye donc sur le suivant, etc. jusqu'à ce qu'il parvienne à celui du maître qu'il peut saisir avec facilité sous les félicitations de son maître qui le récompense à l'arrivée.

C'est un exercice très facile que l'on peut commencer à tout âge si l'on pratique de cette manière. Bien sûr au début il n'y a que celui du maître et progressivement on ajoutera ceux qui son indisponibles.

Il ne faut surtout pas s'en tenir au règlement de concours, vous pouvez multiplier le nombre jusqu'à vingt si vous voulez. On peut également changer le type d'objet, il peut s'agir de bouts de tuyau, de balles de tennis, de casquettes, de foulards, de portefeuilles, etc...

L'endurcissement du chien devra se pratiquer comme indiqué par le rapport d'objet.

Tous les conseils pur la préparation des chiens en compétition d'obéissance sont dans l'ouvrage de Joseph Ortéga "Le programme obéissance par la Méthode Naturelle", à commander sur ce site.

Comment obtenir une relation intime et affective avec votre chien?

Le cerveau du chiot ne peut se développer idéalement qui si toutes les voies sensiorelles sont sollicitées, cela lui permet de constituer des réseaux très complexes, comme un ordinateur que l'on va remplir de données.

Dans un milieu pauvre en stimulation les neurones vont disparaitre et entraîner des déficiences de fonctionnement du cerveau (un ordinateur avec peu d'information et un virus !).

Nous connaissons la pyramide de MASLOW sur les besoins de l'humain, le chiot également doit en satisfaire un certain nombre pour être bien dans sa peau et s'épanouir en éducation avec son maître : besoins de nourriture, de boisson, de sommeil, sociaux, affectifs, de contacts, de stimulations sensorielles, de mouvements et de jeux, d'espace...

Si ces besoins ne sont pas satisfaits ou pire encore s'ils sont contrariés en menaçant ou par la contrainte ou la douleur, cela peut entraîner des troubles irrémédiables avec souvent des répercussions pychosomatiques dues au stress.

Il faut donc parvenir à un accord tacite entre l'homme et l'animal dans un respect mutuel à travers un esprit ludique. Il est important de préparer le chien à affronter avec plaisir n'importe quelle situation, ceci à travers le jeu, comme l'aurait fait le louveteau dans sa meute. En stimulant les centres du plaisir on facilite la compréhension la connaissance, la mémorisation, l'absence de crainte, le “volontariat” pour l'exécution d'exercice.

Pour limiter le stress il faut toujours voir les choses du point de vue du chien en faisant preuve d'empathie, même si cela à une couleur anthropomorphique. Il faut être en symbiose avec lui, percevoir le moindre signal d'éveil : frémissement musculaire, regard, dilitation des pupilles, mouvements de la queue, tremblement des babines.

Le chien est un émotif, cela est dù à son fort instinct de survie, il peut éprouver de la crainte pour ce qu'il ne connait pas (ce que l'on ne lui aura pas appris à connaître !)

Pour un chien se sentir menacé va se traduire pour certains par un blocage ou par la fuite, d'autres peuvent être agressifs pour faire fuir ce qu'ils craignent. Cette résistence ou cette opposition étant toujours justifiée par le principe de survie (le stress peut également prendre la forme d'une dépression qui se traduit par une apathie).

Si le maître fait preuve de brutalité, il ne fait qu'augmenter le problème, généralement on l'entendra proférer : “il se fou de moi !”.

Le stress est une mise en alerte de l'organisme, il est lié à l'émotionnel afin de permettre la survie en milieu naturel. C'est préparer le corps en accélérant la respiration et le rythme cariaque, en augmentant la tension et le tonus musculaire, en dilatant les pupilles, le cerveau va libérer de l'adrénaline et de la noradrénaline puis les glandes surrénales vont produire du cortisol...

Le stress s'il est de courte durée peut-être bénéfique pour mobiliser le corps et l'attention mais s'il se prolonge il va entraîner une série de troubles.

Il est important de savoir que le chien considère son maître comme un modèle, un baromètre pour juger de l'équilibre avec le milieu, ce qui implique que ses émotions vont être transmises, il est nerveux ou angoissé son chien le sera aussi, d'où l'importance d'être un “modèle” serin, rassurant et même enjoué.

Si le chien craint quelque chose, on ne le caresse pas, on ne cherche pas à le rassurer (ce que nous sommes enclins à faire), sinon on lui montre qu'il a raison d'avoir peur puisque nous même nous sommes inquiet. On ne doit pas non plus l'obliger par la force à s'approcher de ce qu'il appréhende sinon on augmente le problème.

Le dominant est une sacrée référence, on doit avoir totalement confiance en lui, il doit nous montrer qu'il est sûr de lui, qu'il résiste au stress, qu'il guide et dirige avec assurance. Il inspire du respect et non de la crainte, on obéit car on le reconnaît comme supérieur de manière naturelle (et non pour éviter de souffrir !).

En dehors de l'initation du contrôle émotionnel de son maître, nous pouvons utiliser d'autres techniques comme la desensibilisation progressive (approche-retrait avec renforcement positif) ou la déviation (offrir une motivation forte comme le jouet ou la nourriture), afin de le voir vaincre sa peur.

Dans ce climat de confiance qui doit s'établir entre les deux espèces, l'homme et son chien, on aura toujours à coeur d'éviter la routine, la répétition monotone en général au même endroit, l'ordre des exercices, la manière de les aborder.
En général, la plupart des maîtres qui préparent un chien pour la compétition ont tendance à faire “travailler” les exercices tels qu'ils sont décrits dans le règlement c'est-à-dire comme en concours, ce qui mène inexorablement à la mécanisation, au ralentissement dans l'exécution, au manque de plaisir.

L'un des grands principes de la Méthode Naturelle, c'est justement l'imagination, la façon d'élaborer les apprentissages sont toujours différents de manière à interpeller l'animal, à le mobiliser, à lui faire éprouver du plaisir ce qui engendrera une participation joyeuse et volontaire.

On va essayer également de le soumettre à un effort de réflexion afin d'éveiller son intelligence au lieu de rester dans le carcan étroit du concours. Par exemple au lieu de jeter l'objet et de demander un rapport comme c'est écrit dans le règlement.

Le rapport sera fait en allant chercher l'objet sous un cone parmis une dizaine de cones semblables, en allant repêcher l'objet sous un bidon rempli d'eau, etc...

Au lieu de subir un travail répétitif sans émotion comme en méthode classique, le chien est en constante interaction avec son maître, il est devenu partenaire dans des jeux instinctifs.

En méthode Naturelle l'éducation c'est la communication de deux espèces qui s'associent et communiquent, de manière presque magique aux jeux des profanes. Il n'exige pas de gesticulations, de hurlements, de matériel coercitif, pas même une laisse, l'animal semble réagir à l'intention du maître, à l'ordre mental ne le quittant jamais des yeux, c'est ça une relation privilégiée.

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Comment lui apprendre le couché en l'absence du maître

Le fait de faire comprendre au chien qu'il doit rester couché à un endroit déterminé n'est pas un exercice de style, cela peut être très utile. Lorsque le maître doit par exemple, pénétrer dans un magasin d'où les chiens sont exclus comme une boulangerie ou une boucherie.

Pourquoi choisir la position couché plutôt que Assis ou Debout, c'est parce que pour le chien le couché est une position de repos et d'attente. Il aura moins tendance à se déplacer ou à changer de position.

Éducation
On peut commencer avec un chiot de2 mois sans problème. Le maître dit "couche" en faisant la gestuelle, la main qui tient la friandise en bas, un comparse va tenir celle-ci au sol pendant que le maître s"éloigne. Le  chiot scotché à sa motivation va ressentir l'éloignement du maître sans angoisse.
On s'éloignera de plus en plus avant de revenir donner la friandise que tient le comparse.

. Il faut qu'il sache ce que signifie le signal couché, d'autre part il faut qu'il apprenne que le maître qui s'éloigne revient toujours.
Chez le jeune chien le fait de voir le maître s'écarter peut être une source d'angoisse.
Il existe plusieurs façons de procéder, le but étant de lui faire comprendre de rester sur place, le retour de son maître étant toujours agréable pour lui.

Pour l'exécution on pratique à l'aide d'une friandise.

Une fois qu'il est en position, on va le tranquilliser de différentes manières, le maître s'accroupit à son côté, il le caresse doucement sur le dos,  il répète doucement l'ordre que le chien devra mémoriser : « pas bouger » ou « reste ». Au bout de quelques secondes on lui donne l'ordre au pied et on offre à nouveau des friandises, des caresses, ou bien on jette son jouet préféré. La progression consistera à le laisser de plus en plus de temps dans cette position, le maître étant accroupi. On passera ensuite au même exercice avec le maître debout qui n'envoie plus que des signaux vocaux : « pas bouger , c'est bien ».

Joseph V'Max

Obéissance avec V'MAX, berger Australien, Classe III et son maître Joseph ORTEGA

Une démonstration de Joseph ORTEGA, avec son chien qui est en Classe III du programme Obéissance, éduqué par sa Méthode Naturelle:

LE CHIEN ET LE SAUT

Le Saut et son esprit.
Le saut n'est pas une spécialité canine, pourtant dans la nature, les canidés sauvages savent utiliser leur puissance musculaire pour attraper au vol une perdrix ou sauter par-dessus une haie, toujours dans un but de survie. Parmi les races de chiens domestiques, certains sont plus douées que d'autres, du fait de leur morphologie mais également de l'éducation que leur a donné leur maître. Un chien en bonne condition physique est capable de véritables exploits, pour faire plaisir au maître et aussi éprouver des sensations agréables grâce aux mouvements musculaires.
Pour initier votre compagnon au saut d'obstacles, il faut d'abord l'entraîner, pour ne pas risquer d'accident cardiovasculaire ou musculaire.
Un chien avec un excès de poids aura des tissus additionnels à nourrir et à approvisionner en oxygène, de même que le coeur. On peut citer des chiffres éloquents; par exemple, le nombre de pulsations qui est de 90-100 par minute au repos, peut passer au moment de l'effort jusqu'à 180 par minute. La température va monter de 38°5 à 39° et 40°, au même moment. L'effort physique peut augmenter jusqu'à cinquante fois le métabolisme musculaire de base.
L'entraînement va donc viser à améliorer la capacité circulatoire et musculaire, à adapter le métabolisme de l'organisme, à augmenter la capacité d'oxygénation, à abaisser la valeur de la fréquence cardiaque de repos et d'effort (qui améliore ainsi l'effort de la pompe cardiaque), et à augmenter la proportion des fibres musculaires striées. De cette façon, on aura un meilleur seuil de fatigue et cela permettra des efforts plus importants avec une meilleure récupération. L'échauffement est également obligatoire pour l'irrigation musculaire, qui prépare l'appareil neuro-musculaire et articulaire, et facilite l'influx nerveux et l'amplitude des mouvements.

Le chien qui saute doit être léger, court, avec beaucoup d'influx nerveux. Chez le chien, le centre de gravité se situe généralement à l'intersection de la verticale passant en arrière du sternum et de la ligne horizontale, coupant la poitrine au niveau de l'union du tiers inférieur.
Les membres postérieurs bien musclés, servent de propulseurs, l'articulation du bassin transmet le mouvement aux articulations lombo-sacrées et inter-lombaires, avec la force et la tonicité voulues pour pousser le corps. Au moment de l'impulsion qui lance le corps en hauteur et en avant, les muscles doivent posséder assez de puissance pour vaincre la force d'inertie constituée par le poids du corps. Le saut est soumis aux lois de la mécanique. Une puce, proportionnellement à son corps, saute 300 fois la hauteur de son corps, une grenouille 18 fois et un kangourou pourtant bien équipé avec ses membres postérieurs sur-développés et sa queue-balancier, 2,5 fois seulement. Chez les chiens, un berger belge malinois battra aisément un dogue allemand, un Rottweiler ou même un berge Allemand.
La hauteur du saut est toujours proportionnelle à la vitesse de décollage, quelle que soit la masse du sauteur, et l'influx nerveux aura un rôle à jouer. Il a été déterminé que pour sauter aussi haut qu'un sujet deux fois plus petit que lui, le travail d'un chien va être huit fois plus considérable.
En compétition canine, on trouve les obstacles les plus variés. Dans le programme Ring, il y a le saut en longueur, le saut de haie, l'escalade de la palissade droite. Dans le programme Campagne, les sauts sont dits naturels; il peut s'agir d'un mur de pierre, d'une haie naturelle, d'un ruisseau, etc... En programme international R.C.I. le saut se fait avec rapport d'objet; on trouve la haie de branchage et l'escalade de la palissade penchée. Pour l'agility, les obstacles imitent ceux du jumping pour chevaux avec en plus, la palissade, la poutre, le pneu, etc...
En concours, le chien s'amuse à exercer ses muscles en passant les obstacles dont la hauteur, la longueur, la composition sont réglementées. Mais on peut aussi bien faire plaisir à son chien en l'éduquant à sauter les obstacles les plus variés, comme un banc public, une clôture, un cerceau...

Des planches de plus en plus hautes!
On peut commencer à éduquer un chien dès l'âge de six mois, à condition ne pas demander d'effort particulier qui risque de blesser ou de déformer le squelette.
Il suffit de placer une planche au sol et de mettre le jeune chien en laisse. On franchit avec lui l'obstacle, en disant "saute !" ou "hop! afin de créer le conditionnement, ordre et comportement particulier qui s'y rattache. Ensuite, on redresse la planche qui fait environ 20 cm, ce qui l'oblige à soulever les pattes pour ne pas se cogner. On rajoute progressivement des planches, jusqu'à obtenir une hauteur d'environ 50 cm à 1m. A ce moment-là, le chien a près d'un an et il connaît l'ordre qui déclenche le saut. En le laissant en laisse, le maître lui fait faire ensuite l'aller et le retour, sans l'accompagner.

LES MUSCLES EN JOIE!
Utiliser ses muscles, est quelque chose de très agréable. Pavlov a parlé de "joie musculaire". Harvey a évoqué "la musique silencieuse du corps". En faisant des exercices, le chien reçoit un message de bien-être, il exprime son énergie, il partage avec son maître un plaisir qui est plus que fonctionnel.

UNE VISITE DE CONTRÔLE
Attention, avant de pratiquer un sport assez violent comme le saut, une visite chez le vétérinaire s'impose afin de dépister; les troubles articulaires (dysplasie), des affections organiques, un déséquilibre  hydro-électrolytique ou une inadaptation cardiaque.

Le conditionnement étant en place, on peut commencer à varier les obstacles, dans le jardin, la maison ou au cours de la promenade.

Pour que le saut devienne tout à fait naturel, on peut utiliser des moyens dont on dispose facilement. Par exemple, si le chien vit en appartement on va placer plusieurs obstacles: un balai entre deux chaises, une caisse en carton, un cerceau placé entre deux fauteuils. Il suffit alors de le faire tenir à un bout de couloir et de l'appeler; on peut même renforcer la motivation en présentant une récompense ou une balle. Il est possible d'utiliser ce procédé dans le jardin entre deux clôtures; l'essentiel est de ne pas lui permettre de fauter en évitant l'obstacle ou en passant dessous. Pour transposer le conditionnement saut à n'importe quel obstacle, on peut se servir d'une couverture. A l'apprentissage en laisse, dès qu'il a bien compris, on place une couverture sur la haie de planches, sur un banc public ou tout autre obstacle.
Pour les chiens qui commencent assez tard l'éducation au saut ou qui ont une mauvaise expérience (blessure, douleur), on va se servir d'un moteur pour le motiver, en jetant une balle par-dessus l'obstacle ou en le faisant suivre un autre chien qui sert d'exemple.
Pour l'apprentissage du saut en série, de type agility, il faut d'abord lui apprendre le franchissement, puis conditionner à chaque obstacle, faire exécuter les sauts en ligne, pour finir par varier les emplacements. Pour les chiens qui aiment sauter, on peut éventuellement exercer leur talents physiques grâce au Frisbee (on jette un disque que le chien doit attraper au vol) ou au Fly-.ball (le chien franchit les obstacles, pose la patte sur un mécanisme qui lance une balle, il doit l'attraper et la ramener à son maître en sautant à nouveau).
Peu importe, en fait, que votre chien ne devienne pas un super-champion, l'essentiel est que cela permette d'améliorer vos bonnes relations, votre complicité, et que tous les deux, vous vous amusiez ensemble.


Principes d'équitation applicables en Méthode Naturelle aux chiens

M. de Pignatel disoit qu'il falloit estre avare de coups et prodigue en caresses"
Antoine de Pluvinel (1626)

" Le Cavalcadour doit-il user d'une grande douceur et patience...afin de conserver, tant qu'il sera possible, le courage et l'allégresse du jeune cheval"
Salomon de la Broue (1610)

" Ce n'est pas en étreignant le cheval qu'on le domine le mieux; c'est par des actions douces et opportunes qu'on l'amène à l'obéissance"
Commandant Rousselet (1905)

" Les chevaux ne nous peuvent obéir ni entendre que par la diligence des caresses ou de la langue ou de la main leur donnant quelques friandises"
A. de Pluvinel (1626)

" Il faut diminuer toutes les aydes, en sorte que les regardans puissent dire véritablement que le cheval est si gentil et si bien dressé qu'il manie tout seul"
A. de Pluvinel

" Il faut les bien connaître pour parvenir à leur faire faire ce que l'on veut, leur tempérament, leurs humeurs"
Gaspar de Saunier ( 1720)

" Il ne faut pas prendre toutes les fautes qu'un cheval fait pour du vice, puisque la plupart du temps, elles viennent de l'homme..."
La Guérinière (1731)

" Les mors ne servent pas à donner l'entendement aux chevaux lequel ils ont naturellement et c'est là leur raison. Ce n'est pas un morceau de fer qui donne la connaissance des chevaux..." (on pourrait dire de même des amateurs de colliers étrangleurs, à pointes, électriques!)
Newcastle (1749)

" Toutes les fois qu'on saura l'amener à faire ce qu'il fait de lui-même lorsqu'il veut paraître beau, on trouvera un cheval qui, travaillant avec plaisir, aura l'air vif, noble et brillant"
Xenophon

Les maladies neurologiques, l'épilepsie chez le chien

LES MALADIES NEUROLOGIQUES DU CHIEN


Les problèmes neurologiques peuvent être liés à une anomalie du cerveau, du cervelet, de la moelle épinière, des nerfs périphériques…


Une activité cérébrale anormale peut donner :


  •         Une marche anormale
  •         Tendance à tomber
  •         Mouvements de manège
  •         Immobilisation


Une maladie cérébrale peut donner :


  •         Perte de conscience totale ou partielle
  •         Comportement très perturbé : agressivité
  •         Sens perturbés : vision, audition, tactile
  •         Strabisme (yeux qui louchent)
  •         Tête qui penche


Lorsque cela touche la moelle épinière :


  •         Paralysie totale ou partielle
  •         Perte de sensibilité dans les pattes
  •         Miction et défécation anormales


Si les nerfs périphériques sont touchés :


  •         Paralysie d'une patte
  •         Incontinence
  •         Ne peut plier le membre touché
  •         Perte de sensibilité


Une maladie courante : l'épilepsie


Il y en a de plusieurs sortes : focale ou partielle, simple, complexe, généralisée (tout le cerveau et tout le corps)


Les causes :
  •         congénitales
  •         intracrâniennes : hydrocéphalie, tumeurs, inflammations
  •         extra neurales : désordres hépatiques et rénaux,  hypoglycémie, insuffisances cardiaques, empoisonnements
  •         idiopathiques : sans cause organique
  •         Le stress peut être un déclencheur. J'ai pu constater lors d'un pistage utilitaire, au moment où le maître a soulevé son berger belge Groenendael, pour le passer par-dessus une clôture, il l'a blessé. Celui-ci s'est retourné et l'a mordu. Immédiatement il est tombé au sol et a fait une crise d'épilepsie. La cause est émotionnelle dans le sens où un conflit brutal est apparu, entre l'inhibition naturelle qui veut qu'on ne touche pas au dominant et l'obligation instinctive pour la survie de mordre la chose la plus proche en cas de douleur (morsure réorientée)


A quel âge ?
Entre 2 mois et 12 ans, la première crise survient souvent entre 1 et 3 ans


Quelle race plus particulièrement ?


Caniche Nain, Schnauzer Nain, Cocker spaniel, Golden retriever, Labrador, Tervueren, Setter Irlandais, Fox terrier, Bouvier Bernois, St Bernard…




Le cerveau fonctionnant à l'électricité, on peut imaginer qu'il s'agit d'un court-circuit.


S'il est localisé à une partie du cerveau, on parle d'épilepsie partielle (10 à 20 %) :


Les signes possibles :
  •         Absence
  •         Chasser des mouches imaginaires
  •         Salivation
  •         Inquiétude


Les épilepsies généralisées (80 à 90 %) :


Elles comportent plusieurs phases


Première phase :
  •         Insécurité qui dure de quelques secondes à plusieurs heures
  •         Inquiétude
  •         Déambulation au hasard


Seconde phase :
  •         Chute sur le côté
  •         Tremblements
  •         Flexion des pattes
  •         Salivation
  •         Relâchement des sphincters (urine, défécation)
  •         Crispation des mâchoires
  •         Respiration difficile


Troisième phase :
  •         Récupération
  •         Désorientation
  •         Soif ou faim
  •         Marche difficile


Traitement :


C'est surtout le phénobarbital qui a peu d'effets secondaires


Un tiers des sujets traités n'ont plus de crise
Un tiers vont avoir une diminution de la fréquence et de l'intensité des crises
Un tiers n'ont aucune amélioration

LA CYNOPHILIE EN BELGIQUE

Le programme roi est le 4B :


Appelé "programme pour chiens de compagnie" à sa création il fut reconnu par la Société Royale St. Hubert en 1957. Il fallu attendre 1972 pour que la première épreuve officielle pour l'obtention du Brevet ait lieu.

C'est le club "Kynologische Vereniging BRABO" qui lança l'application d'un programme dans son école de chiens d'obéissance.

En 1977, neuf concours seulement était organisés, en 1981 une trentaine, à l'heure actuelle c'est le programme qui remporte le plus de succès, même devant l'agility qui fait figure de parent pauvre malgré son démarrage officiel en 1987.  Les épreuves 4 B voient concourir à chaque fois plus de 100 chiens. On peut donner à titre d'exemple le nombre de concours pour 1996 = 318 concours d'obéissance 4 B pour 94 Ring et seulement 56 Agility. Au début, il donnait droit qu'à un Brevet de chien obéissant, actuellement après le Brevet il existe des concours avec une classe I et une classe II. Le but de ce programme c'est l'adaptation du chien à la vie en société et en mettra en évidence ses qualités d'obéissance dans toutes les circonstances ainsi que sa sociabilité aux humains et aux autres chiens. Toutes les races peuvent participer au Brevet et aux concours mais le nombre de chiens est limité à 120 par jour, ce qui implique que les maîtres doivent s'inscrire à l'avance pour pouvoir concourir vu l'engouement pour ce programme.

Epreuves du Brevet et Concours

I:

  • Suite en laisse
  • Suite sans laisse

  • Refus d'appâts  (lancés, déposés au sol, situés en hauteur) en l'absence du maître ou non. Couché en l'absence du maître durant 2 minutes

  • Rappel interrompu: Le maître place son chien à un endroit indiqué puis va se mettre à une certaine distance.Il donne l'ordre de rappel et pendant le retour arrête son chien en position couché.Au second rappel le chien doit venir s'asseoir devant lui.

  • Positions: Avec ou sans laisse (selon le juge)

Le maître donne ses ordres à distance

  • Présentation du chien Comme en exposition il montrera les lèvres et les dents du chien et un membre du jury viendra caresser le dos du chien.

  • Rapport d'objet lancé

  • Allure générale Pour comportement incorrect du maître ou du chien. Si le conducteur se permet des écarts de langage. Si le chien est mal entretenu. etc. Toute forme de brutalité sur le chien est sanctionnée d'exclusion avec indication sur le carnet de travail et rapport du juge.

Programme II

1)- Suite sans laisse - Pendant celle-ci, le juge peut demander différentes positions du chien pendant que le maître poursuit son chemin, de même qu'il demandera de rappeler ou de rejoindre le chien. Il peut y avoir changement d'allure, de direction, etc.

2)- Tenue de place en position couchée, assise ou debout - Le maître se place hors de vue du chien. Le juge peut décider des manœuvres de distraction.

3)- Rapport d'objet - Le maître a le choix entre 5 objets différents.

4)- Renvoi à l'endroit indiqué - Le chien est mis couché. Le maître se place face à lui et le  rappelle devant puis au pied. Sur l'ordre du juge il commande à  son chien de retourner se coucher à l'endroit où il était précédemment.

5) - Positions à distance

6) - Rapport de l'objet perdu

  • Le chien fait une marche au pied selon un parcours prévu, pendant le trajet le maître laisse tomber un objet. Sur ordre du  juge il envoi son chien le rapporter.

7) - Un exercice du programme I

8) - Allure générale

Un accès à tous les chiens

Il faut faire remarquer que ce programme ouvert à toutes les races est également accessible aux chiens sans pedigree officiel de L'union Royale Saint-Hubert ( équivalent de la S.C.C. en Belgique). Les chiens sans papiers peuvent obtenir, non pas le Brevet officiel mais un Brevet du club organisateur. En ce qui concerne les épreuves, organisées uniquement à l'intention des chiens brevetés, le jour du concours les chiens doivent être âgés d'au moins neuf mois. Les conducteurs de chiens sans pedigree sont donc munis d'un carnet de travail barré et s'engagent à l'avenir à acquérir un chien possédant un pedigree reconnu par la FCI.

Des juges ayant de l'imagination

Les juges ont pour consigne d'imaginer des exercices qui correspondent à des situations similaires de la vie quotidienne. Ils peuvent faire pratiquer les exercices en "terrain ouvert", c'est-à-dire, hors de l'enceinte d'un club; sur un chemin de promenade, une rue de village, un parking. Si le terrain du Club est utilisé, aux moins deux exercices doivent être effectués dans un environnement naturel en dehors de l'espace clôturé.

LA CYNOPHILIE EN BELGIQUE               
La Société Royale Cynologique St.-Hubert fut fondée en 1882, elle participa avec la France à la création de la Fédération Cynologique Internationale en 1911 (la FCI regroupe les sociétés nationales de 69 pays actuellement).

La Société Royale St. Hubert délivre quelques 25'000 pedigrees par an et compte 370 Clubs affiliés avec 63'000 membres. C'est un pays très cynophile malgré un cheptel canin de seulement 1'500'000 chiens, tant au niveau des expositions canines que des concours d'utilisation.

Les programmes de travail pratiqués en Belgique

Section 1-B

Utilisation de chiens de garde et de défense (c'est le Ring Belge, le plus ancien programme de travail).

Section 1-C

Chiens de pisteurs et d'utilité (Programme R.C.I. International)

Section 1-D

Utilisation de chiens de garde et de défense (Mondioring)

Section 4-B

Programme d'obéissance pour tous les chiens + Agility.

Les Races Belges

  • Les Bergers Belges (Malinois-Tervueren-Gronendael-Lakenois)

  • Le Schipperke

  • Le Bouvier des Flandres

  • Le Bouvier des Ardennes

  • Le chien de St. Hubert

  • Le Griffon Bruxellois

  • Le Griffon Belge

  • Le petit Griffon Brabançon

  • L'Epagneul papillon

  • L'Epagneul Phalène

  • Le Bichon frisé


Éduquer ou dresser un chien?

On a longtemps utilisé le terme dresser, dans les clubs de "dressage", aujourd'hui on parle d'éduquer et de clubs "d'éducation"!

Dresser vient du latin directiare,de directus (droit), du verbe dirigere (mettre en ligne droite).
Dresser a donné : dressage, adresser, adresse, maladresse, redresser, redressement, etc.
Le langage étant quelque chose de vivant, il évolue, et de nos jours, ceux qui "dressent" sont perçus par le grand public comme des brutes (souvenez-vous des maisons de "redressement").
On pourrait considérer également que tout ce que l'on peut apprendre au chien, qu'il pourrait faire naturellement : revenir, assis, couché, rapport d'objet,etc. s'appelle de l'éducation.
Et, que tout ce qu'il fait en réponse aux signaux, qui n'est pas naturel, c'est du dressage. Par exemple un chien policier va attaquer à l'ordre une personne qui n'adresse aucun signaux de menace, c'est du dressage (la justification professionnelle, évidemment c'est que l'individu peut avoir dans la main une arme!).

Il vaut mieux employer le verbe "éduquer" qui vient du latin educare qui signifiait "nourrir" ou "élever", avant d'avoir le sens actuel de "faire acquérir des apprentissages en complicité et en douceur (comme la M. Naturelle!).

L'effet Pygmalion en Méthode Naturelle

Si, dans la mythologie, PYGMALION tomba amoureux de son oeuvre, la statue Galatée, et l'épousa, en Ethologie c'est l'appellation qu'attribuèrent Jacobson et Rosenthal au comportement inconscient de l'éducateur; son jugement « à priori» du travail de son élève, ce sont aussi ses propres carences qu'il transpose, la sous-estimation des capacités réelles de son chien.
Le maître qui emploie des méthodes abrutissantes, sans stimulations bénéfiques pour le chien (bien au contraire), considérant les exercices comme une série de gestes stéréotypés, toujours les mêmes gestes pour n'importe quel chien, travaille en pensant à autre chose, sans participation affective, sans investir sa conscience et sa volonté.
C'est le problème du maître qui, trop émotif, va subir un blocage psychologique en rentrant sur le terrain à l'occasion d'un concours important ( cela n'arrive pas qu'aux autres). En quelques secondes de travail, le chien va sentir la rupture inhabituelle de la part du conducteur et son comportement va se mettre à subir des écarts (fausses positions, exécutions à retardement...), alors qu'à l'entraînement son coefficient de réponses justes aux ordres était situé à presque cent pour cent, proche de la perfection.
Mais c'est en pistage que l'on observera les réactions les plus caractéristiques, si le maître ne croit pas dans les possibilités de son chien, ou bien s'il a essayé de pratiquer le pistage comme l'obéissance ou le mordant (ce n'est pas le cas de tout le monde, heureusement) en désirant une soumission absolue, une dépersonnalisation de longue haleine commencée dès l'étape chiot, oubliant que l'olfaction est l'affaire du chien et seulement de lui (un tel animal à qui on laisse soudain l'exercice de son initiative sera terrorisé à l'idée de s'engager quelque part sans être dirigé par le maître).
Dans le cas du maître surdominant, il faut reconnaître que les résultats sont très bons et même excellents, en obéissance comme en défense, même si ce n'est pas très beau à regarder, car ce sont souvent des conducteurs indifférents au contexte du public et qui pratiquent un entraînement agressif emportant le chien dans une mécanisation où rien n'est laissé au hasard afin de gagner des points, en trichant s'il le faut.
Travailler avec plaisir en communion avec son maître ne dispense pas le chien de le faire intelligemment et la méthode récompensante est la meilleure puisqu'elle utilise le chien en son entier (aussi bien le cerveau que les pattes), mobilisant ses qualités musculaires, son courage, sa volonté, sa combativité, mais également son attention, sa mémoire, sa compréhension, son pouvoir de combinaison, son ingéniosité, son esprit d'observation; en un mot, toute son énergie. Il doit comprendre la signification du message transmis, en éliminant sans hésitation les messages incorrects, ne correspondant pas au signal transmis et cela avec certitude, confiant qu'il est dans son maître.
Pour terminer, nous citerons Buffon qui résume assez bien cette influence de l'homme sur son chien:
« De tous les animaux, le chien est celui dont le naturel est le plus susceptible d'impression et se modifie le plus aisément pour les causes morales...»

L'empathie en Méthode Naturelle

C'est la faculté de s'identifier à l'autre, de ressentir ce qu'il ressent. C'est la connaissance intuitive de ce qu'éprouve l'autre.
En situation de coopération, dans le binôme chien-maître, cela va dans les deux sens. Le maître envers son chien, pour mettre en place les apprentissages, le chien vis-à-vis de son maître, pour être à l'écoute et focaliser son attention (en compétition les appréhensions, le trac du maître rejaillissent, sur les comportements de son chien).
« La faculté de s'associer aux sentiments humains semble varier, chez les animaux, en fonction de la capacité représentative: le chien plus que tout autre animal domestique, sympathise avec l'homme»

D.STEWART, Philosophie de l'esprit humain.

Les facteurs psychiques qui mobilisent le chien seront l'intérêt ( recherche de l'agréable), l'attention spontanée et volontaire, le goût de l'effort, l'intelligence, le besoin d'affirmation de soi, de réalisation de soi (place hiérarchique). L'influence du maître est importante, il doit savoir contrôler ses émotions et interargir à tous les nivaux affectifs de son chien, par exemple en pratiquant la progression dans les activités qui encouragent à utiliser d'autres fonctions que celles qui sont purement sensorielles et motrices. Dans cette optique, le canal de la communication non verbale sera largement utilisé, en sollicitant toutes les fonctions sensori-motrices pour établir une communication.
L'émotion est contagieuse, avec des incidences mutuelles réciproques. L'individu observé ne se conduit jamais de façon naturelle, alors raison de plus, s'il existe des affinités avec l'observateur.
Dans l'apprentissage, le maître doit montrer de l'approbation et du plaisir à chaque fois que son chien franchit une étape positive dans l'affirmation de soi ou la réussite d'un exercice (signaux de plaisir verbaux ou non verbaux). Le but est de le convaincre qu'il est capable de franchir des difficultés. Chaque expérience qui se termine de façon  satisfaisante est renforçante.

Video de Chuck

Lorsque nous vendons un chiot berger Australien à notre élevage de La Villa Loubet, à 2 mois, nous garantissons que celui-ci a les bases de l'éducation par la Méthode Naturelle comme le démontre Chuck dans ces vidéos: Rappel, Positions: assis, couché, debout, rampé, Rapport d'objet en bois, métal, plastique, Marche au pied sans laisse, saut symbolique sur des hauteurs de quelques centimètres, passage sur des structures qui bougent, ajourées, pour la résistance au stress, Regard sur le maître en éducation pour un bon "contact", etc.
Il est possible, selon les désirs des maîtres, de préparer le chiot à des spécialités comme le Cavage (truffes), le Pistage, l'Agility, l'Obéissance,etc.
Le problème, c'est que nous ne pouvons suivre ces chiots lorsqu'ils sont chez leurs maîtres, certains ne vont pas entretenir ces acquis qui sont exceptionnels (si l'on compare avec les autres élevages de n'importe qu'elle race!) et ils vont se perdre, d'autres vont en faire un peu trop  et j'incite le maître de Chuck à plus de modération sinon il sera au Championnat du monde d'obéissance à l'àge de 15 mois!
Les séances d'exercice ne doivent pas durer plus de 2 minutes, 2 à 3 fois par jour, même pour les rappels sinon en va voir s'installer une lassitude, un désintéressement, donc des éxécutions au ralenti comme dans les méthodes classiques!
Il ne faut pas croire en voyant les vidéos que cela est filmé en continu, en réalité il s'agit de petites séquences de qelques secondes faites sur plusieurs jours.  Il s'agit d'un chiot et non d'un chien de 12 mois et plus ...

Félicitations à Manu pour ce qu'il fait avec le petit Chuck ,  mais comme disait le Maréchal Lyautey "Nous sommes pressés, allons doucement!"


vendredi 16 juillet 2010 - Copyright : l'école du chiot.© La Méthode Naturelle© et sans contraintes. Tous droits réservés à l'auteur Joseph ORTEGA.Cliquez ici pour vous abonner à ce flux RSSContactez l'auteur à villaloubet@aol.com